Palais des ducs de Bourgogne

Des murailles fortes, un palais imposant et tortueux, des clochers et beffrois innombrables... De très loin le voyageur devine que la Cité de Dijon est le siège d'un puissant et riche duché.
 
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 Bibliothèque des Hospices

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Antoineleroy
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MessageSujet: Bibliothèque des Hospices   Mer 27 Sep - 9:48

Je vins m'installer dans la bibliothèque puis je me mis à lire un livre sur les plantes médicinales


PLANTES NUTRITIVES ET TONIQUES


Les plantes dont il est question ici peuvent être consommées tous les jours.
On les prend surtout en infusion, à raison de une à trois tasses par jour.


Avoine (Avena sativa)

Elle convient aux personnes tendues et favorise le sommeil. L’avoine sert aussi pendant la grossesse, en cas de carence alimentaire ou de sevrage.

Infusion des feuilles


Ortie (Urtica dioica)

L'ortie tonifie les reins. Elle aide les personnes qui ont des maladies de peau, allergies, arthrite, ...
L’ortie est une bonne alliée pour les femmes enceintes ou qui allaitent.

Infusion des feuilles


Molène (Verbascum thapsus)

La molène tonifie les muqueuses et aère les poumons. Elle est efficace contre l’enrouement, la toux, la bronchite et l’asthme.

Infusion des feuilles

Attention: Les poils qu’elles laissent au fond de la tasse peuvent irriter la gorge !


Trèfle rouge (Trifolium pratense)

Le trèfle rouge est un tonique nerveux qui convient bien aux personnes souffrant de troubles d’accumulation toxique.

Infusion des fleurs

Attention : Ne pas donner à quelqu'un qui saigne!


Framboisier (Rubus idaeus)

Les feuilles de framboisier tonifient l’utérus et soutiennentt les femmes qui ont des problèmes au niveau du système reproducteur.
Elle est aussi d’une grande aide pour les femmes enceintes ou qui allaitent.
Elle apaise les maux de gorge et les petites diarrhées.

Infusion des feuilles

Astragale (Astragalus membranaceus)

Elle favorise un sommeil réparateur et le fonctionnement optimal du système immunitaire. Elle convient en particulier aux gens qui ont tendance à toujours être malades.

Infusion et décoction de la racine

Attention: Éviter en état grippal ou fiévreux.


Camomille allemande (Matricaria recutita)

La camomille est utile contre des indigestions, des ulcères, des maladies inflammatoires des intestins, du stress, de l’insomnie et des problèmes menstruels.
Elle convient aux enfants qui percent leurs dents ainsi qu’aux personnes qui font de la fièvre.

Infusion des fleurs


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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Mer 27 Sep - 9:48

PLANTES POUR LES NERFS



Mélisse (Melissa officinalis)

Elle détend, favorise le sommeil et la digestion et apaise la fièvre. Son action antivirale est intéressante en cas de grippe ou d’herpès.

Infusion des feuilles


Scutellaire (Scutellaria lateriflora)

La scutellaire atténue la douleur et calme les spasmes. Elle excelle dans les cas où le stress provoque des troubles de la concentration ou de la mémoire, de l’insomnie ou de l’hypertension.

Infusiondes fleurs


Bétoine (Stachys betonica)

Elle calme les tensions partout dans le corps et les maux de tête, elle dynamise les fonctions digestives. La bétoine apaise les fortes douleurs.

Infusion des feuilles ou des fleurs


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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Mer 27 Sep - 9:49

PLANTES POUR LA DIGESTION



Gingembre (Zingiber officinalis)

Utile pour mieux digérer, contre les ballonnements, les gazs, les nausées, la grippe et les varices.

Décoction ou infusion de son rhyzome


Pissenlit (Taraxacum officinalis)


-Très utile pour la digestion, le foie, le pancréas, en cas d'indigestion, de constipation

Infusion et décotion de sa racine

-Utile contre la rétention d'eau et les problèmes de peau.

Infusion de ses feuilles


Lin (Linum usitatissimum)

Laxatif doux.

Infusion des graines : Faites tremper 1 cuillère à soupe de graines fraîchement moulues dans l’eau pendant une demi-heure et buvez le tout une ou deux fois par jour.


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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Mer 27 Sep - 9:49

PLANTES POUR LES ENFANTS



Fenouil (Foeniculum vulgare)

Utile contre la digestion, les crampes intestinales, les ballonements , les gaz, la colique et la putréfaction des aliments dans le ventre.
Favorise la production de lait chez la maman

Infusion des graines


Sureau (Sambucus nigra)

Utile contre la grippe, la fièvre, varicelle, rougeole, rubéole, et elle tonifie les muqueuses

Infusion des fleurs


Cataire (Nepeta cataria)

Apaise pour les sommeils. Sert en cas de forte fièvre.

Infusion des fleurs


Arnica (Arnica montana)

Favorise la guérison des enflures, émathomes. Après un coup, l'Arnica est très utile!

Décoction des fleurs et des teintures


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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Mer 27 Sep - 9:50

PLANTES ANTISEPTIQUES


En cas d’infection, n’oubliez pas que le repos constitue au moins la moitié du remède.


Ail (Allium sativum)

Utile contre les infections respiratoires, digestives.

Décoction du bulbe
En accompagnement des repas


Thym (Thymus vulgaris)

Utile contre els ballonnements, les problèmes respiratoires ou digestifs. On l'utilise pour nettoyer les plaies

Infusion de la plante


Usnée (Usnea esp.)

Ce lichen est utile contre les infections pulmonaires.

Décoction de la plante


Calendula (Calendula officinalis)

Contre la grippe, la fièvre, les inflammation bucales et tout le système digestif.
Par voie externe, peut désinfester les blessures

Infusion des fleurs


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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Mer 27 Sep - 9:50

PLANTES POUR UN USAGE EXTERNE


Toujours appliquer ces plantes sur des plaies propres!

Plantain (Plantago major)

Cicatrisant le plus polyvalent, il soulage les douleures, les démangeaisons et referme les tissus.
Utile contre les réactions des piqures d’insectes.
Par voie interne, utile contre le rhume, le rhume des foins, la toux, l' asthme, la sinusite, la diarrhée. Puis, il élimine les poisons du corps.

Infusions de ses feuilles


Millepertuis (Hypericum perforatum)

C’est une plante de premiers soins. Il apaise les brulures, les muscles courbaturés, les fourmillements, les engourdissements et les douleures

Infusion des fleurs


Chou (Brassica oleracea)

Utile contre les plaies, les brulures et les inflammations

Utilisation : Il suffit de prendre une ou plusieurs feuilles fraîches, d’enlever la veine majeure et de l’écraser jusqu’à ce que la feuille soit humide. Appliquez directement sur la partie à traiter, recouvrez d’un linge et changez toutes les deux heures.


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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Mer 27 Sep - 18:00

La médecine au Moyen-Age



Constantinople, la " nouvelle Rome " inaugurée en 330 va être le théâtre de nombreux progrès réalisés en médecine dans la première partie du Moyen-Age.
Oribase (325 - 403) élabore une monumentale encyclopédie médicale et plusieurs ouvrages sur la pharmacopée.
Alexandre de Tralles écrit Douze livres de médecine où il décrit toutes les maladies, les traumatismes de la tête et les fièvres (notamment l'amibiase).
Paul d'Egine (mort en 690) individualise dans son Abrégé de médecine les affections chirurgicales des parties molles et celles des os. Il décrit en outre les pratiques de la trachéotomie, du drainage de l'hydropisie du ventre ou de l'hydrocèle vaginale.

Des hôpitaux sont ouverts à Edesse en Syrie et à Césarée de Cappadoce au quatrième siècle, puis bientôt dans toutes les villes de l'empire Byzantin. Ces établissements, financés par la charité chrétienne, accueillent les lépreux et autres malades, mais aussi les nouveaux-nés.
Par la suite, les médecins les plus importants appartiendront à l'école de la " médecine arabe ". Ils commencent par traduire les livres des médecins Grecs ou Byzantins.

Puis, survient, à la fin du neuvième siècle, Abu Bakr Muhammand Ibn Zakaria ar Rasi, dit Rhazès. Ce dernier décrit de nombreuses pathologies comme la goutte, les calculs rénaux et vésicaux, la variole ou la rougeole. Ses élèves tireront de ses enseignements une encyclopédie médicale, le Continens.

Abou Ali Ibn Abdillah Ibn Sina, connu en Occident sous le nom d'Avicenne, naît en 980. Pluridisciplinaire, il léguera essentiellement à la médecine son Canon (Qanun fit' tibb'), qui est une revue de toutes les maladies humaines. On peut y trouver l'amour classé parmi les maladies cérébrales au même titre que l'amnésie ou la mélancolie...
Ce Canon restera pendant de nombreux siècles comme le fondement de la médecine pour les praticiens. Pourtant, ses écrits apparaissent beaucoup plus philosophiques que cliniques.

Le début du deuxième millénaire est marqué dans l'Orient arabe par l'établissement de l'enseignement de la médecine dans les hôpitaux. Les élèves examinent les malades puis les confient à des assistants plus expérimentés, avant que le maître ne confirme le diagnostic et ne prescrive la thérapeutique.
A la même période, d'autres médecins arabes se distinguent en Espagne : Le Cordouan
AbulCassis (936 - 1013, il s'impose comme le meilleur chirurgien de l'époque après avoir affirmé qu'il n'existe pas de frontière entre la médecine et la chirurgie)
Averroes (1126 - 1198, il écrit sur diverses pathologies et sur le rôle de la rétine).

