Palais des ducs de Bourgogne

Des murailles fortes, un palais imposant et tortueux, des clochers et beffrois innombrables... De très loin le voyageur devine que la Cité de Dijon est le siège d'un puissant et riche duché.
 
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 Le retour de la Duchesse d'Occident ! (2 juin 1458)

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Theudbald
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MessageSujet: Le retour de la Duchesse d'Occident ! (2 juin 1458)   Mer 16 Juin - 18:45

Cérémonie d'allégeance à Sa Grâce Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg, Duchesse de Bourgogne
Mercredi 2 juin 1458





Citation :
Précisions pour le Role Play

Il s’agit ici pour les nobles bourguignons de prêter allégeance au duc de Bourgogne. La cérémonie se situe dans la salle du Trône du Palais des Ducs de Bourgogne, à Dijon. N’importe qui peut être introduit et regarder. Il convient de bien s’y comporter et de ne pas déranger le bon déroulement de la cérémonie. La salle est gardée comme il se doit.

RP : La cérémonie a lieu le mercredi 2 juin 1458, du matin jusqu’au soir.
HRP : La journée RP correspond à un mois HRP. Les portes de la salle de réception ouvriront donc le mercredi 2 juin et seront fermées le vendredi 2 juillet. Les nobles présents dans la salle pourront continuer leur RP et prêter allégeance. Mais plus personne ne pourra entrer et plus aucun courrier d’allégeance ne sera accepté.

Citation :

Holà, Nobles de Bourgogne,

Par la présente lettre, moi, Theudbald Malhuys, Héraut d’Armes de Bourgogne, fais savoir ce qui suit.

Le nouveau Conseil Ducal ayant désigné Sa Grâce Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg comme duchesse de Bourgogne ;
La duchesse de Bourgogne ayant prêté allégeance à Sa Majesté Levan III, Roi de France ;

Je vous invite à vous présenter à la cérémonie organisée le mercredi 2 juin 1458, en la salle de réception du Palais des Ducs de Bourgogne, afin de renouveler votre allégeance à Sa Grâce Ingeburge, Riche Duchesse de Bourgogne.

Si l’heur ne vous permettait point de vous rendre à Dijon en la date fixée, il est possible de me faire parvenir votre demande d’allégeance à Sa Grâce Ingeburge par missive. Il en sera fait montre à Sa Grâce au soir de la cérémonie pour étude et acceptation.

Recevez, Nobles de Bourgogne, mes respects les plus sincères.

Escript et scelle par mes soins, hui le trentiesme jour de mai de l'an de grasce mil quatre cent cinquante-huit.






Citation :
Précisions sur l'allégeance

Les nobles doivent l'allégeance à la province en laquelle tiennent leur fief. Adoncques ils vont par-devant le comte ou le duc régnant en ladicte terre, lequel, ayant été élu et ayant recognu le Roy nostre seigneur comme son suzerain légitime, les accueille et reçoit leur hommage.

L'allégeance sera prestée à la province par un hommage au comte ou au duc régnant ès dictes terres. L'allégeance à la province sera renouvelée tous les deux mois, à l'accession au trône comtal ou ducal d'un nouveau comte ou duc élu et ayant recognu le Roy nostre seigneur.

Les barons et vicomtes jurent à la province, en la personne du comte ou du duc, fidélité (obsequium), aide et service armé (auxilium) et conseil (consilium).

Le comte ou le duc leur accorde, pour la durée de son règne, protection, justice et subsistance. Il leur accorde subsistance en leur accordant fief, à eux et à leur descendance, ou en ne leur retirant pas fief déjà accordé. Icelui fief est représenté par un gant, un anneau, un fétu, une poignée de terre, ou tout austre objet propre au fief, que le comte ou le duc offre à son vassal.

Semblable cérémonie se tiendra entre le Roy et ses comtes et ducs.

L'allégeance est cérémonie publique et obligatoire pour tout vassal possédant fief. Elle est scellée par le baiser de paix, et vaut contract. Elle doit estre prestée sous un mois après l'avènement du nouveau seigneur, qu'il soit comte, duc ou roy.

Faict le treizième de mars de l'an de Pasques mil quatre cent cinquante trois, par Jehan de Malpertuis, maréchal d'armes de France.

LLyr di Maggio a écrit:
Exemple de missive si empêchement

Par la grâce d'Aristote,
nous, [NOM du NOBLE], humble[RANG] de [FIEF] en Bourgogne,

à vous, [NOM du DUC], Duc de Bourgogne par la grâce des urnes,

salut.

Par la présente, nous reconnaissons comme suzerain vous, [NOM du DUC], Duc de Bourgogne par la grâce des urnes.

Que nous vous devons désormais respect (obsequium), aide (auxilium) et conseil (consilium),

Que si un conflit venait vous opposer vous, [NOM du DUC], Duc de Bourgogne , notre suzerain, à un tiers, nous jurons que nous prendrions cause pour vous.

Que nous ne puissions enfreindre la page de ce serment, ou aller à son encontre par un courage téméraire. Si cependant nous osions le tenter, que nous sachions que nous encourrerions l'indignation du Dieu tout-puissant et de ses bienheureux prophètes.

Pour que l'autorité de notre sermentation obtienne une vigueur plus ferme dans les temps à venir, nous avons décidé de la confirmer par notre main et de la signer par l'impression de notre sceau.

nous [NOM du NOBLE], humble seigneur de [RANG] de [FIEF] en Bourgogne, a écrit et ratifié,

Date en l'enceinte du château de [LIEU], le [DATE].

Qu'il en soit ainsi et heureusement. Amen.
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Theudbald
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MessageSujet: Re: Le retour de la Duchesse d'Occident ! (2 juin 1458)   Mer 16 Juin - 18:45

Theudbald a écrit:
Mercredi 2 juin, donc. Le héraut était levé depuis bien avant les aurores. C'est bien simple, les enfourneurs de pains avaient fait la grasse matinée, en comparaison. Il avait dû assurer toute l'organisation, contrairement à la fois précédente où il s'était trouvé sur le carreau la veille : apprêter la salle du Trône et refaire la décoration, faire installer des trétaux et des tables couvertes de nappes de lin brodés de rabots et de croix de Bourgogne stylisées, pousser les grouillots à s'activer et à soigner les plats... Et des plats, il y en avait en profusion, comme à l'accoutumée ! Les mets les plus delicats, spécialités bourguignonnes, maintes viandes en sauce, porcelets au miel grillé, pains d'épices, vins de Bourgogne et liqueurs de mûre, de cassis et de cerise, et d'autres recettes encore, plus exotiques, venues du sud de l'Empire et d'Orient. Une démonstration ostentatoire du faste de la cour de Bourgogne.

