Palais des ducs de Bourgogne

Des murailles fortes, un palais imposant et tortueux, des clochers et beffrois innombrables... De très loin le voyageur devine que la Cité de Dijon est le siège d'un puissant et riche duché.
 
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 [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)

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Theudbald
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MessageSujet: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Sam 3 Avr - 18:57

Theudbald a écrit:
Cérémonie d'allégeance à Sa Grâce Eusaias de Blanc-Combaz, Duc de Bourgogne
Samedi 27 mars 1458




Citation :
Précisions pour le Role Play

Il s’agit ici pour les nobles bourguignons de prêter allégeance au duc de Bourgogne. La cérémonie se situe dans la salle du Trône du Palais des Ducs de Bourgogne, à Dijon. N’importe qui peut être introduit et regarder. Il convient de bien s’y comporter et de ne pas déranger le bon déroulement de la cérémonie. La salle est gardée comme il se doit.

RP : La cérémonie a lieu le samedi 27 mars 1458, du matin jusqu’au soir.
HRP : La journée RP correspond à un mois HRP. Les portes de la salle de réception ouvriront donc le samedi 27 et seront fermées le mardi 27 avril. Les nobles présents dans la salle pourront continuer leur RP et prêter allégeance. Mais plus personne ne pourra entrer et plus aucun courrier d’allégeance ne sera accepté.

Citation :

Holà, Nobles de Bourgogne,

Par la présente lettre, moi, Theudbald Malhuys, Héraut d’Armes de Bourgogne, fais savoir ce qui suit.

Le nouveau Conseil Ducal ayant désigné Messire Eusaias de Blanc-Combaz comme duc de Bourgogne ;
Le duc de Bourgogne ayant prêté allégeance à Sa Majesté Levan III, Roi de France ;

Je vous invite à vous présenter à la cérémonie organisée le 27 mars 1458, en la salle de réception du Palais des Ducs de Bourgogne, afin de renouveler votre allégeance à Sa Grâce Eusaias, Grand Lion de Bourgogne.

Si l’heur ne vous permettait point de vous rendre à Dijon en la date fixée, il est possible de me faire parvenir votre demande d’allégeance à Sa Grâce Eusaias par missive. Il en sera fait montre à Sa Grâce au soir de la cérémonie pour étude et acceptation.

Recevez, Nobles de Bourgogne, mes respects les plus sincères.

Escript et scelle par mes soins, hui le vingt-cinquiesme jour de mars de l'an de grasce mil quatre cent cinquante-huit.






Citation :
Précisions sur l'allégeance

Les nobles doivent l'allégeance à la province en laquelle tiennent leur fief. Adoncques ils vont par-devant le comte ou le duc régnant en ladicte terre, lequel, ayant été élu et ayant recognu le Roy nostre seigneur comme son suzerain légitime, les accueille et reçoit leur hommage.

L'allégeance sera prestée à la province par un hommage au comte ou au duc régnant ès dictes terres. L'allégeance à la province sera renouvelée tous les deux mois, à l'accession au trône comtal ou ducal d'un nouveau comte ou duc élu et ayant recognu le Roy nostre seigneur.

Les barons et vicomtes jurent à la province, en la personne du comte ou du duc, fidélité (obsequium), aide et service armé (auxilium) et conseil (consilium).

Le comte ou le duc leur accorde, pour la durée de son règne, protection, justice et subsistance. Il leur accorde subsistance en leur accordant fief, à eux et à leur descendance, ou en ne leur retirant pas fief déjà accordé. Icelui fief est représenté par un gant, un anneau, un fétu, une poignée de terre, ou tout austre objet propre au fief, que le comte ou le duc offre à son vassal.

Semblable cérémonie se tiendra entre le Roy et ses comtes et ducs.

L'allégeance est cérémonie publique et obligatoire pour tout vassal possédant fief. Elle est scellée par le baiser de paix, et vaut contract. Elle doit estre prestée sous un mois après l'avènement du nouveau seigneur, qu'il soit comte, duc ou roy.

Faict le treizième de mars de l'an de Pasques mil quatre cent cinquante trois, par Jehan de Malpertuis, maréchal d'armes de France.

LLyr di Maggio a écrit:
Exemple de missive si empêchement

Par la grâce d'Aristote,
nous, [NOM du NOBLE], humble[RANG] de [FIEF] en Bourgogne,

à vous, [NOM du DUC], Duc de Bourgogne par la grâce des urnes,

salut.

Par la présente, nous reconnaissons comme suzerain vous, [NOM du DUC], Duc de Bourgogne par la grâce des urnes.

Que nous vous devons désormais respect (obsequium), aide (auxilium) et conseil (consilium),

Que si un conflit venait vous opposer vous, [NOM du DUC], Duc de Bourgogne , notre suzerain, à un tiers, nous jurons que nous prendrions cause pour vous.

Que nous ne puissions enfreindre la page de ce serment, ou aller à son encontre par un courage téméraire. Si cependant nous osions le tenter, que nous sachions que nous encourrerions l'indignation du Dieu tout-puissant et de ses bienheureux prophètes.

Pour que l'autorité de notre sermentation obtienne une vigueur plus ferme dans les temps à venir, nous avons décidé de la confirmer par notre main et de la signer par l'impression de notre sceau.

nous [NOM du NOBLE], humble seigneur de [RANG] de [FIEF] en Bourgogne, a écrit et ratifié,

Date en l'enceinte du château de [LIEU], le [DATE].

Qu'il en soit ainsi et heureusement. Amen.
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Theudbald
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Sam 3 Avr - 19:01

Eusaias a écrit:
Chemin faisant entre Bourgogne et « Bourgogne »

Le Balbuzard dans le coche, jouait nerveusement avec ses dés. Il se conduisait à la salle qui accueillait les allégeances et pour ne pas se montrer ignorant il avait potassé les livres héraldiques qu’il possédait à Dijon. Ses doigts se refermèrent sur les dés, les faisant claquer et les rangea dans sa bourse de cuir. Les onyx ducaux se portèrent sur Theudbald, à qui, il avait prestement demandé la présence dans le coche, pour parler… affaire.

Vous savez, Theudbald, je suis, bien des vilains mots… mais pas une chochotte.

Bon visiblement, il ne trouvait pas les mots qu’il fallait. Pourtant Dieu savait que le balbuzard aimait parler, parler, parler…. Parler à n’en plus finir. Mais le sujet, cause de sa fâcherie interne était difficilement abordable. Il réfléchit donc à une autre version.

« Ah, mon brave Bourgogne, il est bon de voir que les Bourguignons ne sont pas que des grattes papier… venant d’Athènes. »

Est-ce que l’image serait assez forte ? Non il en doutait… Il ferma le poing à s’en faire blanchir les phalanges. Comment le dire à son héraut, comment inviter Bourgogne à avoir la même vision que lui. Il sourit.

« Je ferai bien écarteler un ou deux de ses hommes qui se prennent pour des femmes. Histoire de montrer que l’on n’est pas des chochottes ici. Qu’on les porte fièrement.»

Non ça, faut avouer que c’est très nul. En plus le geste de sa main remontant son entre-jambe pour appuyer ce "qu’on porte fièrement" était fort grossier. Puis deux fois chochotte…… Puis, Theudbald lui n’avait jamais été vu avec une dame au bras… Le Duc avala difficilement sa salive avant de se renfoncer dans l’angle opposé au héraut. Le doute s’installa peu à peu, Theudbald était une chochotte ? Grimaçant, le Balbuzard devait effacer se doute odieux, en voyant son intêret pour les choses typiquement masculines

Avez-vous vu la magistrale raclée que l’amicale de Sémur a mis au quillistes Nivernais, lors de la finale de quille en 1455 ?

Et pan, dans les dents du nivernais, mais ça ne l’avançait pas trop sur les questions : « Bourgogne » était il un bougre ? Et allait-il accepter ? Le duc posa son regard le plus sérieux sur Theudbald, il devait lui dire.

« Bourgogne… dois je vraiment embrasser les hommes et donner une accolade aux dames ? Une grimace prend place sur son visage. Car pour ma part, ce n’est en rien virile. De plus embrasser Erik quand on peut côtoyer les fines lèvres d’Ingeb... Il change de nom, sinon le héraut pouvait se fâcher que l’on veuille côtoyer les lèvres de sa suzeraine. …Sorane n’est pas très tentant. Faut être un stupide bougre d'andouille pour accepter ça non ? Puis mince, c'est vrai que la rouquine était elle aussi mieux qu'Erik, niveau gout et couleur. Je sais, vous allez me dire que c’est le code héraldique…. Mais c’est vraiment obligatoire de jouer aux enfants du malin le temps des allégeances ? Non parce que le baiser est signe d’amour et je ne veux pas donner mon amour aux hommes, mais je souhaite le donner aux dames. »

L’abcès était percé, il devait continuer.

« Theudbald, je souhaite, sans fâcher l’hérauderie, donner baiser vassalique aux dames et accolades aux hommes… Non car on est quand même pas des quand-mêmes en Bourgogne ! Les chochottes sont pas d'ici ! »

Et de trois pour "chochotte". Foutu Cassian qui venait lui troubler le langage.