En Europe, au onzième siècle, se crée l'école de Salerne où est enseignée la médecine par des médecins laïcs. Pendant plusieurs siècles, des élèves venus de toute l'Europe étudieront en latin, en grec, en italien et en arabe (Constantin l'Africain, Warbod Gariopontus, Jean Platearius, Roger de Parme). Une femme, Trotula, auteur d'un traité de gynécologie et d'obstétrique, aurait été la première à enseigner la médecine en cette école. Un ouvrage écrit à Salerne traversera les siècles : le Regimen Sanitatis (Régime de Santé), traité d'hygiène.

La suite du Moyen-Age est essentiellement marquée par la création des Universités, en Italie tout d'abord (Bologne en 1188, Naples en 1224, Padoue en 1228, Rome en 1245), puis en Espagne (Valence en 1209, Salamanque en 1230), en Angleterre (Oxford en 1214, Cambridge en 1229) et en France (Paris en 1215, Montpellier en 1220, Toulouse en 1229).
L'enseignement distillé par ces Universités est très dépendant de l'Eglise. L'étudiant en Médecine passe cinq à six ans sur les bancs de l'Université, devenant tour à tour bachelier, licencié puis enfin maître ou docteur. Suivre cet enseignement nécessite une certaine richesse, entre le prix à payer pour l'inscription et les divers cadeaux à offrir au personnel de l'école.

L'Eglise régit également les hôpitaux en cette fin du Moyen-Age. Ces hôpitaux accueillent surtout les malades et les infirmes. D'autres lieux (des maladreries ou léproseries) permettent de soigner les malades de la lèpre.

Peu de médecins se mettent en évidence en cette fin du Moyen-Age. Les progrès les plus importants sont réalisés par les chirurgiens-barbiers qui commencent à pratiquer quelques dissections de cadavres humains. Deux chirurgiens sont à distinguer particulièrement. Le premier, Henri de Mondeville (1260? - 1320?), chirurgien à la cour de Philippe IV puis de Louis X, écrit une Chirurgie très complète où il préconise notamment la suture immédiate des plaies.
Le second, Guy de Chauliac, exerce en Avignon auprès de différents papes et écrira la Chirurgia Magna, traité qui guidera les chirurgiens durant de nombreux siècles et où il conseille de laisser suppurer une plaie avant de la suturer.


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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Mer 27 Sep - 18:02

Les premiers hospitaux



On peut dire que ce sont les moines cisterciens du Moyen Âge qui, en assèchant les marais, ont libéré l'Europe de la malaria et en même temps, fondé la médecine écologique.

«La guérison par les plantes est un aspect important de la médecine populaire. La connaissance des vertus des simples a toujours fait partie des cultures traditionnelles. Et les femmes étaient le plus souvent les détentrices des secrets des plantes.»

C'est au Moyen Âge qu'ont été fondés les premiers hôpitaux et les premières facultés de médecine. C'est au Moyen Âge également qu'on redécouvrit les grandes sources antiques, si importantes pour l'avenir. Ces sources furent retrouvées par l'intermédiaire des Arabes, plus particulièrement de deux philosophes qui étaient aussi versés en médecine, Avicenne et Averroès.

Mais c'est au Moyen Âge écologique que nous nous attarderons. Ce Moyen Âge écologique se confond avec celui des monastères. L'oeuvre colonisatrice et civilisatrice des moines, des cisterciens en particulier, est bien connue. Il suffit de quelques jours de voyage dans l'un ou l'autre des pays d'Europe pour sentir l'empreinte qu'y ont laissée les monastères. Beaucoup de gens ignorent cependant que cette oeuvre civilisatrice a été l'une des entreprises sanitaires les plus audacieuses et les plus réussies de l'histoire de l'Occident, non seulement parce qu'elle a apporté richesse et nourriture aux populations, mais encore parce qu'elle a éliminé bien des causes de maladies.

Les cistersiens, ces bénédictins réformés par Bernard de Clairvaux, se sont donné pour mission au XIIe siècle d'installer leurs monastères dans des vallées boisées et dans des régions marécageuses infestées de malaria. La renommée qu'ils acquirent en France dans la lutte contre cette maladie par la destruction des marécages fut telle qu'ils reçurent mission d'assécher la campagne romaine. On les invita ensuite à s'établir dans toutes les régions d'Europe.

La leçon qu'ils ont donnée à l'humanité va bien au-delà de ces succès mesurables, bien que ces derniers soient impressionnants, même selon les critères actuels. Ce sont les mobiles de ces moines qui doivent retenir notre attention. Quand ils contemplaient le site inclément destiné à accueillir un de leurs monastères, les Cisterciens avaient d'abord à l'esprit la beauté des lieux, une beauté qu'ils s'efforceraient ensuite d'adoucir par leurs travaux.


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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Jeu 28 Sep - 9:49

La peste noire



Le rat noir plus précisément, le mus rattus et la puce appelée xenopsylla cheophis, laquelle transmet aux humains le bacille de Yersin, cause de la peste.

Son origine se perd dans la nuit des temps... et des contreforts de l'Himalaya d'où elle semble avoir originé. La maladie s'est ensuite répandue au rythme des moyens de transport. Le cheval lui aurait fait faire un premier bond vers l'Afghanistan et la navigation vers le reste du monde. Elle sévissait dans le bassin méditerranéen entre les Vle et Vlle siècle. Elle semble avoir disparu au IXe siècle.

Elle se manifeste ensuite de façon continue de 1346 à 1720 à Constantinople, à Gênes, et dans toute l'Europe, du Portugal et de l'Irlande à Moscou. En Angleterre, de 1348 à 1377 la mortalité atteint 40% des habitants.

Elle est caractérisée par des poussées virulentes; on a identifié en France entre 1347 et 1536, 24 poussées principales, soit à peu près une tous les huit ans. En dehors de ces paroxysmes, la peste persistait à l'état semi-endémique, apparaissant capricieusement dans une rue, ou un quartier.

De 1536 à 1670, par contre, les poussées tombent à 12, à environ tous les onze ans. La maladie semble ensuite disparaître puis refait surface violemment en Provence en 1720. Quelques lieux et quelques dates: Londres 1603, 1625, 1665; Milan et Venise: 1576, 1630; Espagne: 1596, 1648-1677. Ce sont quelques points de repère. En fait, les épidémies s'étendirent à une grande partie de l'Europe. La peste ne disparut complètement qu'en 1721.

C'est l'année 1347 qui doit retenir ici notre attention. Un soir d'octobre, douze galères en provenance du port de Kaffa, en Crimée, se présentèrent dans le port de Messine, en Sicile. Ces galères étaient remplies de pestiférés. On les refoula, mais il était trop tard. D'autres équipages atteints du même mal avaient déjà laissé les traces de leur passage dans divers ports d'Italie. L'efficacité du bacille était fulgurante. À Messine, les premières victimes moururent quelques heures à peine après le passage des galères.

Si l'Europe avait été épargnée pendant des siècles, c'est parce que le mus rattus n'y existait pas. Ce rat étant revenu vers la fin du XlIe siècle, en tant que passager d'un autre bateau, le bacille de Yergin allait, à partir de 1347, disposer du vecteur dont il avait besoin pour conquérir toute l'Europe. En 1356, la peste s'éteignit à Kaffa, ayant accompli un cycle qui, selon Froissart, décima la tierce partie du monde.

Le Moyen Âge avait connu bien d'autres fléaux, la lèpre entre autres. Le grand élan vital qui caractérise cette époque fut cependant tel que les artisans construisirent les cathédrales et que les théologiens eurent le loisir de poursuivre la réflexion sur la santé et la maladie dont les Grecs avaient jeté les bases. Il serait fascinant d'étudier les rapports à travers l'histoire entre les grandes épidémies et le rebondissement créateur qu'elles semblent avoir provoqué.
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Jeu 28 Sep - 10:12

Les aliments et la médecine



Tout aliment est aussi médicament

Les médecins du Moyen Âge portent une grande attention à la nourriture, qu'ils considèrent comme un moyen non seulement de conserver la santé mais aussi de guérir les maladies.
Selon une théorie héritée de la médecine grecque de l'Antiquité (Hippocrate, Galien) et transformée par les médecins arabes, les aliments sont en effet des composés de qualités premières : ils sont chauds ou froids et secs ou humides. Or, le corps humain est traversé de fluides ou "humeurs" qui combinent ces mêmes qualités premières : le sang est ainsi réputé chaud et humide, la colère (ou bile jaune) est chaude et sèche, tandis que les humeurs froides sont la mélancolie (ou bile noire), froide et sèche, et le flegme, froid et humide.
Les maladies internes étant dues, pour les médecins, à l'excès d'une humeur dans le corps, il suffit, pour obtenir la guérison, de l'évacuer ou de le faire disparaître par un régime approprié. Par exemple, on administrera aux malades souffrant d'une fièvre sévère des aliments particulièrement froids, telles les cucurbitacées ou les salades – qui ne sont guère conseillées en temps ordinaire.


Manger pour conserver la santé

La nourriture quotidienne que l'on recommande aux gens sains a pour objectif de maintenir intact leur tempérament (ou "complexion"), c'est-à-dire le composé d'humeurs qui les caractérise. Un individu où le sang prédomine se verra qualifié de sanguin, et ainsi de suite pour les colériques, les mélancoliques et les flegmatiques.
À un tempérament sanguin conviennent bien évidemment des aliments chauds et humides, tels le pain de froment, la volaille et le vin pur, tandis que la diète des mélancoliques devrait être constituée de fèves et de viande de porc.
Dans ce système de correspondances raffinées, il faut aussi tenir compte de la saison (les épices très vivement échauffantes sont à proscrire en été), de l'âge du patient (la chaleur vitale décline durant la vieillesse) et enfin des apprêts que l'on donne aux aliments : le gibier d'eau, naturellement humide et froid comme l'eau où il vit, sera asséché si l'on prend la peine de le faire rôtir à la broche et de l'accompagner d'épices chaudes et sèches.