Il interpela le Morvandiau au service de la duchesse, un certain Aubin Fichot que tout le monde surnommait Arquandier, par rapport à son trait de caractère le plus prononcé.


Arquandier ! Va ouvrir le portail de la place d'armes ! La gens de la noblesse devraient bientôt arriver. Tâche de les faire accueillir au mieux ! La cérémonie débutera lorsque la duchesse ta maîtresse sera assise sur le Trône.

Saxaltesse a écrit:
La Vicomtesse se préparait en sa demeure pour aller Prêter Allégeance à la Nouvelle Duchesse Ingeburge. Elle était heureuse de revoir en ces lieux celle qui savait mener la Bourgogne d'une Main de Fer.

Esyllt_catarina a écrit:
Chic ! Chic !

Esyllt trépignait. De l'Hostel Dijonnais au Castel Ducal, la petite faisait les quatre cent pas. Une vivacité communicative chez Miguael qui suivait sa sœur volontiers d'autant que c'était pour lui l'occasion de retrouver sa marraine. Certes, l'intimité n'y serait pas, mais l'ambiance elle serait de retour après la platitude des deux derniers mois.

Dans une robe framboise, pour changer, les cheveux tressés de telle sorte que la masse de cheveux repose sur l'une de ses épaules.
La tribu fit route et arriva visiblement parmi les premiers.
Mais peu importe, il n'y avait que l'impatience qui les embrassait, étreignant avec vigueur les deux corps enfantins, héritiers de la Louve.
Les yeux écarquillés, la jeune fille rousse prit plaisir à imaginer son père dans ce trône il y a de cela quelques temps. A l'époque, elle était trop jeune et de toute façon sa mère ne le connaissait pas encore. C'est tout du moins ce qu'elle en savait.

A défaut d'Ingeburge, les deux loups prirent un plaisir certain à noter que dans la décoration, un valet avait du s'endormir car dans un coin se trouvait encore un balai, laissé par l'indélicat, cadeau à la duchesse ou plutôt oubli d'un homme trop pressé.

Sorane a écrit:
Sorane arborait une jolie robe de velours vert émeraude quand elle fit son entrée dans la salle. Elle avait enfin fini de dissimuler des coussins sous ses robes pour simuler un embonpoint.
Elle déclina son identité aux gardes et à l'homme visiblement chargé d'accueillir les nobles et de les guider.

Elle s'empressa d'aller prendre place là où l'homme lui avait indiqué.

Elle avait hâte d'en finir pour retrouver au plus vite sa Circelia, mais ces cérémonies avaient le chic pour s'éterniser.

Ingeburge a écrit:
La chambrière noua le ruban de velours sombre retenant la seconde natte qu'elle venait de tresser et laissa retomber délicatement retomber la masse de cheveux ainsi torsadés et attachés. La coiffure achevée, deux longues nattes qui lui battraient le haut des cuises quand elle se mettrait à marcher, la Grande Duchesse d'Occident se leva; avec ce dernier morceau d'étoffe, sa toilette était presqu'achevée.
Retenant un soupir, elle jeta un regard distrait au reflet que lui renvoyait son miroir à main vénitien, ne prenant pas la peine de détailler sa coiffure dégagée, son visage d'albâtre à peine fardé, la courbe déliée de ses sourcils ou encore ses prunelles trop pâles et trop froides. Elle s'était laissée faire avec la tranquillité ennuyée que confère l'habitude, d'autant plus indifférente à l'effervescence qui montait autour d'elle qu'elle rechignait à l'avance à l'idée de la corvée qu'elle devrait effectuer. Car, en ce mercredi 2 juin, elle savait qu'elle vivrait une de ces journées qu'elle avait déjà vécue et qu'elle n'aurait jamais pas pensé revivre : celle durant laquelle se déroulerait la cérémonie d'allégeances. Par trois fois, elle avait déjà reçu les serments des vassaux de Bourgogne et il y a deux mois de cela, alors qu'elle avait cru qu'elle serait tranquille et qu'elle se contenterait d'enluminer dans son coin, elle s'était vue contrainte de pallier la défaillance de son vassal mais en l'occurrence maître, le Héraut de Bourgogne. Et comme si cela n'était pas suffisant, par trois fois, la nuit bien entamée déjà, elle avait dû s'atteler aux réponses des allégeances épistolaires et ce même jour où elle s'était retrouvée à suppléer Theudbald, elle avait dû assister à la rédaction efficace de celui qui n'était même pas son prédécesseur.

Comme cela était étrange, et elle ne le notait pour la première fois, à chaque fois qu'elle s'était trouvée à se rendre en Salle du Trône, elle avait trouvé le siège ducal vide. La première fois, le rite de la passation du Collier de l'Ordre de la Toison d'Or n'avait pas encore été fixé, la deuxième et troisième fois, elle s'était succédée à elle-même, et cette fois-ci, nul duc encore pour l'accueillir car elle prenait la suite d'un régent. Un frisson la parcourut alors qu'elle songeait au passé et elle ne put s'empêcher, elle qui ces dernières semaines était plus superstitieuse et sensible que jamais, d'y voir un signe négatif. Etait-ce là mauvais augures pour l'avenir ou était-ce rien de plus qu'un résumé bien cruel de ce qui caractérisait sa vie, à savoir, la solitude? Un frisson, encore, car en ce début du mois de juin, elle se sentait seule, comme il lui semblait ne jamais l'avoir été. Et là où elle se serait autrefois gourmandée, elle s'enfonça dans sa mélancolie, son regard opalin accrochant par un hasard malencontreux son coffret débordant de missives officielles et le journal qu'elle rédigeait à l'intention de sa fille. Seule.