Theudbald a écrit:
Chemin faisant entre Bourgogne et « Bourgogne »

Le héraut avait fait la route depuis Mâcon en coche. Il aurait du être présent au Palais des Ducs au moins la veille pour pouvoir préparer la cérémonie.

"Point ne recule, point ne dévie !" s'entendait-il encore beugler à la tête des Coutiliers de Marzy. Le bec de corbin avait cogné et glissé contre le casque du maudit Suisse d'en face. Il avait prit le retour d'épée dans le bras droit.
L'Hydre avait perdu quelques têtes et un autre coutilier nivernais, son sergent Wilhem des Essarts, était sur le carreau, bien plus amoché que lui. Sa fiancée, à Nevers, allait être au désespoir en apprenant la nouvelle.
Aussitôt son bras pansé, il avait pris la route de la capitale, catastrophé qu'il était par son état de santé. Sa poursuivante d'armes ne pouvait pas officer, le Mareschal d'armes devait se trouver entre Bourges et Paris. Il n'avait pas le choix.

Monté dans la voiture du Bourguignon, il s'appuya contre la cloison et ferma les yeux. La longue estafilade qui courait de son coude à l'épaule le faisait atrocement souffrir et il sentait la fièvre monter. Pourvu qu'Ingeburge fut à Dijon pour préparer la cérémonie à sa place. Les nouvelles de l'escarmouche ne devaient pas l'avoir devancer de long temps.


Eusaias a écrit:
Vous savez, Theudbald, je suis, bien des vilains mots… mais pas une chochotte.
« Ah, mon brave Bourgogne, il est bon de voir que les Bourguignons ne sont pas que des grattes papier… venant d’Athènes. »

Theudbald tenta de réfléchir à ce que le duc voulait dire, l'esprit embué. Lui était-ce adressé ? Des gratte-papiers venaient d'Athène ? Ou bien était-ce une métaphore relative à la Toison d'Or et aux mythes grecs ? Il était perdu et ne se souvenait déjà plus de quoi le duc parlait. Il aquiescça simplement.

Eusaias a écrit:
« Je ferai bien écarteler un ou deux de ses hommes qui se prennent pour des femmes. Histoire de montrer que l’on n’est pas des chochottes ici. Qu’on les porte fièrement.»

Il remarqua le geste viril du duc. Les yeux à demi fermés, il tâcha de focaliser néanmoins son attention sur les propos ducaux. Etait-ce un prélude pour un interrogatoire concernant ses droits de Haulte Justice ? Il ne devait quand même pas vouloir l'ennuyer de ses préférences personnelles. Tentait-il de se justifier de certaines rumeurs ? Le héraut se dit qu'il allait se renseigner.

Eusaias a écrit:
Avez-vous vu la magistrale raclée que l’amicale de Sémur a mis au quillistes Nivernais, lors de la finale de quille en 1455 ?

Le duc sautait du coq à l'âne. Ou bien c'était la fièvre qui le faisait délirer. Il se redressa, tentant de reprendre ses esprits.

1455... J'étais en campagne en Occitanye. articula-t-il.

Eusaias a écrit:
« Bourgogne… dois je vraiment embrasser les hommes et donner une accolade aux dames ? Une grimace prend place sur son visage. Car pour ma part, ce n’est en rien virile. De plus embrasser Erik quand on peut côtoyer les fines lèvres d’Ingeb... Il change de nom, sinon le héraut pouvait se fâcher que l’on veuille côtoyer les lèvres de sa suzeraine. …Sorane n’est pas très tentant. Faut être un stupide bougre d'andouille pour accepter ça non ? Puis mince, c'est vrai que la rouquine était elle aussi mieux qu'Erik, niveau gout et couleur. Je sais, vous allez me dire que c’est le code héraldique…. Mais c’est vraiment obligatoire de jouer aux enfants du malin le temps des allégeances ? Non parce que le baiser est signe d’amour et je ne veux pas donner mon amour aux hommes, mais je souhaite le donner aux dames. »

« Theudbald, je souhaite, sans fâcher l’hérauderie, donner baiser vassalique aux dames et accolades aux hommes… Non car on est quand même pas des quand-mêmes en Bourgogne ! Les chochottes sont pas d'ici ! »

Il haussa les épaules, indifférent.

Il s'agit du Baiser de Paix, une coutume ancrée dans notre tradition depuis tellement de siècles... C'est symbole de concorde et de scel aux serments prononcés.
Faites comme vous le voulez. N'octroyez point la paix à vos liges si vous êtes prêt à en assumer les conséquences.
prononça-t-il, espérant que cela fermerait la discussion. Il ne comptait pas débattre de quelconque sujet ce jour.

Ingeburge a écrit:
Le voyage entre Auxerre et Dijon avait été... curieux et instructif. Toute à son emménagement définitif en Auxerrois, elle avait passé dans le nord du duché des heures plus délicieuses qu'elle ne l'aurait cru. Certes, son départ de Mâcon était un crève-cœur mais entre son périple perpétuel sur les routes bourguignonnes durant ses mandats ducaux et ensuite son escapade touristique vers le sud pour observer la faune consanguine et dégénérée provençale, il y avait bien longtemps qu'elle avait réellement vécu à Mâcon et c'était au final plus le souvenir de ce qu'était la ville où elle avait trouvé refuge que ce que cette cité était désormais qu'elle regretterait tant l'ambiance y était maintenant délétère et que ses propres aspirations, désirs et projets l'attiraient vers Auxerre, irrésistiblement. Le sud bourguignon avait donc été troqué pour le nord, sans état d'âme mais non sans quelque hésitation et elle imaginait qu'elle finirait bien par s'accommoder de ce désagréable voisinage champenois tant Auxerre lui apparaissait comme une enclave préservée et protégée. C'était d'ailleurs pour cette dernière raison que son voyage vers la capitale du Grand Duché d'Occident lui paraissait si curieux car ses terres qu'elle ne connaissait au final que peu commençaient à exercer sur elle leur attractive emprise. Tirant franchement la langue, elle s'était tout de même résolue à se mettre en route et c'est donc dans son lourd coche armorié qu'elle avait pris place afin de rallier le Palais des Grands Ducs de Bourgogne après avoir quitté le confort et la sécurité de son castel urbain. Dans sa voiture, elle étudiait présentement les sentiments qui l'avaient assaillie en quittant son cher Auxerre, candidement surprise de ce qu'elle apprenait sur l'état de son cœur et animée pour la première fois depuis bien longtemps par ce qui ressemblait à de l'optimisme. Ce ressenti naissant avait vu le jour lorsqu'elle avait eu entre les mains la copie de la patente faisant d'elle la dame de l'Auxerrois et il n'avait fait qu'accroître à la faveur de la cérémonie où elle avait octroyé les terres de Cravant et d'Irancy, de son éloignement volontaire mais subi et ensuite de son retour prématuré en Bourgogne marqué donc vers son ascension vers le nord et ses nouvelles découvertes à Auxerre. Instructif donc, et cela ne pouvait que la prévenir un peu plus favorablement qu'elle ne l'était jusque lors pour cette cérémonie d'allégeances à laquelle elle avait tout d'abord rechigné de se rendre. Mais elle le devait car ses devoirs en ce samedi 27 mars seraient doubles, elle s'y rendait tout d'abord pour renouveler ses promesses et assurances envers le duché bourguignon mais elle s'y rendait également au titre de Poursuivante d'Armes de Bourgogne.

Cette pensée lui arracha une petite moue dubitative et elle regarda ses mains, à la recherche de quelques traces montrant ce à quoi elle passait ses jours ces derniers temps : la confection d'armoiries dignes de ce nom et dignes surtout de la Bourgogne afin de confectionner un armorial à l'image de ce duché qu'elle chérissait tant. Travail passionnant s'il en était, elle prenait plaisir à apprendre, à fouiller, à dessiner et à enluminer mais travail ô combien ingrat tant certains se plaisaient à se montrer désagréables ou peu coopératifs voire même les deux. Elle ne comptait plus le nombre d'épîtres envoyées, elle ne comptait plus la somme de vélins froissés, elle ne comptait plus la quantité de pigments, d'or et d'encre utilisés. Peut-être trouverait-elle une remarque à ceux qui n'avaient point daigné lui répondre ou peut-être pas car elle avait un rang à tenir, celui de subalterne d'un officier royal et s'il y avait une personne qu'elle n'avait pas envie de froisser, c'était bien Theudbald de Malhuys tant elle se sentait en ce jour d'humeur légère et tant aussi, hélas, ses relations avec son chef comme elle se plaisait à l'appeler dans les bureaux privés de la Hérauderie de Bourgogne avaient été mouvementées ces derniers temps. Oui, c'était ce qu'il convenait de faire, se montrer une poursuivante docile et pleine de bonne volonté affichée et non pas une poursuivante ombrageuse et susceptible. Ses mains blanches et praticiennes étaient évidemment dépourvues de la moindre tache et les seules couleurs qu'on pouvait y déceler étaient celles des bagues passées à chaque doigt et les stigmates violacés de l'estafilade lui ayant zébré la paume gauche. Deux bijoux y dominaient, le saphir cardinalice qu'elle préféra occulter et le cadeau de Kreuz, reçu en Provence qu'elle ignora ostensiblement, résolue à ce qu'aucun souvenir ne vînt gâcher une journée qui ne serait certainement pas sans surprises, autant donc ne pas commencer soi-même à la dégrader.