Des manuels d'hygiène alimentaire

Tout le monde ne disposant pas d'un médecin à demeure pour indiquer ce qu'il faut ou non manger, des manuels ont été écrits afin de guider les choix alimentaires du public. Parmi ces "Régimes de santé", il en est qui s'appliquent à une situation particulière : grossesse, vieillesse ou encore une maladie plus ou moins grave. D'autres ont une visée plus générale. L'un des plus répandus est le Tacuinum Sanitatis, ou "Tableau de la santé", traduit au milieu du XIIIe siècle à partir d'un texte du médecin de Bagdad Ibn Butlân. Son format pratique en tableaux récapitulatifs et les somptueuses illustrations que ses manuscrits contiennent à partir des années 1370 lui assurent un grand succès. Mais c'est la littérature diététique dans son ensemble qui se développe à la fin du Moyen Âge, reflétant ainsi le très vif intérêt que porte cette époque à tout ce qui concerne la nourriture.
La crainte que représente la peste y est aussi pour beaucoup : cette "grande faucheuse" réapparaît en 1348 et revient frapper régulièrement une population affaiblie par la crise économique et les guerres. Les médecins n'ont guère à lui opposer qu'un régime interdisant les épices – dont le caractère échauffant est supposé favoriser la corruption des humeurs – et recommandant le vinaigre qu'on utilise "à toutes les sauces" : en bain de bouche, en instillation nasale, sur une éponge placée devant les narines, et bien sûr dans l'assaisonnement des plats.


La grande cuisine des malades

Dès le XIIe siècle, un médecin de la célèbre école de Salerne, Petrus Musandinus, consacre un traité à l'alimentation des malades atteints de fièvres aiguës. Il y expose de véritables recettes culinaires, dans lesquelles le souci du détail le dispute à celui de satisfaire le goût. Un plat d'amandes sucrées est ainsi comparé aux mets que les maîtres-queux confectionnent alors dans les cuisines de l'aristocratie. Sachant qu'il faut composer avec le goût des patients, Musandinus propose une variante du lait d'amandes de couleur parfaitement blanche, car "cela plaît davantage aux malades", écrit-il. Toute une section de son Opuscule sur l'alimentation des malades est même dévolue à des plats de viande, pourtant formellement interdits aux fiévreux. Enfin il admet que le patient puisse vouloir goûter la pâte d'une tourte dont seul l'intérieur est utile dans le traitement !


Manger selon son état

Les malades côtoient les indigents dans des hôpitaux qui ne sont toujours pas médicalisés. Faute de pouvoir leur assurer le régime qui correspondrait exactement à leur état, les autorités hospitalières achètent assez régulièrement des poules, du sucre, des œufs et du pain, aliments proches de la nature de l'homme et dont la douceur et la modération sont censées convenir parfaitement à des convalescents.
Le bouillon de poule est déjà l'un des classiques de cette alimentation des malades, à laquelle les livres de cuisine consacrent souvent un chapitre. Décidément, la cuisine est sœur de la médecine, même si la diététique sert bien souvent de justification aux distinctions sociales : comme par hasard, les vaches réformées dont les paysans se nourrissent faute de mieux sont conçues comme des mets grossiers naturellement destinés aux estomacs rustiques.


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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 20 Oct - 18:58

La médecine au Moyen Age interdisait la disection...les médecins connaissaient juste par coeur des livres en latin et ressortaient leur science par la suite en embobinant les malades!
Ceux qui faisaient de la chirurgie (les chirugiens) étaient des gens peu reconnus...et laissaient une sorte de dégoût sur les habitants!

Le corps de l'Homme pour la médecine est comme une balance où se retrouvent 4 choses (la bile noire, la bile jaune, le sang et ? [je ne sais plus])
Lorsque la personne n'était pas 'pure', on la purifiait en lui faisant sortir du sang des veines!
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:23

"Nul se peut se prétendre médecin s'il ne connaît les principes de base de l'Astrologie". "La santé se mérite, se gagne et se défend jour après jour par des méthodes prévues par la Nature et non par la médecine".

"La Nature est Equilibre : elle peut aussi bien guérir que tuer, elle peut nourrir ou affamer, elle peut abreuver ou être aride comme le désert. Elle sait aussi créer de superbes magnificences et en même temps déclencher des colères destructrices."

"Nous utiliserons au mieux les plantes que nous connaissons pour nous prémunir et nous soigner du rhume, de la grippe et de la dysenterie."

"Ensuite, nous étudierons les effets de la peste et du choléra en essayant de faire la distinction entre les maladies et nos peurs et superstitions."

"Enfin, nous tenterons de soigner les blessures à l'aide d'emplâtres et de cataplasmes."

« nous vous enseignerons également la façon d’ aider à la délivrance des femmes ainsi que les premiers soins à donner aux nouveaux-nés. Nous allons unir nos efforts pour tenter de diminuer le décès des mères et la mortalité infantile. Voilà un espoir qui doit nous tenir à cœur !
De façon plus générale, nous insisterons beaucoup sur les soins de propreté à apporter à chaque blessé et malade autant que faire se peut, aussi bien au sein d’un hospital qu’en terrain de guerre ! »

« Nous apprendrons également la fabrication de quelques reconstituants. Je vois des yeux pétiller !!! quelques uns d’entre-vous en aurait-il déjà usé ?

Une dernière chose, d’une extrême importance et que vous nous entendrez dire et répéter :
autant qu’il vous sera possible, il est obligatoire, avant chaque soin, de vous laver les mains soigneusement à la cendre de bois, très facile à se procurer : c’est la façon la plus simple de ne pas transporter le mal d’un malade à un autre. »

"Il est interdit de faire autre chose que ce que nous apprendrons ni d'utiliser d'autres outils que ceux que nous aurons expérimentés.
N'oubliez pas que nous représentons la Bourgogne."

-comment on utilise la cendre de bois pour le lavage des mains?
"Pour se servir de la cendre de bois, il suffit d'en recueillir dans la paume de la main, d'y ajouter un peu d'eau et de se frotter avec soin les deux mains et les poignets avec ce mélange un peu rude au toucher."

Nous allons parler aujourd'hui d'une affection bien connue mais qui peut être très ennuyeuse ; je suis bien placé pour le savoir."

"Tout commence par un coup de froid : par exemple, si vous sortez dehors sans être suffisamment vêtues."

"Vous avez l'impression que votre nez, votre gorge et vos poumons se retrécissent, que l'air que vous respirez est plus rare. Ensuite, votre nez coule, ce qui est très désagréable."

Rhonwyn sortit un mouchoir de sa poche et se moucha le plus discrètement possible.

"Bref, j'ai un rhume."

"Il existe cependant des moyens pour se soigner facilement grâce aux plantes. Majolana et moi avons apporté quelques herbes médicinales très utiles pour ce genre d'affection."

"Tout d'abord, le thym est facile à cultiver dans un jardin."

" Sentez son parfum si délicat. Le thym stimule également l’appétit, calme les spasmes du ventre et de l’estomac.

Il sert aussi pour soigner certaines plaies, irritations de la peau… sans oublier ses vertus gustatives…. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler plus longuement. »

"Nous avons aussi le lierre qui se fixe sur les arbres et parfois aussi sur les murs de nos habitations."

« Il calme les douleurs de vessie, soigne abcès et furoncles. »

"Nous avons également l'aigremoine, reconnaissable à ses feuilles dentelées et ses fleurs jaunes en grappe."

« elle sert aussi quand vous allez chez le barbier vous faire arracher une dent et pour les flux de ventre.

"Ensuite, déposons à parts égales les trois plantes dans l'eau chaude et laissons infuser."

«Vous devez offrir aux malades trois ou quatre tasses de cette infusdion par jour."
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:33

«Aujourd'hui, nous allons parler des infusions.»

Tout d'abord, qu'est-ce qu'une infusion ?»

«C'est mélanger des plantes avec de l'eau bouillante – ou un autre liquide bouillant, le vin par exemple – pour que celui-ci en prenne l'odeur. Les plantes vont délivrer toute leur quintessence.»

«Nous allons commencer par le fumeterre : mauvaise herbe poussant dans les terrains incultes nous direz-vous ?»

«Regardez ses feuilles échancrées et ses petites fleurs roses munies d'un éperon.»

«Que soigne le fumeterre ?»

«Il soigne les affections du foie, elle est aussi indiquée en cas d'affections respiratoires et d'affections de la peau.»

«Une posologie d'une cuillère à dessert dans une tasse d'eau bouillante puis vous laisser infuser 10 minutes au rythme de 3 tasses par jour. C'est suffisant, cette plante est en effet toxique à forte dose.»

"La semaine dernière, nous avons étudié les infusions. Cependant, il existe d'autres moyens pour se soigner à l'aide des plantes, notamment pour les affections qui concernent les voies respiratoires."

"Certaines senteurs odorantes font du bien à la gorge et sont la base des inhalations ; elles se complètent avec les infusions que nous avons étudiées la semaine dernière pour davantage d'efficacité."

"Majolana et moi, en nous promenant sur les bords de la Loire, avons trouvé un arbre immense qui a des feuilles très odorantes : l'eucalyptus."

"Froissez les feuilles et humez ses agréables effluves qui dégagent la gorge. En mélangeant ces feuilles dans l'eau bouillante, l'odeur puissante qui en ressort fait beaucoup de bien au nez qui se débouche dans le cas d'un rhume."

Nous avons étudié, jusqu’à ce jour, des moyens très simples pour soigner, ainsi que quelques plantes, les plus couramment utilisées .