Le poids qu'elle sentit soudain sur ses épaules la ramena à une réalité plus prosaïque et sa main demeurée libre vint amoureusement caresser la cape dont on venait de la recouvrir. Sa cape aux rabots, merveille de velours rebrodé, vêtement reprenant les devises de ses illustres prédécesseurs : l'outil du charpentier pour aplanir les bâtons noueux repris çà et là sur la précieuse étoffe, le fermail ouvragé frappé d'une Croix de Bourgogne sanglante venait de lui faire reprendre pied et complétait admirablement sa mise tout comme, piquées dans ses nattes, les quelques fleurs d'aubépine mêlée à des feuilles de houblon et de chêne. Vint le tour de la couronne ducale – brillant de tous ses feux, comme le collier de la Toison d'Or qu'Ingeburge portait déjà – que l'on déposa avec précautions sur sa tête. Alors, imperceptiblement, la Grande d'Occident se redressa, retrouvant ce port altier qui était le sien quand elle paraissait en public, consciente des symboles qu'elle arborait et elle tendit alors son miroir à l'une des suivantes; elle avait terminé, il était temps de se rendre en salle d'apparat.

La progression jusqu'à la pièce où seraient reçus vassaux et curieux fut de courte durée et, Ingeburge, consciente que contrairement à son habitude, elle ne se présenterait guère à l'heure, décida d'emprunter couloirs secrets et porte dérobée afin de faire son apparition en Salle du Trôn; elle n'aurait ainsi pas à traverser la grande pièce et à s'arrêter pour saluer tous ceux qu'elle ne manquerait pas de reconnaître.

La Duchesse de Bourgogne apparut donc soudainement aux côtés du trône ducal, hiératique, laissant l'un des sous-fifres présents l'annoncer :

— Sa Grâce la Duchesse de Bourgogne!
La déclaration avait été sobre, conformément aux directives de la Prinzessin qui n'entendait pas s'éterniser sur son siège de torture et qui laissait bien volontiers au Héraut de Bourgogne le soin de se perdre en grandes envolées lyriques.

Ingeburge prit place sur le trône, inclinant légèrement la tête en direction de ceux se trouvant déjà sur place – elle put ainsi reconnaître les Vicomtesses de Ligny-le-Châtel et de Couches et le Duc d'Amboise accompagné de ses deux plus jeunes enfants; autour d'elle, les suivantes s'affairaient, arrangeant avec soin les lourds plis de son précieux manteau de velours plain noir. Puis, elle s'enquit ensuite du Seigneur d'Irancy, cherchant celui-ci des yeux. A son habitude, il semblait fort occupé, supervisant domesticité et aides. Un sourire léger mais narquois étira les lèvres au doux incarnat de la duchesse quand elle l'eut enfin trouvé. Qu'allait donc pouvoir faire son cher maître-vassal sans elle à ses côtés?

Enfin, la corvée pouvait commencer et elle attendit que le Héraut de Bourgogne prît la parole pour officiellement le signifier.

Wolfar a écrit:
C'était reparti pour un tour...

Un messager aux armes de Bourgogne apporta un pli au Baron occupé à trouver les maçons nécessaires à la poursuite dse taravaux sur son hotel particulier. Chose pas aisée en vérité. Entre ceux qui prennent ou donnent des cours, ceux qui sont en retraite chez les moines, il fallait bien agencer son calendrier pour ne pas avoir une mauvaise surprise.


Wolfar se saisit du pli et lanca une piecette au coursier.

C'est pour ta peine, ne dépense pas tout à boire...

Les allégeances étaient donc de retour et il fallait s'y montrer cette fois ci. Il fit donc préparer le carrosse ainsi qu'une tenue d'apparat. Un mantel de saison aux couleurs de Cudot sur lequel il porta sa Toison d'Or. Un large chaperon noir coiffait son crane. Et, bien sur, Antares, sur son coté, la main posée sur sur le pommeau, c'est ainsi que le Baron pénétra dans la grande salle du Chateau de Dijon.

Il s'avance et salua la Duchesse puis les deux vicomtesses déjà présentes.

Le Baron se mit alors sur le coté en attendant que le Héraut l'appelle pour son serment.

Armoria a écrit:
Si elle s'y rendait ? Pardi, bien sûr qu'elle s'y rendait : pour une fois qu'elle n'était pas par monts et par vaux, elle n'allait tout de même pas envoyer une lettre, dites !

Si elle était seule dans sa voiture ? Tss tss, bande de curieux, vous le saurez bien assez tôt...

Si elle était satisfaite d'avoir enfin troqué sa tenue androgyne de campagne pour celle d'apparat ? Il fallait l'avouer... Oui.

Si du coup, elle en avait rajouté dans l'aspect somptuaire de ladite tenue ? Complètement... Elle qui d'ordinaire n'était guère portée sur la fanfreluche avait apporté un soin tout particulier à sa vesture. Mazette; l'or brillait dans la résille qui disciplinait la lourde torsade de ses cheveux, et le canard d'Asterius, que d'habitude on se contentait d'apercevoir, de deviner, était mis aux premières loges dans un décolleté que l'on aurait presque pu qualifier d'indécent - presque. Le tailleur, ayant reçu des ordres en ce sens, n'y était pas allé de main morte avec le brocard bordeaux, et en avait dépensé des quantités folles, notamment dans l'ample traîne. Le manteau de pair - bonté, quelle idée de ne pas avoir nue version été - s'épanouissait sur la corolle du bas de la robe, laquelle emprisonnait étroitement la taille soulignée par une ceinture de fils d'or tressés. Eh oui, elle avait fait son deuil de devenir un jour grassouillette, et affichait sans plus de complexe cette minceur que naguère elle avait tant de mal à assumer.

Voici donc comment elle fit son entrée. Seule ? Tss tss, je vous ai dit "vous verrez".

Nan mais ho.

Ingeburge a écrit:
Tout bonnement hallucinant. Si elle ne s'était pas restaurée avant de se présenter en salle d'apparat, la Duchesse de Bourgogne aurait cru que prise par les affres et tourments de la fin, elle rêverait la scène qui se jouait.... ou plutôt ne se jouait pas. Et si, comme son Ame Damnée, elle s'adonnait à la prise de quelque herbe qui consommée en trop grandes quantités, provoquait troubles et hallucinations, elle aurait peut-être pu s'expliquer cet instant irréel. Car rien, ou si peu – quelques nobles avaient depuis fait leur apparition – ne se produisait.