Le coche s'immobilisa devant le Palais des Ducs de Bourgogne et tandis que sa suivante s'affairait avec méthode à lui passer sur les épaules sa pelisse fourrée, au dehors s'activaient les Morvandiaux de son escorte portant tabard azur et argent. La portière s'ouvrit et aidée par l'un de ses gardes, elle mit pied à terre et c'est seulement entourée de ses hommes du Morvan qu'elle pénétra dans le castel bien connu. Sans perdre une minute, elle avait désiré se présenter au plus tôt afin de recevoir les directives de
Bourgogne, son petit groupe bifurqua en direction de la salle du trône où seraient reçus les nobles locaux et ceux – on ne pouvait jamais savoir à l'avance – désireux d'assister à l'événement. A sa grande surprise, elle apprit une fois arrivée que son supérieur n'avait encore été aperçu et que le même constat était valable pour le duc. Cela ne ressemblait nullement à l'Irancyçois et sa réflexion ne s'étira donc pas en longueur, les portes étant manifestements ouvertes, il fallait être en mesure d'accueillir les vassaux de Bourgogne et ce, dans les meilleures conditions possibles. Sans perdre une minute et sans prendre la peine de se dévêtir, l'on vit ainsi la poursuivante aller aux nouvelles et organiser les derniers préparatifs. C'est ainsi qu'elle donna consigne aux domestiques de dresser la table, d'achever la mise en place des sièges, d'amener le pupitre du héraut et d'y adjoindre deux fauteuils, un pour celui-ci et un pour elle. Le trône ducal, lui, faisait partie de l'ameublement habituel, point ne serait donc besoin de le faire amener, et la Duchesse d'Auxerre s'employa ensuite à vérifier que les oriflammes aux couleurs bourguignonnes ou frappées de la Croix de Saint-André étaient accrochées là où il faut et en quantités suffisantes. Il régna durant plusieurs minutes une activité de ruche dans la salle d'apparat du palais et chacun s'affairait diligemment sous l'œil exigeant d'Ingeburge. Cette dernière n'avait peut-être pas le droit de vérifier la validité des serments, elle ne le revendiquait nullement, et ne se sentait de toute façon pas en mesure de le faire mais préparer un lieu en vue d'une grandiose réception, elle en possédait l'expérience. Tout fut enfin à sa place et rafraîchissements salvateurs et mets de choix apportés des cuisines furent finalement déposées sur les tables à tréteaux recouvertes de doubliers immaculés, mettant un point final aux préparatifs.

Reprenant son sac de cuir empli de documents et d'ustensiles, elle se dirigea vers ce que serait sa place durant toute la journée : un siège et une petite table aux côtés mais légèrement en retrait du pupitre de son maître, pupitre lui-même placé à la gauche du trône des Feudataires de Bourgogne. Elle déposa son chargement sur le meuble où elle travaillerait et l'un des Morvandiaux la débarrassa enfin de sa pelisse. D'un geste machinal, elle lissa sa robe de velours noir profond aux manches légèrement évasées laissant apparaître celles moulantes de sa chemise de soie elle-même de couleur sombre. Sur le tassel de taffetas recouvrant ce qui devait être recouvert brillait le bélier de la Toison d'or, le lourd collier de l'ordre reposant sur ses épaules. Le reste de la robe s'épanouissait en une traîne bordée de zibeline sombre et laissait à peine entrevoir sur le devant des chaussures de cuir ouvragé. Sobriété de la coupe mais richesse des étoffes et cette même simplicité se dénotait dans sa coiffure, elle avait ainsi choisi de voir sa chevelure d'ébène divisée en deux tresses qui lui encadraient son visage marmoréen et retombaient sur le haut de ses cuisses. Pour parachever la coiffure, sa couronne de duchesse que l'on venait de lui poser sur la tête.
Ainsi délivrée du poids de son lourd manteau, elle prit place sur le bord de son siège et fouilla dans sa besace; elle occuperait son temps en se consacrant au projet d'armorial. Ses Morvandiaux se placèrent derrière elle, toujours aussi mutiques. Divers vélins furent extraits et elle se mordilla la lèvre, délicatement. Le souci de l'instant étaient les armes d'un certain vicomte et ce qu'elle voyait la laissait perplexe. Quel qu'il fût, le héraut périgourdin qui avait osé commettre ce dessin était un véritable sagouin; elle serait bonne pour refaire ce blason là également, perspective qui loin de l'assombrir l'enchantait au contraire au plus haut point.

Sorane a écrit:
En se préparant ce matin, Sorane fut prise de mélancolie. Elle plaça autour de son cou fin, la toison d'or réservée au Duc de Bourgogne, délaissant la sienne qui restait dans son coffret depuis deux mois, mais plus pour longtemps.

Tout change, et heureusement. C'est forte de ces pensées positives, qu'elle passa les lourdes portes de la salle de réception du Palais. Elle constata que les derniers préparatifs se faisaient dans la précipitation inévitable qui précédait tout commencement.
Elle était venu tôt, mais son amie, l'était encore bien plus, déjà installée et plongée dans sa tâche. Elle s'approcha donc et la salua :

"Quelle joie de vous trouver déjà là, Votre Eminence. Comment allez-vous ?

Eusaias a écrit:
Visiblement Bourgogne n’avait pas envie d’être loquace et ne souhaitait toucher en rien la cérémonie. Le Balbuzard savait le héraut méticuleux et tatillon sur les traditions. Puis comme l’avait dit Theudbald, s’était un baiser pour la paix, pas un baiser que font les chochottes…. C’était tout de même difficile à accepter de la part du Bourguignon et la seule chose qui allait lui plaire c’était de donner la paix aux femmes aussi. Il sourit bêtement en imaginant les lèvres d’Ingeburge, Sorane, Angelique…

La rouquine Angelique, il l’avait déjà, fortement tenté dans le passé et aimait la placer dans des situations délicates, le baiser vassalique aura donc gout de défi. Sorane, il ne savait pas comment la prendre, parfois agréable, parfois butée comme lui, il l’appréciait, mais le nierait toujours, son baiser aura gout de surprise. La Troisième de ces dames et non pas la moindre était, aux yeux du mauvais, l’une des plus belles femmes du Royaume. Souvent il se perdait dans de licencieuses pensées où la princesse impériale se livrait, corps et âme, sans retenue au sémurois. Dans ses songes libidineux, elle lui susurrait des messes grivoises et polissonnes, d’une voix mourante, pendant qu’il lui montrait la vigueur de sa foi. Pour cela ce baiser aura donc un petit gout de victoire.

Oh il se réjouissait pour pas grand-chose et afin de garder la tête froide et que nul signe physique, surtout au niveau des braies, trahisse son envie de donner la paix à Ingeburge, il sortit une lettre chiffonnée envoyée par celle qui aurait dû être là en ce jour. Ses doigts caressèrent le papier scellé de la marque d’Aléanore. Il devinait déjà, les écrits… Des mots assassins, tortionnaires, juste pour le pousser un peu plus vers la mort. Pourquoi ne comprenait elle pas ses sentiments pour elle ? Pourquoi souhaitait-elle sa mort ? Pourquoi aimait-elle le voir souffrir de 1000 maux ? Les doigts brisèrent la cire et il déplia le papier :


Citation :

A Eusaias, vingt-cinquième Duc de la Grande Bourgogne.
A toi,

Le bon jour,

J’espère que tu ne te portes pas trop bien et que le Très-Haut et Aristote ne font pas trop cas de ta personne.

Comment vont les enfants ? Alycianne a-t-elle grandi ? As-tu vu ses progrès en ce qui concerne la révérence ? Sa nouvelle robe est belle, n’est ce pas ? Et Cassian ? Veut-il toujours être chevalier ? S’entraine-t-il bien pour se battre comme il faut ?

J’allais oublier... Mes félicitations pour ton accession au trône ducal.

Faict ce 25ème jour de mars de l'an de pâques mil quatre cent cinquante huit à Concèze.

Aléanore Jagellon Alterac,
Damoiselle de Concèze.


NB : N’oublie pas d’acheter de nouvelles tenues aux enfants ! On grandit si vite à cet âge-là …



Les mots étaient bien moins rudes, s’était elle assagie avec le temps ? Un sourire prit forme, relayant en même temps Ingeburge en troisième position, après Aléanore et sa confidente. Le coche s’arrêta devant les portes et le Balbuzard s’élança à travers les portes de la salle dans un tonitruant :

LE BONJOUR !