A présent, je vais vous indiquer quelques herbes médicinales, moins courantes, mais qu’il est fort utile de connaître :

Soyez attentives à leurs vertus, certaines sont curatives, d’autres sont également nocives suivant leur mode d’utilisation.

AGRIPAUME

Plante vivace dans toute l'Europe, sauf en Méditerranée de 0,50 à 1,20 m dont on utilise les feuilles et fleurs.

L'agripaume est surtout utilisé comme antispasmodique dans les troubles nerveux et les palpitations.
Egalement : Diarrhée, bronchite, ballonnements.

En Infusion 15 g pour un litre d'eau ; 3 tasses par jour.

CHELIDOINE

Attention cette plante est toxique en cas de surdosage.
Plante des terrains humides de 0,20 à 1 m que l'on utilise entière.

En usage externe on utilise le suc jaune de la plante qui s'écoule de la tige quand on la casse pour faire disparaître les verrues et les cors aux pieds.

Egalement présent dans la littérature : Gastralgies, douleurs abdominales, affections du foie.

CAPILLAIRE DE MONTPELLIER

Fougère des zone humides et ombragées de 0,30m dont on utilise les parties aériennes.

Le capillaire de Montpellier est utilisé en cas d'affections pulmonaires, rhumes, catarrhes, grippe, trachéite, toux, bronchite, sécrétions nasales abondantes.

En infusion, 1 cuillerée à dessert par tasse, bouillir puis laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour entre les repas.

CONSOUDE

Attention toxique pour le foie en cas de surdosage.
Plante vivace des lieux humides et ombragés de 0,30 à 0,80 m dont on utilise les racines et les feuilles.

La consoude est vulnéraire, on l'utilise sur les abcès, les ulcérations de la peau, les suppurations chroniques, les coupures, les saignements internes (ulcères de l'estomac), les affections gengivales. Elle est aussi utilisée en compresses sur les entorses, les contusions et accélere la consolidation des fractures.
Egalement : Bronchite, angine, diarrhée.
Et en usage externe : Brulure, , gerçures, , ulcères.

En infusion une cuillère à soupe pour un bol d'eau ; deux tasses par jour.

Décoction de 100g pour un litre d'eau en lotion et compresses pour laver les plaies.

Cataplasme de 50g de racine, réduite en poudre, avec un peu d'eau et quelques gouttes d'huile, étaler sur la partie a traiter, fixer avec un bandage.
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:34

JOUBARDE


Petite plante vivace des terrains secs et sablonneux de 0,20 m dont on utilise les feuilles .

La joubarbe est utilisée pour diverse affections de la peau, , brulûres, gerçures, piqûre d'insecte.
Egalement sur les verrues, cors aux pieds, hémorroïdes.


Exprimer le suc de la plante et appliquer les feuilles sur le cor, maintenir en place.

Cataplasmes de feuilles fraîches contuses sur hémorroïdes.

BUGRANE

Arbuste des prairies sèches et lisières de forêts des régions chaudes à basse altitude de 0,50 m dont on utilise la racine.

En infusion la bugrane (arrête boeuf) est diurétique, prévient la formation de calculs rénaux et biliaires. Efficace contre diverses affections de l'appareil urinaire, la cystite et la goutte.
Egalement : Oedèmes des jambes, douleurs rhumatismales.

En infusion, 1 cuillère à café finement écrasée pour 1 tasse d'eau bouillante ; 3 tasses par jour.

COQUELICOT

Plante herbacée de 0,20 à 0,60 m qui pousse dans les champs de céréales et les talus dont on utilise les pétales de la fleur.

L'infusion de coquelicot calme la toux et les affections bronchiques.
Egalement : Asthme, angine, insomnie, colique.
Et en usage externe : Maladie des yeux, abcès dentaires, peau sèche.

En infusion une pincée de fleurs dans une tasse d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour.

FRAGON PETIT HOUX

Buisson des bois et des friches à feuilles persistantes de 0.75 m dont on utilise le rhizome.

Le fragon petit houx est efficace pour le traitement des varices, des hémorroïdes, en cas de mauvaise circulation aux extrémités (mains et pieds).
Egalement : Troubles de la circulation veineuse.

MONARDE

Plante des terrains secs et sablonneux de 0,90 m de haut dont on utilise les parties aériennes.

La monarde est utilisée en cas de troubles de la digestion et des voies respiratoires.
Egalement : Fièvre, nausées, indigestions, flatulences, coliques, rhumes.
Et en usage externe sur les douleurs rhumatismales des articulations.

PETASITE

Plante potentiellement toxique.
Plante des terrains humides, bords de rivières de 0,90 m dont on utilise les parties aériennes et la racine.

Le pétasite fortifie l'organisme, élimine les mucosités bronchiques, combat les spasmes, calme les douleurs. On le prescrit pour soigner la bronchite, l'asthme.
Egalement : Indigestion, inflammations des voies urinaires.
Et en usage externe : Cataplasme sur les problèmes cutanées, accélère la cicatrisation des plaies.
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:36

Pour ne point vous lasser, nous allons parler aujourd’hui de quelques uns des différents modes de préparations qui permettent de soigner suivant la nature du mal : coups, blessures ou encore brûlures, pour n’en citer que quelques uns.

Par exemple :

Qu’est-ce qu’une :

Décoction ?

Placer la plante dans l’eau froide portée à ébullition de 10 à 30 minutes.
(Aunée, Bardane, Bouleau, Bourdaine…….)


Un gargarisme ?

Préparation liquide dont on se rince la bouche, la gorge, et les muqueuses buccales.

Un cataplasme ?

Préparation de la plante assez pâteuse pour être appliquée sur la peau. La plante peut être broyée hachée à chaud ou à froid ou mélangée à de la farine de lin pour obtenir la bonne consistance. Le classique cataplasme à la farine de lin se prépare avec de l'eau dans laquelle on délaie à froid de la farine de lin. On fait cuire doucement en remuant constamment pour obtenir la consistance voulue. Il doit servir de support aux substances qui seront déposées à la surface au moment de l'application. (Farine de moutarde, poudre de guimauve ...)


Une macération ?

Mettre la plante à froid dans un liquide (vin, eau, alcool, huile). Le temps de macération dépend de la plante rarement plus de 10 heures en général.
( écorce de bouleau blanc)

Un emplâtre?

Plus adhérente que la crème, cette présentation semi-solide se façonne selon les contours de la partie du corps où elle est appliquée. L'emplâtre contient des graisses, de la résine, parfois de la cire.

Fumigation ?

Utilisation de vapeurs chargées des principes actifs de la plante. On peut ainsi faire bouillir des feuilles d'eucalyptus dans une pièce qu'on veut désinfecter. La fumée de certains végétaux qu'on brûle lentement comme de l'encens peut aussi servir aux fumigations : c'est le cas de la fumée de baies de genévrier, de bétoine ( toxique : à utiliser en respectant la prescription du médecin), feuilles de noisetiers, lavande.

Ressemble beaucoup à l’inhalation que nous avons déjà apprise. Il existe pourtant une différence et je vous la rappelle :


Inhalation ?

Variété de fumigation dans laquelle le malade hume directement les vapeurs thérapeutiques en plaçant sa tête au-dessus du récipient où l'extrait de plante aromatique se dissout dans de l'eau presque bouillante. On fait des inhalations pour dégager les sinus et les voies respiratoires supérieures.( Plusieurs plantes vous ont déjà été citées)

Huile médicinale ?

Les fruits et les graines de nombreuses plantes donnent, lorsqu'on les presse, de l'huile végétale, à ne pas confondre avec l'huile essentielle, qui n'est pas un corps gras. On peut y faire macérer des racines et des drogues séchées pour réaliser des huiles médicinales. Certaines sont utilisées en friction, d'autres sont absorbées par voie orale. ( camphe)

Enveloppement ?

Compresse qui entoure tout un membre ou une partie du corps. On le fait avec une bande de

Lin ou chanvre imprégnés de solution médicamenteuse .



Lait :
Liquide obtenu lorsqu'on pile des graines oléagineuses dans de l'eau. On fait ainsi du lait d'amandes.

Lavement :

Introduction d'un liquide dans l'intestin au moyen d'une canule rectale reliée à une poire à lavement. Il a le plus souvent un effet purgatif, parfois émollient.
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:37

majolana a écrit:
En voici quelques unes que l’on trouve en cette période ainsi que sa partie la plus curative.



NOVEMBRE-DECEMBRE-JANVIER
Aconit (racines)

Bardane (racines coupées à 1 cm)

Fraisier sauvage (racines)

Gentiane (racines coupées à 1 cm)

Petit Houx (souche et racine)

Pivoine (racines)

Bouleau (écorces)

Valériane (racines)

Bourdaine (écorces)

Saponaire (rhizomes)

Chêne (écorces)

Impératoire ( feuilles et rhizome )

Frêne (écorces)

Grenadier (écorces)

Rhubarbe (racines)

Sceau de Salomon (rhizomes)

Saule (écorces)

Genêt à balai (racines)

Sureau (première écorce)

Aunée (racines)

Pin sylvestre (bourgeons)


Quand dame Nature s’éveillera au printemps, puis les saisons suivantes, nous vous indiquerons les plantes et simples qui renaîtront avec elle.
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:39

Une fois récoltées avec précaution, il faut apprendre à les conserver pour qu’elles libèrent le maximum de leurs bienfaits :


Il faut de préférence choisir des plantes sauvages qui poussent loin des zones cultivés.
Les plantes médicinales se récoltent par temps sec, ne pas les rincer à l'eau sauf pour nettoyer les racines, bien les étaler ou les suspendre dans un endroit ventilé à l'abris du soleil pour les faire sécher.