La journée serait longue, trop longue et personne ne semblait disposé à attaquer la cérémonie proprement dite. Contrairement à la fois précédente, elle n'était pas là pour assister le héraut et faire avancer, voire même bousculer, les choses mais pour autant, car elle savait que l'événement se révèlerait in-ter-mi-na-ble, elle prit sur elle de tailler dans les longueurs et d'entrer dans le vif du sujet :

— J'invite la Vicomtesse de Ligny-le-Châtel à me rejoindre.

Et tant pis pour le reste.

Cardinal a écrit:
le beau cardinal goûtant peu aux joies des mondanités s'était décidé une fois encore à ménager sa légendaire ataraxie en envoyant son renouvellement d'allégeance par missive ... quand soudain il apprit que la mignonne armoria serait présente ... cruel dilemme que ce combat qui allait devoir maintenant se livrer dans sa tête, son envie de revoir la mignonne princesse sera-t-elle plus forte que le peu d'entrain qu'il a à se plier aux monotones rituels d'une cérémonie d'allégeance ?

une fois n'est pas coutume donc, le coeur l'emporta sur la raison et le beau cardinal décida de se rendre à dijon ... c'est donc bien habillé et un sourire aux lèvres qu'il accueillit le carrosse qui allait l'emmener de nuits-saint-georges à dijon ... carrosse dans lequel siégeait déjà une mignonne personne ...

Armoria a écrit:
[Retour en arrière]

Question : comment faire d'un événement somme toute classique et répétitif quelque chose qui correspondait à l'effervescence de son retour en Bourgogne ?

Réponse : avec un enjeu de taille, pardi ! Quelque chose d'agréable, de plaisant, et de quasi-infaisable...

Réponse-bis, la seule possible avec ces données : y aller au bras de Cardinal, le beau, le seul, l'unique, le callipyge, celui dont les visites allegeantesques étaient plus rapides à compter que les apparitions publiques du roi.

Conclusion : envoyer un courrier s'imposait. Culottée, la princesse ? Certes non... Les culottes n'existaient pas, en 1458.


[Retour à la journée des allégeances, mais avant de s'y rendre]

Le coche armorié d'Armoria se, donc, présenta devant les portes de Nuits Saint Georges. A l'intérieur, une blonde, vanillée - et mignonne, si l'on en croit le propriétaire des lieux - se sentait, non sans une pointe de désarroi amusée, un peu comme une jeune fille à son premier rendez-vous. Eh oui, ça, c'est l'effet magique, non pas d'Impulse, mais de Cardinal. Hors de la voiture, assis près du cocher, un Lambert maussade : si l'invité se montrait, il ne serait pas ce soir, pour une fois, le détenteur du plus beau fondement de l'assemblée, et les regards féminins se poseraient sans aucun doute sur d'autres arrières que les siens. Y compris ceux de sa maîtresse ; et ça, Lambert, il n'aimait pas.

En somme, tandis que dans la voiture, on espérait voir s'ouvrir la porte sur le sourire - et le reste, on prend tout - du beau Cardinal, en dehors, on espérait exactement le contraire. La mine renfrognée du valet jurait avec la roseur des joues de la blonde altesse.


Retour dans la salle des allégeances, ça y est, nous y voilà

... Donc, à présent, l'on sait comment Armoria avait fait son entrée dans ladite salle : radieuse, une main légère posée sur le bras galamment offert du plus beau Duc que comptait la Bourgogne.

Bel ami, aucune présence ne m'aurait su combler davantage que la vôtre ce soir, murmura-t-elle à son compagnon.

Angelyque a écrit:
La Baronne s'admirait dans son joli miroir argenté que lui avait offert la Duchesse Ingeburge durant le trajet en carrosse. Relier Joinville à Dijon n'était pas toujours une partie de plaisir, il fallait traverser la Champagne, et à chaque arrêt il fallait qu'elle discute âprement pour qu'elle et son escorte puisse garder leurs armes, or, sans sa latte, son couteau à ses initiales et son épée, Angelyque se sentait absolument nue.

Satisfaite de son reflet, elle rangea tous les menus artifices qu'elle venait d'utiliser et patienta jusqu'à son arrivée au château de Dijon.

Une fois annoncée, elle pénétra dans la salle du trône et observa les personnes qui étaient présentes, pour une fois elle n'était pas trop en retard, son regard balayant la pièce, un grand sourire s'afficha quand elle reconnut la Princesse Armoria, sans réfléchir plus que cela elle se dirigea directement vers elle, cela faisait des mois qu'elles ne s'étaient pas vues, la dernière fois, c'étaient lors des allégeances à la Duchesse Ingeburge justement, un sourire rêveur passa sur son visage au souvenir de la garde ducale...garde qui était surement enfermée à double tour à Auxerre à présent, Angelyque ne doutait pas une seconde que la Duchesse avait noté les regards appréciateurs de la noblesse féminine...même Saxaltesse avait eu la voix tremblotante au moment de prêter allégeance...


Elle s'inclina devant la Princesse

Bonjour votre Altesse, je suis bien aise de vous revoir, et en parfaite santé d'après ce que je semble constater...avez vous fait bon voyage?

Angelyque cligna d'un coup des yeux, éberluée de voir que le beau Cardinal, personnage mythique de Bourgogne était présent aux côtés de la Princesse.

Elle s'inclina une deuxième fois


Ravie de vous voir en ces lieux votre Grâce.
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Ingeburge
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MessageSujet: Re: Le retour de la Duchesse d'Occident ! (2 juin 1458)   Dim 27 Juin - 14:45

Aelith a écrit:
Avait-elle déjà assisté à ce genre d'évènement? Il lui semblait que oui, mais comment en être assurée, tant sa mémoire lui jouait des tours ces derniers temps? Elle quitterait donc Saint-André pour le castel dijonnais, pour la salle du Trône, pour l'allégeance à la Grande Duchesse d'Occident, et pour les petits fours. Vêtue d'une robe noire serrée à la taille par un bandeau aussi incarnat que ses lèvres, elle pénétra dans la salle du Trône juste avant que ne commence la cérémonie.