Della a écrit:
J'avais reçu la veille le courrier de ma Béatrice, me demandant de venir porter son allégeance au Mauvais. Ceci n'était en rien une corvée, bien au contraire, c'était un devoir dont j'allais m'acquitter avec grand plaisir.
C'est que dorénavant, ayant un Intendant sur les terres de Beaumont, et ne voulant pas paraître à ce brave homme qui était aussi mon cousin, une espèce de belle-mère, j'avais du temps libre.
Quel merveilleux passe-temps que d'assister une journée entière aux allégeances.
Les dames, pour ce jour, rivalisaient de tenues et de coiffures extraordinaires voire extravagantes, les bijoux les plus clinquants étaient de sortie et les parfums les plus lourds formaient un air à la limite du respirable.
Oui, cela valait le coup d'y aller.

Représentant ma chère suzeraine, je m'habillai de bleu, son bleu, pas n'importe lequel, celui du Lauragais.
Robe simple mais élégante, cheveux attachés et correctement relevés en un filet blanc également, le collier de perles maternel, cela suffirait.

Fin prête de bon matin, arrivée assez tôt, le coche me déposa devant le Palais des Ducs.
J'engageais le cocher à profiter de sa journée, je ne pensais pas repartir avant la fin de la cérémonie.

J'étais au tournant du couloir lorsque je vis la silhouette ducale se précipiter dans la salle du Trône, en ouvrir les portes à la volée et lancer un "Bonjour" tonitruant.
Cela me fit sourire...Eusaias était sans conteste à bien des égards, remarquable.

A mon tour, j'entrai.

Le premier à saluer était le Duc, évidemment.
Révérence, sourire courtois.

Votre Grâce, le bonjour vous va.

La deuxième serait Ingeburge, cela allait de soi.
Révérence, sourire courtois, bis.

Votre Eminence, bonjour à vous.

La suivante serait Sorane.
Révérence, sourire courtois, ter.

Vicomtesse, bonjour.

Et ce serait tout !
Haha, l'avantage d'arriver tôt...c'est qu'il n'y avait pas encore beaucoup de monde à saluer.

Je pris place enfin, tenant en ma sacoche de cuir, le parchemin envoyé par Béatrice.

Angelyque a écrit:
La Baronne avait pris le temps de se préparer afin de se rendre à la cérémonie d'allégeances. Elle avait hésité longuement auparavant, le Duc étant un personnage hors du commun, elle avait même failli renoncer un instant et envoyer au hérault une missive en bonne et dû forme, pretextant une migraine, puis avait changé d'avis, jamais elle ne s'était dérobée, cette allégeance elle la ferait en personne, comme cela avait toujours été le cas, après tout que risquait-elle? une accolade du Duc? elle s'en remettrait.Non, elle craignait bien plus pour sa vertu lorsque d'aventure elle se retrouvait seule dans son bureau...mais elle s'en était toujours plus ou moins tirée...elle avait donc revêtu une robe des plus classiques, avec un décolleté carré qui ne devoilerait rien de plus que ne l'autorisait la bienséance, elle avait fait torsader ses cheveux, s'était pincé les joues pour leur donner un peu de couleur puis avait pris la route en direction de Dijon...

Une fois arrivée sur place, elle se fit annoncer par un garde et pénétra dans la salle de réception, que de souvenirs!! elle se rémémora toutes les allégeances qu'elle avait déjà prétées ici! chacune d'entre elles avait été différente, mais jamais elle n'était entrée dans cette salle aussi troublée....

Elle susauta en entendant le Duc tonitruer dans la salle...il avait l'air en forme le bougre!!

Elle inspira un bon coup et entra à sa suite en souriant, elle salua le Duc, la Duchesse d'Auxerre, la Vicomtesse de Couches et la dame de Railly et prit place près du trône ducal, attendant d'être appelée...

Theudbald a écrit:
Le héraut entra lentement, à pas comptés, la démarche mal assurée des soirs tardifs au sortir de l'auberge où les coutiliers avaient leurs habitudes à Nevers. Il chercha du regard la duchesse sortante Sorane, le Grand Maître de l'Ordre de la Toison d'Or, et surtout la Poursuivante d'armes de Bourgogne.

La cérémonie devait commencer par la passation symbolique du collier de la Toison d'Or de la duchesse sortante en faveur du nouveau duc. Ensuite commencerait l'interminable procession d'allégeants qui durerait jusqu'au soir.

Le héraut se sentit défaillir. Il ne tiendrait pas jusqu'au soir. Il se dirigea directement vers le Trône, dédaigna son pupitre et tomba sur son siège en retrait à gauche de la place ducale. Un valet d'armes vint s'enquérir de son état. La tête de cadavre qu'il arborait devait en alarmer plus d'un.
Il leva les yeux vers le commis en bleu héraldique et lui demanda :


Un verre de rouquin auxerrois, avant que l'énergie ne me fasse défaut.

Poupounet a écrit:
Oh elle n'avait pas besoin d'y aller en somme mais il faut donner l'exemple voyez vous. Comment dire aux gens venez aux messes tous les dimanches surtout aux conseillers si l'église n'assiste pas aux cérémonies officielles de la Bourgogne, et les allégeance dans le genre officiel. Elle avait aussi un autre rôle et pas des moindre, celui de surveiller Eusaias. Elle le connaissait bien le bougre et se doutait de ce qui se passait dans sa petite tête de mâle. Décidément la pénitence risquait de s'allonger de plus en plus pour l'homme. Mais elle ne lâcherait rien, il lui avait fait des promesses et il les tiendrait. Tout duc qu'il était, il était avant tout son ami, oui, on sait elle n'a que de mauvaises fréquentations l'évêque. D'ailleurs ça lui faisait penser qu'elle devrait préparer la pénitence de Théognis aussi.

Elle était dans un état d'esprit serein. Elle prit son temps pour se préparer, choisissant une robe simple mais de belle facture, elle attacha ses cheveux comme à l'accoutumée grâce à un ruban serti de perles. Elle choisit des bijoux simple des perles feraient l'affaire, sans oublier de porter sa médaille d'évêque et sa bague, elle ne la quittait jamais, même pour dormir. Un dernier regard dans le miroir et hop direction Dijon et la salle des allégeances.

Plusieurs personnes étaient déjà là, elle les connaissaient toutes plus ou moins bien, mais les appréciaient pour différentes raisons, même si des fois elle n'était pas d'accord avec leurs idées et positions. Poup s'avança pour saluer Sorane, SE Ingeburge, Della, la Baronne Angelyque, et s'avança vers le héraut.


Vous devriez vous reposer un peu. La nuit a été rude, personne n'osera vous dire quoi que ce soit.

Elle se décida à aller saluer le Duc. Non elle ne lui fit pas de révérence, manquerait plus que ça, elle savait qu'il irait jeter un coup d'œil dans son décolleté. Elle le fixa, elle aimait le provoquer aussi, lui obéissant rarement malgré certaines de ses demandes ou selon la bienséance. Elle lui décrocha son plus beau sourire.

Oh Votre Grâce, je ne vous avait point vu, bien le bonjour. J'espère que vous êtes en forme pour cette longue journée.

Et surtout n'oublie pas que je te surveille, tu risque d'avoir une drôle de surprise si tu t'égare, tu me connais je mets toujours mes menaces à exécution.

Theudbald a écrit:
Vous devriez vous reposer un peu. La nuit a été rude, personne n'osera vous dire quoi que ce soit.

Theudbald esquissa un pâle sourire.

Personne n'osera dire quoi que ce soit, hormis le Riche Duc, ses vassaux et aussi son suzerain.

Le verre de vin arriva et il le lampa de bon coeur, espérant qu'il calme la douleur et qu'il voit ses forces régénérées de manière toute relative par le sucre.

Ingeburge a écrit:
Etait-ce le sinople qui lui causait tant de soucis? Ou était-ce bien l'or? Celui-ci manquait de flamboyance et de tenue, quant au sinople, pas assez soutenu. Et puis, en s'attardant sur les meubles, elle ne put que constater le peu de soin qui avait été pris pour dessiner les coquilles d'argent. Décidément, ce blason serait à refaire, pièce par pièce, nuance par nuance et elle chiffrait, au jugé, à deux heures de travail le temps nécessaire pour arriver à un résultat correct. Un vague sourire étira ses lèvres au doux incarnat, des heures, elle en aurait à revendre aujourd'hui et avec un peu de chance et de concentration, il lui serait possible de clore le cas de trois ou quatre armoiries problématiques. Satisfaite de cette journée de délices qui serait la sienne, elle s'apprêtait à préparer son matériel quand une voix bien connue la tira de son ravissement. Fort heureusement, celle, car il s'agissait d'une femme, qui était venue la déranger était la toute nouvelle suzeraine de Couches. Avec un air joyeux non feint, de cet air qu'elle ne réservait qu'à sa famille et à ses proches amis, elle salua donc Sorane :
— Le bonjour, Vicomtesse, c'est un plaisir que de vous revoir... vous êtes réellement rayonnante.
A la question posée, elle put répondre en toute sincérité :
— Ma foi, fort bien, merci.
Même si... même si, et cela n'était un mystère pour personne, elle aurait préféré que ce soit Sorane qui s'assît à nouveau sur le trône ducal de Bourgogne. De son sentiment, elle ne fit nullement mention, elle ne désirait point heurter son amie et de toute façon, elle n'aurait eu guère le temps de poursuivre plus avant car le Duc de Bourgogne lança un bonjour vigoureux destiné sans nul doute à une assemblée fournie. Las, la salle d'apparat était, à l'exception de la présence des valets et de la Vicomtesse de Couches et de la duchesse d'Auxerre, vide.