Les racines, rhizomes, tubercules et bulbes se récoltent à l'automne pour les plantes annuelles ou au printemps pour les autres.

Les bourgeons se récoltent dés leur apparition en début de printemps.

Les feuilles avant la fermeture des boutons qui donnent les fleurs.

Les fleurs au début de leur épanouissement.

les fruits à maturité.

les graines à pleine maturité.

Les plantes médicinales sont conservées de préférence dans des bocaux en verre teinté et ne doivent pas être gardées au-delà d'une année (Penser à noter avec précision noms et dates de récoltes).

Ce jour, nous apprendrons, de nouveau, quelques simples et plantes médicinales, où les cueillir, leurs vertus et surtout soyez attentives pour noter leurs effets nocifs quand il s’en trouve.

L’Absinthe

Plante des terrains rocailleux de 0,40 à 1 m dont on utilise les feuilles et sommets fleuries.

L'absinthe est très amère, elle est employée pour réveiller l'appétit, les problèmes digestifs mais également douleurs et fièvres
Un bouquet d’absinthe fait fuir les mouches.
Pensez à cette utilisation sur les champs de bataille, autour des soldats ayant des plaies et même dans les salles de l’hospice.
En infusion, une cuillère à soupe par litre d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour juste avant ou juste après le repas
En décoction une bonne poignée par litre d'eau faire bouillir 5 minutes en usage externe pour le lavage des plaies qui cicatrisent mal et les ulcères.

L’ARNICA

Attention cette plante est toxique en cas de surdosage
Plante de 0,20 à 0,40 m qui pousse dans les prés entre 500 et 2500 m dont on utilise les racines les fleurs et les feuilles.

L'arnica est surtout employé pour soigner les coups qui ne donnent pas de blessures ouvertes.
Egalement : les paralysie..
En Teinture d'arnica : bien écraser 100 g de fleurs d'arnica séchées (ou un litre de fleurs fraîches) dans 1 l d'eau de vie. Laisser macérer et reposer 15 jours au soleil. Filtrer conserver dans des flacons teintés et garder au frais.
En usage externe pour soigner les foulures et les contusions.
Décoction pour pansements chauds :2 cuillères à soupe par litre d'eau faire bouillir 15 minutes.

Chelidoine

Attention cette plante est toxique en cas de surdosage.
Plante des terrains humides de 0,20 à 1 m que l'on utilise entière.

En usage externe on utilise le suc jaune de la plante qui s'écoule de la tige quand on la casse pour faire disparaître les verrues.

Egalement: douleurs d’estomac, de ventre et du foie.

La Bourrache

Plante des terrains non cultivés de 0,20 à 0,50 m dont on utilise les feuilles et les fleurs.
La bourrache fait baisser la fièvre, provoque la sueur pour lutter contre le rhume, les encombrements des poumons.
Egalement : fumigation pour les voies respiratoires.
En [size=12] une cuillère à soupe par tasse d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 4 tasses par jour.

Le GUI

Attention les baies blanches sont toxiques
Sous-arbrisseau de 0,20 à 0,50 m qui poussent sur les arbres, vivant d’eux. On en utilise les feuilles.
Pour les druides il était une plante magique . Ils s'en servaient pour traiter l'épilepsie. On dit qu'une des ses baies mûres mâchée calmement supprime les points de coté. Le gui régularise les battements du cœur. A faible dose il soulage les angoisses, les maux de tête.
Egalement : Goutte, épilepsie.
Et en pansement: Douleurs des muscles et des articulations, engelures.
En une ou deux pincées de feuilles coupées dans une tasse d'eau, bouillir puis infuser 10 minutes ; deux tasses par jour entre les repas.
Un cataplasme[size=12] de feuilles et de fruits calme bien les douleurs.[.

La MELISSE

Plante de 0,20 à 0,80 m des endroits frais jusqu'a 1000 m dont on utilise les tiges fleuries et les feuilles.
La mélisse soulage l’estomac après de riches repas. elle calme les angoisses..
Egalement : Vertiges, bourdonnement d'oreille, anémie.
En une cuillerée à soupe pour 1/4 de litre d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes.

L’ ORTIE
Plante commune des lieux incultes dont on utilise les feuilles et les racines.
Les jeunes pousses sont consommées au printemps comme fortifiant ou légume. Elle est recommandée en cas de douleurs des muscles et articulations, arrête les saignements de nez ou des plaies. Elle combat le rhume des foins.
En infusion 250 g de feuilles fraîche pour 1/2 litre d'eau bouillante laisser infuser 12 heures puis buvez froid.
En décoction une poignée de racines coupées pour un litre d'eau faire bouillir 10 minutes, à boire en deux jours.
Le suc obtenu en écrasant la plante est un remède contre les saignements internes, en prendre 50 gr à 100 gr par jour.

La PASSIFLORE

Plante grimpante qui pousse en région chaude dont on utilise les feuilles et les fleurs.
La passiflore améliore la qualité du sommeil , a un effet tranquillisant soigne les affections nerveuses, les douleurs musculaires. Elle apaise les rages de dents et les maux de tête.
En infusion une pincée par tasse d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour.

La SAUGE

Petits arbres des régions chaudes de 0,30 à 0,60 m dont on utilise les fleurs et les feuilles.
Un dicton : "Qui a de la sauge dans son jardin n'a plus besoin de médecin". C'est un excellent tonique général, recommandé en cas de troubles gastriques nerveux ou circulatoire, la tisane de sauge fait tomber la fièvre, soigne le rhume et régule la transpiration.

Et en usage externe : douleurs de la gorge, ulcères, , piqûre d'insectes, entorse, soins des cheveux.
En infusion une cuillérée par tasse d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour.
En décoction une poignée pour un litre d'eau faire bouillir 10 minutes, en gargarisme pour le mal de gorge, pansement sur les ulcères.

La VALERIANE

Plante vivace commune de 0,80 à 1 mètre dont on utilise les racines.
La Valériane soulage les peurs incontrolées et les angoisses. En tisane calme la nervosité, aide à bien dormir, l'épilepsie.
En pansement : Ulcères, plaies.
Mettre 100 gr de racines dans un litre d'eau tiède laisser macérer 12 heures ; 3 tasses par jour.
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:41

Aujourd’ hui, nous allons apprendre à soigner ces amas purulents qui se forment à tout endroit du corps piqué, taillé ou même brûlé. Ils contiennent un liquide jaunâtre et visqueux . La peau se tend, le tour en devient rouge et gonflé, le malade souffre de plus en plus. Pour le soulager, il est besoin d’ en évacuer ce liquide que l’ on appelle : pus.

Des infusions de bardane, de fumeterre ou de centaurée sont à faire boire à raison de 4 tasses par jour.

Sur la peau il est besoin de déposer des cataplasmes d’oignon cuit ou de chou cru haché qui seront à changer autant de fois que nécessaire.

Il est également possible d’appliquer des compresses imbibées de décoction de guimauve et cela jusqu’au soulagement du malade.

Retenez bien ces différents soins, ces amas de pus si douloureux se forment fréquemment. »

« Restons dans les soins à apporter à la peau. Après ces amas de pus, si douloureux et…disgracieux, parlons des brûlures. Elles font également beaucoup souffrir et nécessitent souvent, quand elles touchent une certaine surface de peau ou bien sont profondes, quelques gouttes de pavot pour apporter soulagement au blessé.

Point n’est besoin de vous expliquer ce qu’elles sont : je suis certaine que, toutes parmi vous, en avez fait l’expérience….cuisante !

Toutes éclatèrent de rire.

« Je vais vous donner quelques traitement. Ils sont un peu nombreux, vous utiliserez l’un ou l’autre selon ce dont vous disposerez. Vous pourrez utiliser soit :

des pétales de lys blanc macérées dans l'huile d'olive,
des cataplasmes de feuilles fraîches d’acanthe écrasées

de la pulpe de carottes crue sauvage ou cultivées
des feuilles de chou crues et froissées,

des rhizomes crus de consoude, plante que nous connaissons.
des feuilles de joubarbe fraîches écrasées,
des feuilles de lierre grimpant fraîches
de l’ oignon cru en tranches.

Vous voyez que les traitements ne manquent pas. Si l’un d’eux n’apporte pas de soulagement, vous pourrez, sans souci, en employer un second et pourquoi pas un troisième, chaque blessé pouvant réagir différemment.

« Vous pensiez en avoir terminé avec les soins à apporter aux brûlures ?….que nenni…. Il reste encore :

Des compresses imprégnées :
d’ huile de millepertuis : faites macérer 500 g de plante fraîche dans 1 litre d'huile d'olives,
Des infusions de feuilles et de fleurs d'églantier, 50 g par litre d'eau bouillante

…et enfin….
Des infusions de véronique officinale : 10 g de fleurs pour 1 litre d'eau bouillante.
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:43

Sujet: Amphithéâtre de l'hospice Sam 16 Déc - 18:10

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Ses yeux ne pétillaient pas mais son sourire était là, chaleureux, comme à l’accoutumé. Elle portait dans ses bras des rouleaux de parchemin qu’elle déposa en poussant un soupir de soulagement, sur un des herbiers.

« Bien le bonsoir damoiselles,

Je suis heureuse de vous retrouver pour un cours un peu particulier.
Tout d’abord, comme vous le constatez, mon époux ne m’accompagne pas, il vous envoie néanmoins ses salutations.
De plus, comme promis, je vais, à chaque nouveau cours, reprendre une partie des tous premiers enseignements que vous avez suivis, afin que vos nouvelles compagnes puissent en bénéficier.