Elle crut apercevoir la Princesse douairière d'Étampes au bras d'un homme qu'elle ne connaissait pas, mais dont le fessier avait une forme des plus avantageuses. Empêchant par l'unique force de sa volonté son regard de trop s'attarder à l'endroit sus-nommé, elle alla prendre place dans un endroit un peu plus retiré de la salle, jetant un œil attentif à la décoration, et amusé au balai oublié. Ce qui l'amena d'ailleurs à considérer les cheveux flamboyants de Couches, de Cruzy le Chastel et de la jeune louve, qui eux non plus ne passaient pas inaperçus. La population rousse bourguignonne avait décidément de bien jolies représentantes - et oui, elle s'incluait dedans, et alors?

Croisant les mains sur ses cuisses, décidée à rester toute la cérémonie durant malgré l'ennui que, avait-elle entendu dire, celle-ci procurait, elle imagina quel scandale son cousin aurait pu inventer pour distraire l'assemblée...
Armoria a écrit:
Angélyque fut accueillie d'un aimable sourire.

Le bonjour, Baronne. Le voyage s'est passé sans heurts, même si les retours vers la Bourgogne me semblent toujours trop longs...

Une brève oeillade vers Cardinal, un léger rosissement. Platonique ou pas, leur relation avait le don de lui colorer les joues plus souvent qu'à son tour.

... Et le trajet de ce jour a été délicieux. Mais baillez-moi nouvelles et potins, que je ne semble point trop cruche, je vous prie ? Saxaltesse semble distraite, je pense que nous avons du temps devant nous...

Elle envoya Lambert vers les valets ducaux dans l'espoir d'obtenir quelque chose à boire pour eux trois. Et aussi de réjouir les yeux des dames présentes, évidemment... Le collant de Lambert, comme le voulait la coutume armorienne, étant juste un rien trop étroit, de façon à montrer qu'il avait le fondement musclé à souhait.
Angelyque a écrit:
L'oeillade armorienne au Bellissime n'échappa pas à la Baronne, mais elle n'eût guère le temps de se poser plus de questions que son regard fut inexorablement attiré par le rebondi fessu de son valet, pour sûr Ingeburge serait verte de rage, il était tout bonnement....bref agréable à regarder, Angelyque se retint à temps de pousser un sifflement, se rappellant de quelle abominable façon pouvait se comporter son père devant un tel manque d'éducation, elle reporta son attention sur ce que lui disait la Princesse, le regard un peu dans le vague....

Ravie d'apprendre que vous ayez fait bonne route, et oui Saxaltesse a l'air distraite...elle est toujours ainsi quand la garde ducale est dans les parages...alors les potins...

Angelyque sourit, s'il y avait bien une chose qu'elle adorait faire, c'était papoter face à une oreille attentive, et la princesse se devait de tout savoir...

Inutile que je vous raconte tout ce qui s'est passé avant le départ fortuit de votre valet, je suppose qu'il vous a tout rapporté, néanmoins, figurez vous que juste avant son départ, nous avons eu la stupeur, mais non le déplaisir de voir déambuler le Régent en tenue plus que sommaire...

Figurez vous qu'il ne portait en tout et pour tout qu'un coquillage, et pas des plus petits si vous voyez ce que je veux dire, qui cachait LA partie de son anatomie qui auraient fait rougir toutes les conseillères, la plupart n'ont osé regardé, d'ailleurs je n'ai moi-même jeté qu'un petit coup d'oeil, histoire de bienséance...vous comprenez...

Quelques temps plus tard...il a décidé de mener enquête sur l'empoisonnement de ce pauvre Eusaias, j'ai été appelée comme témoin, comme si j'avais pu empoisonner le Duc, déjà, le poison c'est pas mon truc, et de plus si j'avais voulu le tuer, je ne l'aurais pas loupé, pour sûr...mais à ce moment là j'ai senti certains regards..une certaine attitude que je n'aurais soupçonnée avant..

Il est possible que mon intuition me joue des tours, depuis la perte de mon cher époux, Aristote ait son âme, je suis à fleur de peau..bref...figurez vous que j'ai ressenti qu'une véritable bête sommeillait en lui, franchement je ne sais point ce qui lui est arrivé ces derniers temps...sans doute une charge trop importante de travail..mais j'ai senti ce cher Snell en proie à de véritables pulsions! s'il n'y avait eu l'Evesque Poupounet que ne le quittait pas d'une semelle, je ne sais ce qu'il serait advenu...
Armoria a écrit:
En politique de haute volée, l'une des premières choses que l'on apprend - avec le fait qu'une femme haut placée est forcément traitée de catin par ses ennemis - est de ne jamais montrer, sauf à desseins, de réactions devant les nouvelles les plus destabilisantes, les plus inquiètantes, les plus contrariantes... Ou même celles de nature à vous donner envie d'arracher à un borgne le seul oeil qui lui reste. Armoria avait de longue date retenu cette leçon, et elle l'appliquait avec autant de naturel que le seul fait de respirer. Le seul réflexe qu'elle ne parvenait pas à contenir, c'était un vif éclat, quasi métallique, de ses yeux émeraude, dans le dernier cas de figure. Maintenant, donc...

Rebondir était la seconde leçon qu'elle avait apprise. Aussi prit-elle un air préoccupé pour répondre sur le ton de la confidence :


Tâchez de ne lui en point vouloir, Baronne... Vous savez que je suis versée dans l'art des soins : il se trouve - mais je compte sur vous pour ne le point répéter, pas même à lui - que j'ai dû lui conseiller quelques plantes pour tenter de soigner une maladie vénérienne contractée de longue date... Mais hélas, le traitement a échoué : je pense que ladite maladie agit parfois sur ses pauvres nerfs.

Comptait-elle sur la discrétion d'Angélyque ? Evidemment non : elle savait que les secrets étaient parfois si lourds à porter pour les femmes qu'elles devaient s'y mettre à plusieurs... Et elle comptait bien que cette fois ne fasse pas exception. Le secret était inventé de toutes pièces ? Oui, et alors ?