Education noble et rigoureuse oblige, Ingeburge se leva légèrement de son siège mais elle garda néanmoins le silence, le duc étant de toute façon trop loin d'elle et elle n'avait nulle envie, pour sa part, se mettre à élever la voix sans aucune raison valable. D'autres personnes firent leur apparition à la suite d'Eusaias et gardant son attitude mutique, elle les salua toutes – Della, Angélyque, Poupounet – d'un signe cordial de la tête. Celui à qui elle aurait bien adressé la parole, c'était Theudbald, car il s'agissait de son homme, il s'agissait de son maître et que ces liens particuliers existant entre lui et elle le commandaient. Et elle eut d'ailleurs une raison de plus de vouloir aller s'entretenir avec lui, depuis son propre retour en Bourgogne, elle n'avait guère eu le loisir de pouvoir lui parler, ne l'ayant au final que croisé et puis... Ce qu'elle vit brisa net son élan, ses yeux ne pouvant se détacher du bras blessé de Theudbald et lorsqu'elle quitta le membre abîmé, ce fut pour noter la pâleur de son visage. Elle avait appris par la seule rumeur publique que des combats avaient eu lieu à Mâcon — elle avait été bien inspirée d'avoir avancé son déménagement – et elle était à mille lieues d'imaginer que le désormais Capitaine de Marzy avait pu être touché en cette occasion. Visiblement, elle aurait dû en concevoir quelque alarme car l'ancien routier était bel et bien diminué. Mortifiée, elle se déclara in petto bien piètre suzeraine et ce qualificatif dont elle se gratifiait présentement devait déjà être celui de son vassal tant celui-ci la battait froid.

Certes, ce n'était pas la première fois que rencontrant Theudbald en public elle remarquait cette réserve qu'il lui faisait généreusement bénéficier et elle ne pouvait toujours s'expliquer les raisons. Elle n'attendait pas de lui à ce qu'il soit toujours après elle – elle ne l'aurait guère supporté – mais son comportement ne laissait pas de l'étonner. Pour autant, là, l'une des raisons de cette froideur était aux yeux de la Prinzessin fort claire et elle était bien décidée à faire amende honorable. Le héraut s'était lourdement assis dans le fauteuil qu'elle avait fait placer à son attention et lançait quelque consigne à un valet empressé.
Ingeburge indiqua à Sorane :

— Veuillez je vous prie excuse mon départ, mais je dois m'enquérir des nouvelles de Bourgogne. Nous aurons, je l'espère vivement, l'occasion de nous revoir aujourd'hui.
Un petit sourire contrit fut adressé à l'Autunoise et Ingeburge franchit la courte distance qui la séparait de Theudbald. Il fallait bien qu'ils parlassent, ne serait-ce pour qu'elle sache ce qu'il lui était advenu et c'est non sans anxiété qu'elle alla jusqu'à lui.

Succédant au valet qui venait de servir le héraut, elle se planta devant ce dernier, persuadée d'être en partie responsable du refus de son vassal de lui parler mais bien décidée à ce qu'il en fut autrement. Faisant donc taire ce qu'elle avait sur le cœur, elle déclara, faisant usage de son ironie coutumière :

— J'ose espérer que vous avez cogné fort car je serai fort marrie, tant pour vous que pour moi, que cela ne fût point le cas. Pour le reste, je me réjouis de vous savoir en vie car j'aurais été assurément fâchée de devoir déposer une plainte héraldique à votre encontre pour abandon manifeste de votre si aimable suzeraine et donc manquement de votre part des plus criants.

Relecture, pfffff

Olivier1er a écrit:
Le Grand Maitre entrait dans la Salle avec sa Toison d'Argent autours du cou. Il avait veillé qu'elle soit rutilante et brillante de tous ses éclats.

Il entra dans la salle du trone et d'un rapide coup d'oeil a droite et à gauche il vit l'essentiel de la scene.

La Cardinal en train de converser avec un Bourgogne quelque peu...eventé.. qui semblait avoir bu un verre de vin aigre. Une Vicomtesse de Couches, qui se remettait visiblement des siennes... Tiens.. il n'avait pas recus de carton l'informant de la liberation de son amie...remarque, il n'était pas non plus aller prendre de ses nouvelles...alors qu'il savait que cela devait etre ces jours ci.


La Baronne Angelyque était là...Toujours élegante...sensuelle...un regard toujours mi mutin, mi friponne...ah la la la...Il enviait son ami Stam, mais en cachette...

Le Duc Eusaias était là aussi. Que de chemin il avait parcourut... C'est un homme volontaire et decidé, certain diront borné - mais c'est des mauvaises langues.

Della était là également, elle officiait en sa qualité de porte parole.

Sur le Seuil de la Salle du trone, il était là pensif a jouer avec le pendentif representant la toison qui reposait sur sa poitrine. Il contemplait la Bourgogne d'aujourd'hui. Ses pensées lui faisaient afficher un sourire franc et charmeur. Il se decida a avancer et saluer tous ce beau monde.


- Bonjour votre Eminence
dit il en prenant delicatement la main d'Ingeburge et en embrassant la bague. J'espere que votre Eminence se porte bien dit il avec un sourire et que l'impatience que je devine à disposer de la formule heraldique de mes armes ne lui tourne pas la plume dans le sens contraire du levé du soleil. Je m'en voudrais profondement d'etre la cause de taches sur des mains si gracieuses et si delicates.

- Bonjour Mon Cher Theudbald, vous avez un petite Mine ce jourd'hui !
Il regarde l'etiquette de la Bouteille...pourtant, c'est du bon vin de Bourgogne que vous buvez !
Il frappe dans ses mains pour attirer l'attention d'un valet. Apportez une autre bouteille au heraut de Bourgogne, celle ci doit etre eventée !

Apres avoir salué son ami et l'avoir gratifié d'un sourire, il poussa jusqu'a Sorane qu'il embrassa sur les Joues.


- Chere Vicomtesse ! Vous semblez radieuse ! Vous liberer du poid de cette toison d'Or de fonction doit vous rejouir !, mais n'oublie pas ma chere, tu es toi meme toison d'Or...ton fardeau ne change pas.

Il se penche pour lui embrasser les mains qu'il avait jointe dans les siennes et lui murmure
, toutes mes felicitations pour ta liberation... Un garcon ? une fille ?

Voyant le sourire de son amie, il comprit qu'elle ne souhaitait pas en parler icelieu.

Il poursuivit jusqu'au trone Ducal, mais salua au passage la Baronne Angelyque en l'embrassant sur les joues.

- Baronne ! cette robe vous va a ravir ! ce decolleté est à damner un Stam pour l'eternité...

puis regardant Angelyque dans les yeux et avec un sourire aux levres, il ajouta

le veinard !


Puis Il fit face au nouveau Duc.

- Votre Grace, permettez que je vous presente toutes mes félicitations pour votre Election ! Aristote est bien inspiré pour avoir guider les Bourguignons a elire un Duc a poigne de votre Trempe. Et Mes hommages respectueux en ma qualité de Grand Maitre de l'Ordre de la Toison d'Or.


Puis se tournant vers dame Della


- Dame Porte porole, mes salutations.

Sorane a écrit:
Sorane était près de son amie, toujours aussi passionnée et impliquée dans tout ce qu'elle entreprenait, quand le Duc fit une entrée tonitruante !
Sorane ne put s'empêcher de marmonner entre ses lèvres, à l'intention de son amie :

"Notre Duc semble en forme, toujours égal à lui-même, tout en gueule, mais pour le reste, tout n'est que vacuité !"

La Dame de Railly suivait de près le Duc et vint les saluer toutes deux. Sorane lui adressa un sourire et lui souhaita également une bonne journée.

Puis ce fut le tour de ses amies, Angelyque et Aliénor, qu'elle salua avec chaleur.

L'arrivée du Héraut fit l'effet d'une averse glacée sur l'assemblée, toutes les discussions cessèrent. Sorane vit avec un pincement de coeur, le téméraire "Bourgogne" qui peinait à rejoindre sa place, téméraire car malgré ses blessures reçues la veille contre une horde de brigands, il venait tout de même faire son devoir de Héraut. Sorane lui laissa le temps de s'installer et surtout le temps à son amie, poursuiveuse d'armes et suzeraine, de prendre des nouvelles de son maître-vassal.