Ce jour d ’hui, je veux juste vous rappeler, à toutes, que ce que nous savons, nous le devons principalement à Hippocrate qui est considéré comme le père de la médecine. Sa devise est :

« avant tout, ne pas nuire » ".
:"La santé se mérite, se gagne et se défend jour après jour par des méthodes prévues par la Nature et non par la médecine"disait-il également.
La Nature est Equilibre : elle peut aussi bien guérir que tuer, elle peut nourrir ou affamer, elle peut abreuver ou être aride comme le désert. Elle sait aussi créer de superbes magnificences et en même temps déclencher des colères destructrices.
Nous utiliserons au mieux les plantes que nous connaissons pour nous prémunir et nous soigner du rhume, de la grippe et de la dysenterie.
Ensuite, nous étudierons les effets de la peste et du choléra en essayant de faire la distinction entre les maladies et nos peurs et superstitions.
Enfin, nous tenterons de soigner les blessures à l'aide d'emplâtres et de cataplasmes : ce que nous allons faire.

Je vais vous parler des plaies et des blessures !
Toutes en avez vu ou en verrez et je sais combien il est pénible, les premières fois, d’en supporter la vue.

« je ne vous direz pas que l’on s’y habitue…… Essayez de ne penser qu’au blessé et à lui apporter soulagement….cela peut vous aider. »

Avant tous soins, assurez-vous de l’état de conscience du blessé, s’il souffre beaucoup. Si tant est qu’un médecin soit proche de vous, il est souhaitable de lui demander de le soulager par quelques gouttes de pavot….n’oubliez pas que lui seul est à même de juger de la dose à donner

Lavez-vous les mains !!encore et toujours…..cendre de bois mélangée à un peu d’eau…..vous n’avez pas oublié ?

Procurez-vous de la charpie, de la toile de lin ou autre, fraîchement repassées, elles vous serviront à nettoyer la plaie, à faire des compresses, à panser.

N’oubliez pas les instruments pour sonder, vous pourrez ainsi vérifier que nul éclat de fer, de pierre ou autre objet indésirable ne s’y cachent, le laisser en place serait, à coup sûr entraîner une putréfaction puis l’amputation s’il s’agissait d’une plaie d’un membre.

Tout ceci vaut quand vous travaillerez en hospice ou en hôpitaux. Sur la lice des tournois, les conditions seront déjà plus difficiles, quant aux champs de bataille…………

Essayer de remplir votre besace de choses indispensables….malheureusement, avec l’habitude, vous saurez ! »
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:44

« La semaine dernière nous avons parlé des plaies et blessures en général.

Cette semaine nous allons apprendre les différentes plantes et la manière de les utiliser pour apporter soulagement et guérison.

Souvenez-vous, j’ ai distribué à la fin du dernier cours, à chacune, un parchemin annoté de ces traitements pour vous en faciliter l’apprentissage.

Mais avant tout, revenons de façon rapide sur l’enseignement qu’ont déjà reçu les élèves ayant assistées aux premiers cours. »

« Pendant le deuxième cours, nous avions parlé de la façon de soigner un rhume,
affection peu grave mais très ennuyeuse comme je viens d’en faire l’expérience !

Il existe des moyens pour se soigner facilement grâce aux plantes.
Tout d'abord, le thym, facile à cultiver dans un jardin.
Il stimule l’appétit, calme les spasmes du ventre et de l’estomac.
Il sert aussi pour soigner certaines plaies, irritations de la peau… sans oublier ses vertus gustatives….

Nous pouvons aussi utiliser le lierre qui se fixe sur les arbres et parfois sur les murs de nos habitations
Il calme également les douleurs de vessie, soigne abcès et furoncles.

L'aigremoine, reconnaissable à ses feuilles dentelées et ses fleurs jaunes en grappe est la troisième plante que je citerai.
Elle calme aussi les rages de dents avant ou après une visite chez le barbier et apaise les flux de ventre.
Déposons à parts égales les trois plantes dans l'eau chaude et laissons infuser.
Le malade doit en boire trois tasses par jour…….. c’est exactement ce que mon épouse m’a préparé. Si vous ajoutez à ce traitement des inhalations d’eucalyptus, en quelques jours vous vous sentez revigoré ! »

Infusions pour lavage, bains, compresses :
de géranium, aigremoine, agripaume, millepertuis, millefeuille, gentiane, prèle, bardane, buis, cyprès, mélilot, romarin, souci, thym, tussilage, lavande ou ortie

Le souci en compresse ou crème est antiseptique et améliore la cicatrisation de façon remarquable.

La feuille de plantain broyée et déposée sur une plaie arrête le saignement et facilite la cicatrisation.

Teinture d'ail : Prendre
une tête d'ail fraîche
éplucher et couper en deux les gousses dans 1 l d'eau de vie. Laisser
macérer et dynamiser 15 jours au soleil. Filtrer conserver dans des
flacons teintés et garder au frais. En usage externe : antiseptique et
désinfectant des plaies en compresse.


Faire bouillir 5 minutes 200 g d'aigremoine dans un litre de vin rouge puis laisser infuser 1 heure, appliquer en compresse sur laplaie nettoyée.

Compresses avec une décoction de consoude, aigremoine, millepertuis, gentiane, géranium Robert, primevère, alchémille : 5 g de mélange
par tasse. »

« La manière de nettoyer les plaies est très importante, d’elle diminuera les risques d’infection et assurera une cicatrisation correcte.
Vous pourrez donc utiliser :


Une décoction faite dans 1 litre d'eau, laisser bouillir 10 mn avec

de l’agripaume, 50 g de sommités fleuries.

de l’aigremoine, 80 g de feuilles et sommités fleuries.
de l’angélique, 10 g de racine.
de l’armoise, 20 g de sommités fleuries.
du bouleau, 60 g de feuilles.

de la fougère mâle, 10 g de rhizome.
du genévrier, 50 g de baies.
du néflier, 80 g de nèfles dénoyautées et équeutées.

également une

Infusion
d’ absinthe, 10 g de feuilles et sommités fleuries.
d’ églantier, 50 g de feuilles.
d’ eucalyptus, 100 g de feuilles.
de lavande, 60 g de sommités fleuries.
de noisetier, 25 g de feuilles.
de sarriette 50 g de feuilles.

Appliquer contre la blessure :

Feuilles crues froissées de : millefeuille, , céleri, , chou, , fraisier sauvage, , joubarbe, noyer, , reine-des-prés,
Feuilles crues de pensée sauvage, écrasées dans du lait.
Feuilles cuites dans de l'eau : bardane, bétoine, poireau.
Feuilles d'anémone cuites dans du vin.
Fleurs de pâquerette cuites dans de l'eau.
Tégument d'ail et d'oignon ; poser la face interne contre la plaie.
Pulpe de carotte cultivée.

Appliquer sur la plaie :

Jus pur de citron
Jus coupé d'eau bouillie: ail, oignon.

Cela doit vous paraître très rébarbatif mais ces connaissances sont indispensables à apprendre.
Pour ce jour il suffit… je vous remercie pour votre attention. »

« Nous venons de terminer le troisième cours de ce que nous avons appelé « formation rapide » pour les nouvelles arrivantes. Quand le sixième sera terminé, je vous rappelle que nous ferons une évaluation complète de vos connaissances : cela voudra simplement dire que, toutes, avez eu le même enseignement.
Le chemin à parcourir sera encore long pour en apprendre davantage sur ce métier si difficile…je crois pouvoir dire que, vous, comme nous, serons obligé d’apprendre et apprendre encore, sans jamais nous arrêter pour espérer soigner et guérir..
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:46

« Qu’est-ce qu’une infusion ?
C'est mélanger des plantes avec de l'eau bouillante – ou un autre liquide bouillant, le vin par exemple – pour que celui-ci en prenne l'odeur. Les plantes vont délivrer ainsi toute leur quintessence.

Qu’est-ce qu’une inhalation ?
C’est le passage par le nez, en les respirant, de senteurs odorantes pour soulager gorge ou autres maux.
Elles se complètent, pour le rhume par exemple, avec les infusions pour davantage d'efficacité.
Dame Majolana et moi, en nous promenant sur les bords de la Loire, avons trouvé un arbre immense qui a des feuilles très odorantes : l'eucalyptus."

Le médecin prit quelques feuilles dans sa besace et les distribua aux élèves.

"Froissez les feuilles et humez ces agréables effluves qui dégagent la gorge. En mélangeant ces feuilles dans l'eau bouillante, vous en respirerez l'odeur puissante : elle soulage rapidement un nez bouché par un rhume, c’est une inhalation.

« Nous allons apprendre à connaître de nouvelles plantes, leurs vertus, leur éventuelle effet toxique, l’endroit où elles poussent.

Tout d’abord :

La cannelle

C’est un épice très connu et, toutes devez en avoir ajouté dans un vin chaud. Les navires nous en apportent des pays chauds et vous en trouvez dans toutes herboristeries.

C’est un petit arbre dont on utilise l’écorce.

Elle a un effet stimulant et est utilisée contre les rhumes et pour soulager l’estomac après un repas trop copieux par exemple. On la sert en infusion ou en teinture : la teinture, je vous le rappelle est un liquide obtenu en faisant dissoudre la plante dans de l’esprit de vin. Cette potion se donne par quelques gouttes.

La coriandre

Elle pousse dans le sud de la Bourgogne. C’est une plante dont on utilise les graines : elle donne appétit et redonne vigueur après une grande fatigue. Elle peut également, soulager les tournoiements de tête.

Elle se donne en infusion.

La mélisse :

Plante vivace de 0,20 à 0,80 m des endroits frais jusqu'à 1000 m dont on utilise les tiges fleuries et les feuilles.

Elle est stimulante et, elle aussi, soulage l’estomac après un repas trop copieux, ainsi que les maux de tête.

On en donne aux blessés ayant perdu beaucoup de sang…….notez-le bien !