Votre époux est décédé ? Je suis désolée, vous me l'apprenez : toutes mes condoléances.
--Lambert a écrit:


Moui. Etre en concurrence avec les valets de la duchesse, passe encore : ils luttaient à armes égales. Mais le duc, là... Il avait les titres en plus. Et un passé commun avec sa maîtresse, il en était sûr. Déjà deux femmes qui regardaient son postérieur plutôt que le sien, alors que le sien, il lui devait d'être valet princier. Fichue journée.

Enfin bon... Service-service. Il alla donc vers les valets ducaux, répondant aux désirs de sa maîtresse, mais affichant un air pincé.

Parce que bon.
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Ingeburge
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MessageSujet: Re: Le retour de la Duchesse d'Occident ! (2 juin 1458)   Dim 27 Juin - 14:47

Angelyque a écrit:
La Baronne se sentit pâlir...des herbes...une maladie honteuse? il est vrai que maintenant qu'elle y pensait, il ne cessait de se tortiller sur sa chaise...une maladie vénérienne...la seule chose qui pouvait éloigner les femmes d'un homme, fût il aussi irrésistible que le borgne...elle prit un air de conspiratrice et murmura

Merci du tuyau...l'information sera bien tenue le plus possible au secret...mon dieu le pauvre! c'est donc pour ça qu'on ne le voit guère avec aucune femmes depuis longtemps! moi qui pensait qu'il entretenait une liaison secrête, il y a quelques mois, il semblait être prêt à abattre des montagnes...surement une rechute de sa maladie..pauvre homme...

Dès que cette cérémonie serait terminée, elle courrait répandre la nouvelle...après tout Dijon n'etait pas si grand et si chaque bourguignonne savait où il ne fallait surtout pas mettre les pieds, c'était bien mieux pour tout le monde...

Angelyque sourit tristement


Je vous remercie, mon époux me manque chaque jour davantage, on a beau se préparer à l'inéluctable quand ça arrive, cela vous touche de plein fouet.
Armoria a écrit:
Elle hocha la tête avec compassion.

Au moins avez-vous la Foy pour soutien... Tout bon croyant sait que Dieu rappelle les êtres qu'Il souhaite, et que Ses desseins sont toujours justes et bons, pour cruels qu'ils puissent sembler à nous autres, pauvres mortels.

Elle avait vu LA lueur dans l'oeil de la baronne. Cette lueur qui disait clairement "han, vivement la fin de la cérémonie, que je m'en aille vite raconter cela partout !". Si rien de visible ne parut son sur visage, elle ressentit une pointe de satisfaction. Il s'agissait à présent de donner du poids à la rumeur naissante.

Eh oui, que voulez-vous... Ces maladies sont terribles... Comme cette obsession de la laitue, par exemple : il s'agissait de ne pas trop montrer qu'il suivait un traitement... Je suis désolée de n'avoir point réussi à l'aider.
Olivier1er a écrit:
Le Grand Maitre de l'Ordre de la Toison d'Or revenait d'un voyage fort agréable jusqu'à Blaye en Guyenne et malgres la fatigue, il était venu a la cérémonie.

A peine arrive en son château de Dennevy, son secrétaire qui faisait aussi office d'.intendant l'avait informé de l'invitationnque le Seigneur d'Irancy lui avait adresse.

Toujours prompt a accomplirnson devoir, le Grand Maitre était donc là, accompagne de deux gardes qui encadrait l'encadrait car il portait lui même le coussin sur lequel reposait la Toison d'Or de fonction de la Duchesse de Bourgogne, Souveraine de Bourgogne et Protectrice de l'Ordre de la Toison d'Or.

Il salua toutes les personnes présentes, de la Princesse Armoria a qui il adressa une inclinaison de tête fort respectueuse malgres l'encombrement du coussin, il fit une sourire charmeur a son amie la Baronne Angelyque, surprit par la présence du du Duc de Beaujeu, il faillit laisser choir le coussin, puis s'approchant du trône ducal, il fut captive par lea Duchesse Ingeburge dont il avait été prive du fait de son voyage.

Leurs regards se croisèrent... Dennevy fut troubler par la beauté de la Duchesse qui était encore plus désirable que dans son souvenir. Un seul regard et toute fatigue s'envole !

Il sentit une chaleur lui monter aux joues..ce n'était point dans ses habitudes a Dennevy de se sentir rougir comme une pucelle....

Il se positionna a la place qui était traditionnellement réserve au Grand Maitre de l'Ordre de la Toison d'Or et attendit que la duchesse officia car la Vicomtesse Saxaltesse avait été appelée.
Maathis a écrit:
Mellecey parut, un brin en avance par rapport à ses habitudes... Eh bien il fallait parfois changer ! Il alla prendre sa place parmi les nobles.
Saxaltesse a écrit:
La Vicomtesse était arrivée avec son époux mais rêvassait devant une tapisserie ornant un des murs. Elle n'avait jamais vu si belle pièce.
Elle décida de se diriger ver la Princesse Armoria et la Baronne ANgelyque.


Bonjour Mesdames, désolée, j'étais perdue dans mes pensées.
Qu'il est bon de vous revoir
Angelyque a écrit:
Angelyque sourit à la Vicomtesse Saxaltesse

Bonjour Vicomtesse, en effet, nous avions remarqué que vous étiez en train de rêvasser, nous en discutions justement...je suis ravie de vous revoir également...mais savez vous que vous avez été appelée pour vous présenter à la Duchesse...cela fait plusieurs minutes à présent...revenez vite à nos côtés ensuite, nous discutaillons des derniers potins de la Bourgogne. Je suis certaine que vous avez également beaucoup de choses à vous apprendre.

La Baronne se pencha à l'oreille de Saxaltesse et lui murmura

J'ai appris une chose absolument scandaleuse à propose de l'ancien régent...si je vois des femmes se gratouiller, je saurai d'où ça vient à présent..mais chut ne dites rien...c'est un secret que j'ai promis ne pas révéler..mais faites attention à vous tout de même...la chair peut être si faible parfois, et vous avez su déchainer les passions sur l'estrade de bordel avec votre effeuillage...
Saxaltesse a écrit:
La Vicomtesse etait tellement dans la lune, qu'elle n'avait pas entendu son nom. Elle chercha vite des yeux son époux afin d'aller au devant de la Duchesse prêter allégeance et s'excuser de son manque d'attention.