Le Grand Maitre de la Toison fit son arrivée et vint s'entretenir avec elle, alors qu'elle se rapprochait du trône pour être prête lorsque la cérémonie débuterait.
A son allusion sur la toison d'or, elle lui rétorqua sur un ton plaisantin :

"Me réjouir, certes non ! La Couronne de Bourgogne m'épargnait d'avoir à dompter mes cheveux si rebelles, je n'aurais pas été contre la conserver encore un peu ! Et oui, ma toison attend dans son coffret que je ne lui sois plus infidèle !"

Mais, l'amusement laissa place à la contrariété quand Olivier la félicita. Deux éclairs durs et verts plongèrent dans le regard du Grand Maitre et les deux mots "Une fille" jaillirent dans un murmure à peine perceptible, de ses lèvres serrées, se promettant de rappeler à l'ordre certains de ses amis, afin qu'il ne mette pas en péril la réputation et la vie de son petit trésor, qu'elle de doive pas payer toute sa vie le péché de sa mère.

Elle ajouta plus haut, d'une voix forte, facilement audible aux alentours, sans pour autant trop forcer.

"C'est une petite fille que le Très-haut a placé sur ma route et que j'ai recueillie, elle avait été abandonnée et allait être placée dans un orphelinat. Je l'ai trouvée, sa petite main a attrapé mon doigt... et mon coeur... et n'a plus voulu lâcher !"

Pendant que le Grand Maitre poursuivait les salutations, Sorane se rapprocha du Duc et du héraut. Elle salua "Bourgogne" par un grand sourire, sans s'attarder avec les souhaits de rétablissement, le pauvre était déjà suffisamment sollicité. Elle préféra ne pas en rajouter pour l'obliger à répondre encore. Elle alla juste se placer près du trône.

Elle ne put s'empêcher d'entendre les compliments du Grand Maitre au Duc et elle eut le plus grand mal à ne pas en rire, au point de s'en mordre les lèvres.
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Theudbald
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Sam 3 Avr - 19:05

Theudbald a écrit:
Ingeburge :

— J'ose espérer que vous avez cogné fort car je serai fort marrie, tant pour vous que pour moi, que cela ne fût point le cas. Pour le reste, je me réjouis de vous savoir en vie car j'aurais été assurément fâchée de devoir déposer une plainte héraldique à votre encontre pour abandon manifeste de votre si aimable suzeraine et donc manquement de votre part des plus criants.

Theudbald leva lentement un regard sans aucune lumière vers sa suzeraine. Après un instant de silence nécessaire à rassembler ses pensées, il entreprit de répondre.

Je crains avoir cogné bien moins fort que mon bourreau, hélàs. Mais les routiers placés sous mon ordonnance ont taillé en pièces ces indésirables avec un savoir-faire et une allégresse tels qu'ils en auraient fait pâlir de jalousie la Grande Boucherie* de Paris.
Quant à la plainte héraldique, gardez-vous en ! Je ne crois pas me tromper en présageant d'autres faits d'armes manqués et douloureux pour ma personne au nom d'Auxerre. S'il fallait vous plaindre, vous seriez rapidement ennuyée. Surtout avec deux vassaux sur le carreau...


A propos d'Auxerre, sachez que, depuis plusieurs semaines, l'aveu et le dénombrement d'Irancy sont fin prêts. Il faudra bien je vous soumette le document. Les quarante jours qui me sont légalement impartis sont déjà écoulés.

Il nota l'arrivée d'Olivier1er lorsque celui vint le chahuter. Il n'eût pas la force de répondre cette fois-ci. Il chercha à nouveau le regard de la Cardinale de Fer sa poursuivante d'armes, plus livide que jamais. La courte conversation l'avait épuisé malgré tout et le rapprochait de l'évanouissement.
Il lui demanda :


Pourriez-vous organiser l'affaire à ma place et faire commencer la cérémonie de passation de la Toison ?

_________________
* corporation de bouchers pro-bourguignonne pendant la guerre contre le parti armagnac.

Wolfar a écrit:
Le Baron, en armes, poussa sur le coté le freluquet qui gardait la porte puis, tout en se dirigeant vers l'avant de la grande salle salua tour à tour d'un signe de tête les nobles dames et seigneurs déjà présents. Il avait hâte de renouveller son allégeance à ce nouveau Duc. Il était presque sur qu'avec un couillu tel que lui, la Bourgogne retrouverait bien vite le lustre d'antan.

Verbam a écrit:
Le vicomte, entra une nouvelle fois dans la salle, le baron de Cudot le précédait et tout comme lui il saluait d’un geste de tête, la noblesse déjà présente, en se rendant a sa place.
Il regardait Eusaias et pensa a Enyz.

Ingeburge a écrit:
Fort heureusement pour les nerfs passablement sensibles d'Ingeburge, Theudbald finit par répondre et l'irascible Prinzessin en conçut même quelque satisfaction. Certes c'était toujours la même froideur qui lui était opposé, certes c'était toujours le même peu d'enthousiasme qui lui était servi mais au moins, elle pouvait là excuser l'Irancyçois en toute bonne foi. Après tout, il était blessé et souffrait manifestement, elle pouvait donc bien se montrer magnanime et elle le pouvait d'autant plus qu'elle se sentait tout de même responsable. Alors oui, il était fort possible qu'elle lui exprimerait sous peu son mécontentement de ne pas avoir été prévenue par lui et ce, d'une manière ou d'une autre, de ce qui lui était advenu mais pour l'heure, elle s'attachait surtout à ce que le dialogue existe. Et puis, comment ne pas réagir positivement à ce que la souris héraldiste lui contait de ses exploits? Elle apprécia la référence au passé glorieux de la Bourgogne même si elle grimaça néanmoins à l'évocation de l'indisponibilité de Ptolémée mais au final, elle s'accommoda de ce qu'elle entendit. Plus détendue mais toujours aussi narquoise, elle répondit :
— Ah ça, Irancy, je reconnais bien là votre permanent désir de m'éviter toute forme de contrariété. Tant de prévenance... je suis merveilleusement charmée. Et j'ai compris votre muet appel, je penserai à vous faire apporter morceaux de viande tendre et revigorante à vous ainsi qu'à votre voisin. Ainsi, les déconvenues s'amenuiseront à mesure que vous vous renforcerez et j'aurai la joie de pouvoir me plaindre de vous si l'envie m'en prend.


Les deux Auxerrois furent interrompus dans leur conversation par Olivier1er qui jugea bon, après avoir baisé son anneau cardinalice, de lui servir une réponse du berger à la bergère. Le Seigneur de Dennevy évoqua effectivement la question de ses armes de famille et de son blason qu'elle attendait... ou pas. Ce qu'elle lui fit bien comprendre par sa réponse dont elle détacha bien les syllabes :
— Oh, ne-vous-dé-ran-gez-sur-tout-pas! Notant votre peu d'empressement à me faire parvenir une réponse dont la rédaction ne vous aurait pris que quelques minutes, j'ai usé de mon temps d'attente pour m'atteler à la confection et au blasonnement de vos armes. Vous voilà donc bénéficiaire d'une économie en vélin, encre et cire.

L'homme s'éloignait déjà et fort heureusement pour lui car il aurait pu croiser le regard noir de la suzeraine mécontente de ce que l'on troublât la quiétude de son vassal. Vers ce dernier, elle put à nouveau se tourner et elle constata qu'il semblait davantage affecté. Alors qu'elle s'apprêtait à lui demander si elle pouvait lui être d'une quelconque utilité, il devança son interrogation en lui demandant d'ouvrir la cérémonie à sa place. Ses sourcils déliés prirent quelque peu d'altitude, elle s'attendait à vrai dire à tout sauf à une telle requête et il lui fallut quelques secondes pour retrouver une pensée cohérente. Finalement, elle glissa :
— Certes oui, je le puis. Mais...
Elle se tut, ne sachant trop si elle devait lui faire part de son sentiment sur ce qu'elle pensait de la présence du héraut ici. Docile, elle répéta :
— Oui.

Plus vite elle ouvrirait la cérémonie, plus vite elle pourrait retourner auprès de son maître et après une légère inclinaison de tête à destination de celui-ci, elle alla donc se poster face aux nobles ayant déjà pris place. Parmi ces derniers, de nouveaux visages, signe d'autres arrivées. Ayant avisé que Sorane, Eusaias et Olivier1er avaient rejoint le placement qui leur était échu, la Duchesse d'Auxerre déclara d'une voix ferme :
— Nobles de Bourgogne et curieux, sous le regard du Très-Haut et de Saint-Bynarr et sous l'œil vigilant et exercé de Theudbald de Malhuys, dit Bourgogne, Héraut Royal et témoin héraldique, je déclare ouverte la cérémonie d'allégeances au vingt-cinquième Duc de Bourgogne, Sa Grâce Eusaias de Blanc-Combaz.
Tout d'abord, Sa Grâce recevra des mains de la Duchesse de Bourgogne sortante, la Vicomtesse Sorane de Voiturienvenir, la Toison d'Or ducale sous le patronage du Grand Maître de l'Ordre de la Toison d'Or, le Seigneur Olivier1er.
Ensuite, Sa Grâce recevra les allégeances des nobles de Bourgogne, l'ordre de passage de ceux-ci devant le trône étant celui de l'ordre d'arrivée. La duchesse sortante s'avancera donc en premier pour faire part de son serment la liant au Grand Duché d'Occident.