« …Juste deux plantes de plus et il suffira pour ce soir !

La guimauve :
Plante vivace de 0,50 à 1,50 m poussant sur les bords des cours d'eau dont on utilise les racines et les fleurs.
Elle a de puissantes vertus adoucissantes pour la peau, vous devez le savoir mes dames ?
Il avait tourné son visage vers son épouse et lui lança un regard taquin. Cachant un sourire complice, il continua :
En décoction, elle sert surtout pour soigner les amas de pus, pour soulager les yeux rouges, pour se rincer la bouche qu’un barbier maladroit aurait écorché.
Et enfin :

La camomille :
Plante vivace de 0,10 à 0,30 m dont on utilise les fleurs.
Elle soulage les maux d’estomac, de ventre, de tête, aide à dormir, calme les peurs. En compresse, elle soigne les maladies de la peau et également les rougeurs des yeux.
En préparation avec de l’huile d’olive-50 grammes de fleurs séchées pour la moitié d’un litre d’huile, laisser au soleil pendant 10 jours avant de filtrer- elle soulage les douleurs de muscles et des articulations.
Une autre utilisation pour les dames et demoiselles : elle s’en servent pour parfumer leurs cheveux.

Vous avez pu constater que cet enseignement est plutôt facile, certaines d’entre-vous auront remarqué que nous avons donné de bons conseils pour aider les estomacs surchargés avec la nouvelle année qui approche !

Mais ce n’est pas que cela et soyez attentives aux autres vertus moins festives.

Mon époux et moi, vous souhaitons, à toutes, une nouvelle année où la guerre ne sera pas à nos portes, ou les enfants pourront être nourris convenablement, où les cultures pousseront sans sécheresse ni inondation. Prions pour que la peste noire se tienne éloignée de nous et que les hommes aient la sagesse de penser au bonheur de leur famille. A l'heure où nous parlons, nous voyons les forgerons fabriquer des épées et les tisserands confectionner des boucliers ; vous comprenez notre inquiétude, voire notre désarroi.

Mais ne sombrons pas dans la mélancolie, ayons confiance en l’humanité. »
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:47

Ce jour d’hui, nous allons vous parler de la peste.
Qui n’en a pas entendu conter, avec terreur, les ravages ?

C’est une maladie qui se reconnaît, pour les premiers cas, par des grosseurs pleins de pus que l’on appelle « bubons » ; Ils apparaissent dans les aines. Ils sont accompagnés d’une terrible fièvre, de délire, de taches violacées sur tout le corps, ils sont si foncées qu’elles ressemblent à du charbon.

Au fur et à mesure qu’il s’exprimait, sa voix prenait de la vigueur.
Le malade se vide de ses force, il crache et vomit du sang car ses poumons sont atteints, il étouffe, son cœur bat très rapidement, il souffre abominablement et meurt en deux ou trois jours, parfois une moitié de journée suffit. »

« Cette maladie est d’autant plus terrifiante que nous nous sentons impuissants à la combattre, surtout nous, médecins… » dit-elle en le regardant, quêtant un acquiescement.

« ….Mon époux vous a dit :.. pour les premiers cas…..car ce fléau est si contagieux et se propage à une telle rapidité que, dès que les premiers sont reconnus, la peste s’est déjà répandue comme feu sur bois sec…

Nous ne connaissons pas de soins à donner et qui pourraient, ne serait-ce que soulager. Dans les hôpitaux, certains médecins s’aspergent de vinaigre pendant que des prêtres munis de masques à bec pointu donnent la communion ou l’extrême onction avec des cuillères d’argent fixées à de longs bouts de bois car les gens évitent de toucher ou même de s’approcher des malades. »

« Dame Majolana et moi avons fait beaucoup de recherches afin de préparer ce cours.
Voici ce que dit un très vieux manuscrit en parlant du traitement de la peste :

*Prier Saint Roch et Saint Sebastien
*Organiser des processions de flagellans, brûler les hérétiques, les juifs et les lépreux accusés de propager la maladie.
*La thériaque, potion composée de multiples plantes, elle contenait de l’opium qui devait certainement diminuer les flux de ventre et les douleurs
*les sécrétions animales : sang de vipère et bave de crapaud
*Purge et saignée
*Le traitement qui consistait en ces mots : PARS VITE, VA LOIN, REVIENS TARD !

Il vous est possible de constater que tout ceci , en vérité, montre la grande méconnaissance de cette maladie. L'Ignorance et la Superstition nous conduisent à dire et à penser tout et n'importe quoi.

La peste dite de « Justinien »a sévi entre 541 et 767 tout autour de la mer méditerranée, avec un épisode très important en 592.

L’épidémie débuta en Afrique (Ethiopie) , ravagea à plusieurs reprises l’Italie, les côtes de la méditerranée, remonta le Rhône, atteignit l’Angleterre.
On la cite à Arles en 549 « cette province est cruellement dépeuplée », à Clermond en 567 : « un certain dimanche on compta 300 cadavres dans la cathédrale ».
Pendant l’hiver 589, elle frappa lourdement Rome et lorsque le pape Pélage II en mourut le 8 février 590, la terreur fut à son comble.

On peut lire sur certains très vieux manuscrits, qu’il y eu 100 millions de morts.

. Puis vint la grande peste du XIVe siècle, la peste noire, la mort dense, qui vint du fond de l'Asie, de la Chine, dit-on, où moururent 13 millions de personnes ! Après avoir parcouru l'Asie Mineure, l'Arabie, l'Afrique, l'Égypte, elle passa en Grèce, en Italie, en Sicile, en France, puis en Espagne, en Angleterre, en Norvège, etc. Les pays les plus éprouvés par la peste noire perdirent au delà du tiers de leurs habitants : Bagdad aurait perdu 500 000 individus en trois mois, le Caire : 10 00 habitants en un seul jour; Chypre fut dépeuplée.
En 1347, elle détruisit l’armée des mongols qui assiégeaient les génois dans Caffa. De là, elle se propagea en Sicile pour atteindre la France et l’Espagne.
En Angleterre, en une seule année, un quart de la population disparaît. Dans les années qui suivirent, il en mourut presque la moitié.

« Mes dames et damoiselles, nous avons conscience que ce cours est particulièrement difficile à écouter, nous allons donc arrêter pour ce soir.
Nous ne savons rien sur la peste, ou si peu….voilà le résumé de cet enseignement.
Si vous avez des questions à poser ou avez envie de venir en parler avec nous, messire Rhonwyn et moi sommes à votre écoute. »
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:49

« En 945, 983, 1039, 1041 et à d’autres périodes du XI° siècle, une autre maladie terrible visite la Lorraine, la France, l’Italie.
C’est un feu caché, dévorant……..le feu sacré est le nom qu’on lui donne. Il attaque les membres, les consume, les détache du corps, les putréfient sans que l’on en connaisse les causes. Moins contagieux que la peste, comme elle, pourtant, il s’attaque aux hommes, aux femmes jeunes ou âgés. Il fallait que vous en ayez entendu parler. Il n’y a pas de traitement, seul l’isolement des malades et des mesures de propreté. Comme pour la peste, il est recommandé de brûler tout ce qui a été en contact avec le malade.
Vous entendrez parler également du « mal des ardents », est-ce un nom différent que l’on aurait donné à la même maladie ? nul ne le sait avec précision, les signes en étaient presque semblables.
Avec leur cousine la peste, voilà deux maladies qui sèment la terreur et pour lesquelles nous ne savons rien. »

« Je vous rappelle que vous assistez au sixième cours de formation rapide et que donc, le samedi 20 janvier aura lieu une évaluation de vos connaissances avec quinze questions ( peut être plus !!! ) auxquelles il vous faudra répondre. Mon époux et moi jugerons qui est capable de porter le titre d’infirmière de Bourgogne, ce qui ne vous dispensera en rien de l’obligation d’assister aux cours suivants. Elle sourit puis ajouta d’une voix ferme : nous serons très vigilants quant à votre présence. »

« Voyons de nouveau quelques plantes qu’il est indispensable de très bien connaître.
L’ail :
Plante cultivée dont on utilise le bulbe.
L'ail est excellent pour soigner le rhume et les maux d’oreilles car il apaise les douleurs. Il soigne l’estomac quand on y ressent des brûlures. Malgré son goût fort et très particulier, il ouvre l’appétit.
Il s’utilise en teinture : Prendre une tête d'ail fraîche éplucher et couper en deux les gousses dans 1 l de vin. Laisser 15 jours au soleil, puis conserver dans des flacons teintés et garder au frais. En usage interne 3 fois par jour 25 gouttes dans un peu d'eau ou de lait.
Sirop d'ail : Prendre 20 g d'ail pour 40 g d'eau, faire bouillir 30 mn, ajouter un peu de miel.
Epine-vinette
Arbuste des bois et broussailles de 1 à 3 m dont on utilise racines, écorce, feuilles et fruits.
L'épine-vinette est tonique, elle agit également sur les maux d’estomac ou de ventre après un repas trop lourd.
Egalement : Vomissements, douleurs des articulations.
En décoction 30 g pour un litre d'eau ; 3 tasses par jour.
Châtaigner
Arbre d'Europe du sud de 25 à 30 m dont on utilise écorce, feuilles et fruits.

Le châtaigner permet de lutter contre les flux de ventre, et améliore la toux.
Il soulage également les grandes fatigues et redonne vigueur aux blessés ayant perdu beaucoup de sang.

Le cerfeuil
Plante cultivée de 0,50 m que l'on utilise entière sans les racines.