Elle commença à s'avancer vers le Trône, tout en espérant que son époux arrive a temps a son bras


Merci Angelyque, par Aristode que je suis dans la lune en ce moment... Merci encore, je reviens
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Ingeburge
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MessageSujet: Re: Le retour de la Duchesse d'Occident ! (2 juin 1458)   Dim 27 Juin - 14:49

Sorane a écrit:
Elle passait l'interminable temps d'attente à se remémorer les magnifiques sourires de sa petite boule de bonheur, quand elle vit entrer son altesse Armoria, ainsi que sa marraine qui visiblement ne l'avait point vue.

Voyant que toutes les deux se lançaient dans une discussion à bâtons rompus, elle préféra ne pas les interrompre.
Quand son Amie Saxaltesse fut invitée à se présenter et qu'elle n'en fit rien et alla au contraire saluer les deux pipelettes, elle se redressa pour aller l'avertir, elle n'avait pas du entendre l'appel... Mais visiblement, son intention fut devancée. Alors qu'elle était sur le point de les rejoindre, Saxaltesse se dirigea vers le trône ducal.

Étant toute proche, elle en profita pour saluer sa marraine et la Princesse, en approchant, elle avait aussi aperçue Aelith, et elle comptait la saluer également ensuite :


"Bonne journée Votre Altesse et Marraine. Comment vous portez-vous ?"
Angelyque a écrit:
Angélyque fit un grand sourire à sa filleule

Bonjour, ma chère filleule, je me porte comme un charme merci, et toi? excuse moi de ne pas t'avoir saluée plus tôt mais j'ai commencé à papoter avec son Altesse Armoria, qui doit être mise au courant des dernières nouvelles de la Bourgogne, cela faisait tellement longtemps qu'elle était partie..et du coup je n'ai pas vu le temps passer...tu as jeté un coup d'oeil au valet armorien? comment le trouves tu?
Sorane a écrit:
Sorane sourit à l'allusion sur le valet :

"Ma foi, Son Altesse est une femme de goût, au goût très sur même ! Je me souviens d'un certain copiste, que j'ai trouvé particulièrement marquant !"


Sorane avise alors l'homme au côté d'Armoria, qui lui prêtait son bras à son arrivée et qu'elle n'avait pas reconnu sur le moment et pourtant, comment ne pas reconnaître le magnifique Cardinal.


"D'ailleurs la présence de notre Beau Cardinal en est encore la preuve."

S'adressant donc cette fois-ci au Beau Cardinal :

"Bien le bonjour Votre Grâce. Je remercie Son Altesse de nous offrir le privilège de votre compagnie, et le plaisir d'entendre vos paroles toujours si joliment tournées !"
Theudbald a écrit:
Le héraut, plus fortement que la Duchesse.

Dame Vicomtesse Saxaltesse et Monseigneur Saxotenor !
Approchez du Trône afin de renouveler vos serments, je vous prie !
Saxotenor a écrit:
De brocart vert rehaussé de sa Plume de Recteur, le Vicomte Saxotenor de Ligny le Chatel, au bras de la Vicomtesse Saxaltesse se présenta devant l'estrade ducale. Tournant à dextre son regard bleu acier, il attendit que son épouse prêtât serment, attentif au moindre de ses souffles...
Saxaltesse a écrit:
La Vicomtesse avait retrouvé son Époux et c'est après avoir fait une belle révérence à la Duchesse qu'elle fit son allégeance

Votre Grâce, moi Saxaltesse de la Clairière Chantante , Vicomtesse de Ligny le Chatel , renouvelle en ce jour, au Duché de Bourgogne en prêtant mon allégeance en la personne de la Duchesse Ingeburge.

Au nom du Très Haut, je vous jure Fidélité, Conseil et Aide .

Que le Très Haut me foudroie si un jour je manque à mon serment.
Armoria a écrit:
Saluant d'une inclinaison de la tête l'arrivée dans leur petit groupe de Sorane, elle ne put ensuite retenir un soupir.

Que c'est long, mon Dieu, que c'est long ! Cela commence à ressembler à un séjour en Alençon... Bel ami, ajouta-t-elle pour Cardinal, je me réjouis pour ces dames de votre présence, mais je me navre de vous avoir dérangé pour si peu : et par avance, je vous demande pardon de ce que je m'apprête à faire.

Rappelant Lambert, elle lui murmura quelques instructions, auxquelles il s'empressa d'obéir, ramenant de quoi écrire. Il se plaça ensuite devant elle, se penchant de façon à faire de son dos un écritoire.

Citation :
[rp]Moi, Armoria de Mortain, renouvelle ce jour mon serment d'allégeance envers la Bourgogne ; je sais lui devoir conseil, soutien armé et fidélité.

Fait en le Palais des Ducs de Dijon, ce jour de Mai 1458, long comme un jour sans pain ou sans considération,
Armoria de Mortain, signe mais ne scelle pas pour ne pas brûler le dos de son valet.[/rp]

Elle alla ensuite se placer devant Bourgogne, lui fourrant le document dans la main :

Voilà ! Sans sceau, mais écrit devant vous et les autres, et remis en main propre. Zou.

Elle retourna ensuite vers le plus beau des ducs :

Pour me racheter, et si vous le souhaitez, je vous prête le dos de Lambert, mon ami : quoique je ne saurais vous en vouloir de préférer rester. Quant à moi, si je reste ici, je vais sois étouffer, sois m'endormir, la torpeur me saisit déjà, je le sens. Je m'en irai vous attendre en la salle du Collège, prenez tout votre temps : ensuite, je vous enlève le temps d'un dîner où nous pourrons comparer les mérites de nos vins.

A Lambert, qui attendait la suite :

Reste auprès du Duc, il te signifiera quand il n'aura plus besoin de toi.

Saluant ensuite les autres personnes présentes d'une légère inclinaison de la tête :

Vous faites preuve d'une abnégation dont je ne me sens plus capable ce jour... Je crains que notre suzeraine soit présente par le corps davantage que par l'esprit : enfin, cela nous est tous arrivé un jour ou l'autre, n'est-ce pas ? La bonne journée, et que Dieu vous garde.