Une fois sa courte introduction achevée, Ingeburge retourna vers le pupitre, c'était maintenant à la Vicomtesse de Couches de parler. Elle demanda à ce que l'on place son siège près de Theudbald, l'état du héraut l'inquiétant trop pour qu'elle reste en retrait. Tant pis pour son travail d'enluminure et de recherche, les délices promis n'étaient pas de poids face à ses inquiétudes de suzeraine.

EDIT = Relecture

Le fauteur de trouble, incarné par Sirantonio a écrit:
Marre des cérémonies traditionnelles ? Banales ? Ennuyeuses ? Faîtes appel au fauteur de trouble ! Il est beau, il est grand, il est drôle et même intelligent, n'hésitez pas à le contacter pour faire d'une cérémonie routinière, La cérémonie de l'année.
Vêtu simplement mais proprement de braies marron; d'une chemise blanche dont les trois derniers boutons étaient volontairement laissés ouverts, de chausses noires sous lesquelles il portait des chaussettes blanches. Pour compléter sa tenue, un foulard blanc recouvrant ses courts cheveux bruns.
Il savait qu'aujourd'hui avait lieu la « fameuse » cérémonie d'allégeance du « fameux gigantesque grand magnifique sublime beau unique » Duc Eusaias. Certes il n'avait pas été contacté, et encore moins invité, mais il avait tellement envie de s'amuser qu'il ne pu résister à l'idée de s'y faufiler.

C'est donc depuis plus de deux heures, qu'il était posté devant l'entrée du Palais des Ducs de Bourgogne, à regarder les invités entrer, tous aussi beaux, grandioses, et classes qu'ils fussent. Une fois qu'il jugea qu'assez de célébrités étaient arrivées, il s'approcha des grandes portes du Palais qui étaient pour lui la première étape à franchir. La plus facile sans aucun doute, une simple phrase suffisait, ainsi qu'un légère fouille. Ce qui ne le dérangeait en aucun cas puisque son but était seulement de détendre l'atmosphère de la cérémonie et non de porter atteinte à la vie de qui que ce soit.

Il s'avança donc vers la porte comme si de rien n'était et glissa au garde lorsque celui-ci planta son regard sur lui.

« Je viens m'inscrire à la charmante Assemblée de notre beau Duché qu'est la Bourgogne. »
Le garde du haut de son mètre quatre-vingt dix tata à peine son corps puis répondit par un simple hochement de tête et un détournement de son regard.
Et voilà, premier passage réussit.
Il se dirigea maintenant vers la grande salle, la fameuse salle de réception où avait lieu tous les deux mois la cérémonie d'allégeance du nouveau Duc ou de la nouvelle Duchesse.
Il longea les couloirs, se fit le plus discret possible et ne fut pas une seule fois dérangé... ou presque... Un jeune dijonnais un peu perdu lui avait à un moment demandé son chemin, il cherchait le bureau des plaintes... Ayant autre chose à faire que le guide touristique du Palais, il ne prit pas le temps de détourner son regard, et encore moins de s'arrêter.

Il se trouvait à quelques pas seulement de la salle de réception, c'était maintenant l'étape la plus difficile... deux gardes à occuper. Mais il avait déjà une idée en tête, un classique en matière de diversion. Il s'approcha des deux colosse un air inquiet et effrayé...

« M'sieurs l's gardes, y a un homme très grand et armé qui saccage le, le … vite une pièce assez éloignée d'ici... le bureau du Hérault ! »
Quel abrutit ! Le Hérault était dans la salle puisque c'était lui qui animait la cérémonie... Mais encore plus stupide que lui, les deux taureaux partirent en courant vers le lieu soit disant attaqué. Le proverbe était donc vrai, tout dans les muscles, rien dans la tête...
Enfin bon, le principal était là, étape deux terminée ! Il ne restait plus maintenant qu'à mettre le plus d'ambiance possible pendant la durée de l'absence des gardes.
Il n'y avait pas une seconde à perdre, il s'infiltra donc discrètement dans la grande salle et regarda rapidement les nobles personnes présentes. Que de grands noms ! Tant mieux pour lui.
Du regard, il fit le tour de la pièce, et décida de se faufiler sous la grande table située près de lui afin de s'y cacher quelques temps pour intervenir dans un moment plus propice et surtout plus inattendu.
Une fois sous la table, il en profita pour observer les belles jambes des jolies femmes présentes, ce qui le divertirait pendant un bon moment...


_____________________________________________________________


Vaxilart a écrit:
BEURK! Un mâtin comme il les détestait : un mâtin d’allégeance. Bah si, à quoi ça servait d’aller dire bonjour au Duc tous les deux mois et refaire une allégeance? Les gestes ne parlaient-ils donc jamais pour eux même – après tout, ce n’était pas si surprenant depuis que les mots avaient définitivement pris plus de place que les sentiments. Depuis que le vélin revêtait une valeur plus grande aux cours des fonctionnaires que l’honneur.

À quoi bon? Seule explication logique : montrer son charme. Las! À quoi bon?

Le Duc revêtu les vêtements noirs offerts par la Duchesse Ingeburge – fallait bien les étrainer un jour – déjeuna prestement et pris le coche. Direction Dijon.

Sur place, il entra dans la salle de réception – encore. Sur place, il observa le décors – rien de nouveau. Sur place, il observa les nobles déjà arrivé – encore les mêmes? Mais eux ils étaient charmants et adorables – enfin presque tous!

S’asseoir, attendre son tour, attendre la fin… Attendre! Quoi que… L’allégeance des Baronnes, des Vicomtesses et des Duchesse allait sans doute en valoir la peine. Dommage, le Baron Theognis n’était pas là pour tenir les paris de nombre de claque.

--Lambert_Harserieux a écrit:
Lambert aperçut un drôle passer sous une table. Il se dirigea dans sa direction, accompagné de deux autres soudards en tabard argent-azur à croix de Bourgogne.

Au même instant, deux gardes revenaient en courant de l'office héraldique, alarmés.


D'accord... I voiès. se dit Lambert.

Il s'approcha de la table, l'air de rien, se pencha et saisit les pieds de l'intrus. Celui-ci glissa sur le dallage et fut empoigné sans ménagement par les autres gardes. Il décola du sol.

De la salle du Trône, il ne toucha plus terre jusqu'à ce qu'il retombe très lourdement, voir avec un élan certain, cul par dessus tête sur le pavé de la place d'armes, devant le Palais des Ducs.


I connoièssons ta vilaine trogne, l'manant ! Rviens-y don' et t'fras brisai l'groin à coup d'pavé ! T'comprinds-t-y ?

Sorane a écrit:
Assistant le Héraut, la poursuiveuse d'armes, Ingeburge, venait d'annoncer le début des... festivités. Sorane s'avança donc vers le Duc. Il y eut un peu de remue-ménage dans l'assistance, mais elle ne se laissa pas déconcentrer.
Elle dégrafa avec soin le collier aux béliers d'or qu'elle portait, puis le passa autour du cou du nouveau Duc Eusaias.


"Par ce geste et dans le respect de la tradition, Votre Alt... Grâce, je vous remet cette Toison d'Or qui appartient à la Couronne de Bourgogne et restera vôtre, tout au long de votre mandat de Duc. Elle symbolise pour tous l'excellence et le dévouement pour la Bourgogne, elle vient récompenser l'amour loyal et sincère des Bourguignons envers leur patrie, il est donc juste que celui que les Bourguignons ont élu comme souverain, la porte avec fierté et honneur !"

Elle eut du mal à retenir un rire lorsqu'elle bafouilla sur le titre, ayant trop pris l'habitude de taquiner leur Duc à ce propos, suite à un courrier reçu où l'auteur lui avait attribué ce titre... Depuis, il lui était resté, par taquinerie et par jeu, vu qu'il prétendait vouloir tous les faire plier et se présentait comme un despote...

Sorane recula et reprit la parole :


" Je connais vos goûts pour la conquête, aussi puissiez-vous durant votre règne courtiser et conquérir Dame Sagesse, qu'elle accepte de venir l'éclairer et qu'elle vous guide, pour le bien de tous."


Elle accompagna ses paroles d'un large sourire ingénu.

Angelyque a écrit:
La Baronne se sentait étouffer dans ses vêtements bien trop sages...de plus le hérault lui avait assuré que le baiser vassalique était réservé aux hommes...une simple accolade pour les femmes...la Baronne était assez facétieuse finalement ...le Duc la trouvait prude...coincée...il en aurait pour son argent...elle profiterait de cette cérémonie pour lui donner une belle leçon...

Elle ressortit de la salle de réception afin de se changer, dieu merci, elle se déplaçait toujours avec plusieurs malles, afin de ne jamais être prise au dépourvu...

Une fois dans son carosse, elle se contorsionna pour retirer cette robe de malheur qui l'empêchait de respirer et en enfila une autre...qui la laissait plus libre dans ses mouvements...