En infusion le cerfeuil donne appétit.
En cataplasme il est efficace pour les piqûres d'insectes, les rougeurs de la peau.
Il facilite la cicatrisation des plaies, soulage les yeux rouges et qui sont douloureux.
Infusion : Une poignée par litre d'eau laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour"

L’anis vert
Plante de 0,40 m cultivée dans les régions chaudes, dont on utilise les graines.
L'anis vert calme la nervosité, les peurs, facilite le sommeil, apaise les toux sèches, donne de l'appétit, et agit aussi contre la fatigue.
Il aide les mères à nourrir les enfançons, en augmentant les montées de lait.
En infusion une cuillère à café par tasse d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; une tasse après chaque repas

La garance
Plante vivace de 0,50 à 1 m dont on utilise les racines.
Elle aide principalement à la délivrance des futures mères.
En Décoction10 g pour un litre d'eau ; 2 tasses par jour.

Le serpolet
Plante vivace des terrains secs de 0,10 à0,50 m dont on utilise les sommités fleuries.
En infusion le serpolet a les mêmes indications que le thym. Egalement : douleurs articulaires, de l’estomac et il aide les nouveaux-nés qui souffrent de flux de ventre.
Et en usage externe : Soins des cheveux, irritations, saignements de nez.
En infusion quelques branches pour une tasse d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour

L’églantier
Arbuste commun des bords de chemins de 1 à 4 m dont on utilise feuilles, fruits et boutons floraux.
Le fruit de l'églantier, le cynorrhodon, a le pouvoir puissant de redonner vigueur et force. Consommer frais, il peut, pendant peu de temps servir de nourriture aux jeunes enfants qui, par exemple, pour quelques raisons que ce soit, ne pourraient supporter le lait ou tout autres aliments. C’est donc un puissant fortifiant général.
Sur des compresses, il soulage plaies et brûlures.
En infusion feuilles et fleurs une cuillère par tasse laisser infuser 10 minutes ; plusieurs tasses par jour.
En décoction 5 à 10 baies par tasse bouillir 2 minutes ; 4 tasses par jour. »

Elle poussa un léger soupir, donner ces cours était un grand plaisir mais, à chacun, elle se sentait toujours aussi troublée qu’au premier, elle avait, comme son époux, une telle volonté de transmettre le mieux possible son savoir.

« Voici donc terminé le dernier cours avant l’évaluation de vos connaissances. Je reconnais que l’enseignement de ces six dernières semaines a été fort éprouvant, par la quantité de sujets dont nous avons parlé, mais aussi, pour le dernier cours et celui-ci, par leur contenu nous mettant face à notre ignorance de beaucoup trop de traitements.
Il en est ainsi, point n’est besoin de se voiler la face. »
Il se tourna vers Majolana, lui prit la main, montrant qu’il s’exprimait en leur nom à tous les deux :
« Nous vous souhaitons une excellente semaine et un grand courage pour garder en mémoire tout ce qui sera nécessaire pour affronter l’éexamen de samedi prochain. Cette journée sera d’importance, elle fera de vous des infirmières de l’armée bourguignonne….ou pas ! il fit une œillade complice à son épouse. si nous songeons à la qualité des devoirs que vous nous avez mandés, nous ne doutons pas d’être très fiers de vous.
Avez-vous des questions à poser sur le contenu de ce cours ou sur l’épreuve à venir ?…… »
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:52

« Nous avons appris différents modes de préparation de plantes médicinales pour en augmenter les effets ou pour rendre les soins plus faciles.
Je vous les rappelle il sourit, taquinle temps passe si vite et, souvent emporte avec lui quelques bribes de souvenirs….
La décoction
Le gargarisme
Le cataplasme
La macération
L’emplâtre
La fumigation
Inhalation
Les huiles médicinales
Les enveloppements
Les laits
Les lavements

Nous allons vous en citer quelques autres qu’il est bon de connaître et d’utiliser pour donner des soins les plus efficaces possible. »

« Toutes avez entendu nommer :
l’onguent : c’est une préparation qui ressemble à une huile médicinale mais beaucoup plus épaisse. L’huile est l’ ingrédient principal de sa fabrication, les parties actives des plantes, pilées en général, y sont dissoutes.
On l’utilise pour effectuer des massages.

Qui n’a pas avalé quelques gouttes de :
Potion ? c’est un liquide destiné à être bu, dans lequel on a, par extrait, macération ou infusion, fait pénétrer les parties curatives des plantes.

La poudre, la simple poudre, toutes en avez vu ! On la fabrique en broyant les plantes desséchées, ou leurs parties actives, à l'aide d'un mortier. Les poudres peuvent servir à faire des extraits, être délayées dans de l'eau ou être mélangées à la nourriture.

Puis vient le sirop :
C’est une préparation destinée à être bue. On l'obtient en faisant cuire une infusion ou une macération à laquelle on a rajouté du sucre et parfois un arôme.

« Un élixir : toutes avez entendu parler de l’élixir d’Amour donner par mégarde par Tristan à Yseult ? histoire d’amour tragique que les lois humaines condamnaient mais qui, grâce à la puissance de ce philtre leur permirent de s’aimer toute leur vie, malgré les épreuves, l’éloignement, leurs propres remords et au-delà de la mort…Il rougit fortement, conscient de s’être laissé emporter par la beauté et le romantisme de l’histoire.Pardonnez-moi, je m’égare… je disais donc….
L’élixir..

On l'obtient en faisant macérer des plantes, ou des extraits de plantes, dans une solution contenant principalement du vin à l’arôme puissant et du sucre..

Parlons d’un reconstituant :
Le vin tonique : On prépare des vins médicinaux en faisant macérer des écorces, des racines ou des feuilles de certaines espèces dans du vin. On fait ainsi du vin de cannelle, de quinquina, de gentiane, et d'autres.

Puis d’une mixture :
Mélange de liquides médicamenteux qui agissent de part leur mélange, chacun renforçant l'action des autres. On marie ainsi les plantes douées des mêmes propriétés pour en faire des « espèces » : les espèces contre les flux de ventre par exemple, par exemple, peuvent regrouper dans une même mixture de la valériane, de la fleur d'oranger, de l'achillée millefeuille.

…et, enfin le liniment :

C’est une sorte de mélange, contenant souvent de l'huile et de l'alcool, il est de consistance molle. Il soulager, les douleurs musculaires et les coups accompagnés de traces bleues, on en frictionne localement la peau. »

« Ce cours est terminé ! il a été plus court que de coutume mais l’évaluation de la semaine passée a été très longue et j’ai conscience qu’elle vous a demandé beaucoup de travail. Les quelques devoirs que j’ai corrigés me montrent à quel point vous êtes volontaires et attentives, je vous en félicite très sincèrement, je suis vraiment fière de vous, nous sommes très fiers….
Avez-vous quelques questions ou remarques ? nous vous écoutons….. »
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MessageSujet: Re: Bibliothèque des Hospices   Ven 23 Mar - 19:54

"Pour la première fois, nous allons parler de chirurgie.

Juste un peu de son histoire : Guglielmo de Saliceto ( né vers 1201 ) est un des premiers à avoir écrit des livres à ce sujet. Il est également le premier à avoir abandonner la cautérisation au fer rouge, pour le bistouri, mais nous en reparlerons.
Nous allons étudier quelques cas de blessure. Il est évident que seuls, chirurgiens et médecins peuvent intervenir. Il vous sera demandé de tenir prêt instruments, potions et onguents pouvant faciliter l’ intervention, ainsi qu’à ceux qui soulageront la douleur. Pensez aux emplâtres et autres compresses pour éviter l’infection..

« Commençons donc :

Un blessé arrive avec une flèche plantée dans le crâne.

Il vous faudra penser au rasoir pour raser les cheveux afin d’avoir un regard juste sur la nature de la blessure. »

Elle se dirigea vers une grande armoire et en sortit une boîte de fer de belle taille. Les étudiantes entendirent son contenu brinqueballer pendant que Majolana la transportait jusqu’à la chaire.

Elle l’ouvrit délicatement et en sortit plusieurs instruments qui les firent frémirent, ils semblaient plus barbares les uns que les autres.

La jeune femme les fit passer de l’une à l’autre, afin qu’elles les regardent de près, et sachent à quoi ils pouvaient bien servir.

Il y en avait de toutes sortes, des pinces, des tenailles de toutes tailles, de toutes formes, certaines avec des griffes, d’autres sans. Ils étaient également de différentes longueurs.

« Comme vous le constatez, chaque instrument est différent, il s’adaptera exactement à l’usage que voudra en faire le chirurgien : celui-ci court et sans griffe, pour une plaie peu profonde et un éclat facile à agripper
Celui-là, beaucoup plus long, courbe, avec griffes, pour enlever un objet enfoncé profondément et beaucoup plus difficile à attraper. "
A chaque fois, elle présentait l’instrument et en montrait les particularités.

Je suis certaine que, rapidement, vous saurez lequel présenter au chirurgien suivant ce que vous aurez vu de la plaie. "

« Après que la flèche soit ôtée, le chirurgien demandera certainement de remplir le trou l’ayant contenue de bourdonnets d’étoupe ou de lin trempés dans de l’ huile rosat, jaune d’œuf, safran, mêlés et chauds, sans les tasser beaucoup, et ceci sera continué pendant trois ou quatre jours pour ensuite commencer à les imprégner avec miel rosat, térébenthine, farine d’orge, farine de fenugrec, myrrhe et sarcocolle. Ces emplâtres aident à la cicatrisation et calme les douleurs.

Nous allons arrêter ce cours sur l’heur.. Vous connaissez peu ces instruments et je voudrais que vous les examiniez bien…et les manipuliez ! prenez-en grand soin, ils sont très précieux car ils sont rares, difficiles à acheter car peu d’artisan en manient correctement la fabrication et….ils valent moultes pécunes. "
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