Rassemblant ses jupons d'une main habituée, elle tourna les talons et se dirigea vers la porte de la salle.
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MessageSujet: Re: Le retour de la Duchesse d'Occident ! (2 juin 1458)   Dim 27 Juin - 14:50

Ingeburge a écrit:
Surréaliste.

Après avoir appelé la Vicomtesse de Ligny-le-Châtel – après tout, suffisamment de temps n'avait-il pas été perdu? – histoire de débloquer la situation d'une cérémonie d'allégeances où rien ne semblait devoir se passer alors qu'il ne se passe déjà jamais rien en temps ordinaire même quand le régnant se montre sémillant et enthousiaste, le héraut pas comateux et les nobles réceptifs, la Duchesse de Bourgogne avait eu la surprise de voir ladite vicomtesse migrer mais non pas vers elle. En effet, pour une raison qu'elle ne s'expliquait guère, Saxaltesse avait décidé de migrer jusqu'à la Princesse douairière d'Etampes et la Baronne de Cruzy-le-Châtel qui se trouvaient être en grand conciliabule. C'est donc une Ingeburge à la chique coupée – profitez messieurs dames, c'est bien rare... ah mais vous en profitez déjà! – assista à la scène surréaliste qui se jouait devant ses yeux ayant perdu de leur indifférence coutumière : la Chalonnaise allait tranquillou tailler le bout de gras avec deux autres dame de la haute.

Et, ajoutez à cela que le Grand Maître de l'Ordre de la Toison d'Or qui surgit hors de la nuit, court vert l'aventure jusqu'au trône ducal et se sent obligé de la fixer comme s'il ne l'avait jamais vue et il sera aisément compréhensible qu'Ingeburge ne savait plus quoi faire. Entre Ligny qui papotait et Dennevy qui jetait sur elle des regards étranges comme cela lui arrivait depuis quelques semaines maintenant, la Grande Duchesse d'Occident ne savait plus à quel saint se vouer. Désespérée, elle tâcha de se souvenir s'il existait un saint patron des causes foutues, un sage auquel se référer et elle chercha, chercha, se récitant in petto l'index de son livre de prières, puisant dans ses souvenirs de pastorale et de séminaire, passant en revue tous les titres d'hagiographies qu'elle pouvait se remémorer pour découvrir finalement qu'elle n'en savait foutrement rien. En proie à une détresse qu'elle ne parviendrait plus sous peu à dissimuler, elle se tourna alors, à défaut d'archange, de saint ou de bienheureux, vers Theudbald, en espérant qu'il pourrait voler à son secours même s'il tenait plus du routier que du chevalier au blanc destrier et qu'enfin, elle était sa suzeraine et non sa dulcinée.

Rejetant cette pensée assez effrayante pour la faire passer du désespoir à l'horreur, elle regarda donc le Héraut de Bourgogne, sa désolation s'apaisant quelque peu. Et, miracle pouvant s'exprimer par la magie de la relation maître-poursuivante, conseiller ducal-patronne du duché, héraut-duchesse, vassal-suzeraine ou tout simplement, emmerdeur-enquiquineuse, Theudbald fit jouer son bel organe et sa voix – allons donc! – se fit entendre. Pas mal pour un ex-comateux, elle en sursauta d'ailleurs mais, petit désagrément passé, elle eut le plaisir de voir le couple vicomtal s'avancer jusqu'à elle.

Encore un peu secouée, la Duchesse de Bourgogne mit quelques secondes avant de pouvoir répondre et finit par s'exécuter :

— Moi, Ingeburge, vingt-troisième Duchesse de Bourgogne, sous le regard du Très-Haut et de Saint Bynarr, vous accorde en retour à tous deux, féaux seigneur et dame de Ligny-le-Châtel, et ce, pour la durée de mon mandat protection, justice et aide.

L'accolade fut donnée aux époux, d'abord à Saxaltesse et ensuite à Saxotenor. Ingeburge appréciait toujours aussi peu les contacts physiques mais celui-ci faisait partie de son devoir et elle s'y pliait d'autant plus volontiers que c'était un couple qu'elle appréciait tout particulièrement qui se tenait devant elle.
Elle se tourna ensuite vers ses hommes et l'un d'entre eux fit rouler une barrique de taille plus qu'honorable aux pieds des deux Chalonnais. La duchesse indiqua :

— la Bourgogne m'a octroyé Auxerre et il ne se passe pas depuis un jour sans que je remercie la Bourgogne pour ce cadeau extraordinaire. Aussi, en reconnaissance de ce lien particulier m'unissant désormais à ma terre d'adoption et en gage de mon serment envers mes vassaux, j'ai décidé de remettre à chacun d'entre eux un tonneau empli de vin de l'Auxerrois. Il est le sang de la terre qui est désormais mienne et le symbole des racines de mes devoirs envers eux. Voici donc pour vous.

Soulagée, après tout, c'était reparti, la cérémonie allait pouvoir connaître une vigueur nouvelle, Ingeburge se rassit. Quelque peu rêveuse, elle regarda le tonneau, songeant qu'elle en ferait bien sauter le couvercle afin d'y plonger la tête dedans. Mais l'instant fut fugace car elle ne pouvait retomber dans une bienheureuse mais coupable léthargie et de toute manière, l'huissier se rappelait à son bon souvenir en lui indiquant le nom du prochain vassal à appeler.
Aussi, déclara-t-elle :

— J'invite le Duc d'Amboise à s'approcher.
Saxaltesse a écrit:
La Vicomtesse remercia la Duchesse Ingeburge

Merci Duchesse de votre beau cadeau, je ne doute pas un instant que son fumé soit excellent, et mon époux, grand connaisseur, saura en déguster un verre chaque soir, après le repas, en regardant son feu de bois.

Puis elle lui dit plus bas

Encore désolée pour ma rêverie de tout a l'heure, me faisant manquer à mon plus grand devoir.
Il faudra , un de ces jours, que nous prenions le temps de discuter devant un bon petit repas, si vous acceptez bien sur, nous vous ferons porter invitation


Puis faisant quelques pas en arrière, refit une jolie Révérence a sa Duchesse préférée. Et se retira au bras de son bel Epoux
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