Le hérault était blessé et semblait prêt à tourner de l'oeil, il ne se rendrait même pas compte du changement, donc ne pourrait encore une fois trouver quelque chose à redire sur la bienséance et sur son comportement...

Elle déboula à nouveau dans la salle et reprit place près du trône, un sourire malicieux sur les lèvres...



Aubin Fichot, incarné par Ingeburge a écrit:
Aubi Fichot aimait deux choses dans la vie : ne rien faire et trousser les filles, et cette première passion de son existence n'était nullement battue en brèche par la seconde car si le travail de guet au Châtelet d'Auxerre n'était pas le meilleur emploi pour bailler aux corneilles, c'était en revanche une fonction de choix pour croiser nombre de jeunes filles à qui compter fleurette : le castel auxerrois était un castel urbain et il lui était possible, depuis le portail ou bien la courtine de voir passer plus de jeunes filles qu'il ne l'aurait pu si la Duchesse d'Auxerre avait décidé de s'enterrer dans un quelconque château sis en rase campagne. Oui, la vie du nonchalant Aubin Fichot était des plus agréables : pitance de qualité, solde correcte, maison prestigieuse et tant de donzelles qu'il n'avait même plus besoin de faire d'effort.

Présentement, Aubin Fichot s'abandonnait à sa première passion, il ne faisait donc rien, enfin, il se tenait debout derrière sa maîtresse en compagnie des autres Morvandiaux et rester planté là exigeait de lui des sacrifices infinis. Quand le Capitaine d'Auxerre fut dérangé par deux gardes ducaux, il ne réagit pas, ne se sentant pas concerné, d'ailleurs, les autres gars ne bougèrent pas plus, ils étaient là pour la duchesse, non? Pourtant, il daigna remuer un peu quand le Lambert se mit à gueuler, les " r " roulant furieusement sur sa langue. Bordel, même en salle du Trône de Bourgogne le Lambert il se permettait de beugler – en même temps, il beuglait bien à Auxerre où la maîtresse des lieux était pourtant des plus coriaces. Histoire d'avoir l'air de faire quelque chose, Aubin Fichot porta la main sur le pommeau de son épée mais ne remua pas d'un pouce. Pour une fois que Harserieux ne le houspillait pas lui, il pouvait bien rester peinard. Et puis le Lambert, il connaissait son affaire et se débrouillait très bien tout seul.

Aubin Fichot, sourire en coin, suivit donc le spectacle de cet intrus qui avait la joie de tomber sur le plus fameux gueulard du Morvan et put ainsi voir la Baronne de Cruzy-le-Châtel faire une entrée des plus curieuses. Le garde d'Auxerre eut une moue dégoûtée, les nobles, il cherchait pas à comprendre et là, celle-là... Non mais c'est vrai, il aimait les filles faciles mais quand même pas qu'elles se présentaient à lui aussi nues qu'un morceau de barbaque posé sur un étal de la foire, faire glisser sa cotte à une galante, c'était quand même un des petits plaisirs de l'existence!

Et la Duchesse d'Auxerre, elle allait pas apprécier, autant donc pas se faire remarquer en reluquant avec insistance la peu farouche baronne.

_________________

Ethel a écrit:
Ethel se rendait à la fameuse cérémonie.
Pour rien au monde, elle n'aurait louper ça.
Eusaias Duc de chez Duc, élu par le peuple et reconnu en ce jour par les grands de Bourgogne qui allaient lui promettre tout un tas de choses.
Ça, ça ne se loupait pas !

Elle n'avait mis une robe de la plus belle facture parce qu'elle n'en avait pas.
Mais le jour était beau alors elle avait enfilé des jupons de tissus légers et ajouté quelques breloques à ses poignets.

Elle entra et jeta un regard curieux sur l'assemblée.
Son amie Sorane était là.
Dame Della qu'elle avait rencontrée à plusieurs reprises.
Poupounet, égale à elle même, d'une grande distinction et la tête haute.
Et Ingeburge qu'elle avait rencontré aussi à Autun et pour qui elle gardait un excellent souvenir.
Et puis tous les autres qu'elle ne connaissait pas.

Bref, les grands étaient là et chacun y allait de son mot du jour et sa verve.
Ethel les écouta sans les écouter d'ailleurs et sourit.
Bel article en perspective pour l'Autuntamarre.

Puis elle aperçut le Duc.
Ethel aimait bien Eusaias.
Elle se dit même que s'il frappait à la porte de sa roulotte pour lui demander l'hébergement, c'est sur qu'elle n'irait pas dormir dans la grange du voisin.
Elle se signa aussitôt pour écarter ses terribles pensées et se promit d'aller se confesser en rentrant auprès de son chéri de diacre.


Allait elle aller saluer le Duc ?
Non...
Que lui dirait elle d'ailleurs qu'il ne sache déjà ?
A part quelques niaiseries du genre.


Bien le bonjour Eusaias.
Que Sainte Sara te guide et te garde tel que tu es...


Arfff... non ça ne se faisait pas, ça ne se faisait vraiment pas !
Alors elle choisit simplement de s'incliner et de lui sourire.


Nouveau regard circulaire sur l'assemblée et une question à peine dessinée sur ses lèvres.

Qui fourrait qui ici ?

Olivier1er a écrit:
Le Grand Maitre de l'Ordre de la Toison d'Or s'était approché du trone Ducal tout en restant à 2 pas des Deux Ducs.

Il surveillait la conformité de la passation du Collier de la Toison d'Or faisant par ce geste, Du Duc Eusaias le protecteur de l'Ordre de la Toison d'Or pour la durée de son Mandat.

Il sourit à Sorane qui s'en était tres bien sortit, et il faillit s'etrangler en voyant entrer une appetissante Baronne de Cruzy le Castel, qu'il devorait des yeux...

Sorane a écrit:
Elle venait de finir la transmission de la Toison et attendait la suite pour prêter allégeance quand elle remarqua que le regard du Grand Maitre semblait étrangement fixe comme s'il avait vu une apparition, de même que celui du Duc d'ailleurs... et des autres membres masculins de l'assemblée, ce qu'elle ne manqua pas de constater en se retournant pour savoir quelle était l'origine de ce phénomène...

L'origine ? Sa marraine... à peine vêtue ! Quel phénomène vraiment ! Une apparition... Évidemment que son entrée ne pouvait passer inaperçue ! Sorane songea que Stam devrait décidément sortir de sa retraite car sa marraine semblait ne plus tenir sans son mari pour la cajoler ou la surveiller... Lorsque le mari fait retraite, les Dames se dévêtent !

Elle songea qu'elle avait toujours plusieurs couches de vêtements sur elle... pour donner encore l'impression d'un embonpoint dû à des excès de gourmandises. Réapparaitre subitement presque aussi svelte qu'avant, tout en ayant recueilli un bébé récemment, n'aurait pas échappé aux esprits vifs de son entourage. Alors, elle continuait à porter coussins et à multiplier les couches de vêtements amples pour dissimuler sa silhouette. Progressivement, elle se délesterait de cet embonpoint pour l'instant bienvenu !

Elle songea que, là elle pourra commencer par se délester d'une grande et large cape... Et l'offrir à sa marraine pour que les hommes cessent de la dévisager... enfin de la détailler, tel un enfant devant une confiserie qu'on lui refuse !

Elle quitta donc sa position momentanément, de toute façon le Duc semblait bien peu enclin à poursuivre pour le moment, il avait même du en oublier où il était !
Elle alla rejoindre sa marraine en quelques pas rapides tout en dégrafant sa cape, qu'elle posa sur les épaules de sa marraine.
Elle lui glissa à l'oreille :


"Marraine, je crois qu'il n'est guère salutaire pour la gente masculine réunie ici de vous voir ainsi vêtue. Songez à ces coeurs brisés, à ces frustrations que vous ne manquerez de provoquer, peut-être même aurons nous droit à des malaises et devrons nous faire appel à nos meilleurs médecins. Au mieux, ils seront divertis et ne pourront se rappeler quel est leur devoir, aujourd'hui, et la raison de leur présence ! Pour la santé de nos hommes et surtout pour ne faire durer plus que nécessaire cette cérémonie, je vous conjure de vous couvrir !"

Angelyque a écrit:
Alors qu'elle était occupée à lancer une oeillade au Duc de Bourgogne, Angelyque vit s'approcher d'elle sa filleule qui lui tint ce langage discrètement

"Marraine, je crois qu'il n'est guère salutaire pour la gente masculine réunie ici de vous voir ainsi vêtue. Songez à ces coeurs brisés, à ces frustrations que vous ne manquerez de provoquer, peut-être même aurons nous droit à des malaises et devrons nous faire appel à nos meilleurs médecins. Au mieux, ils seront divertis et ne pourront se rappeler quel est leur devoir, aujourd'hui, et la raison de leur présence ! Pour la santé de nos hommes et surtout pour ne faire durer plus que nécessaire cette cérémonie, je vous conjure de vous couvrir !"

Le visage de la Baronne se fendit d'un large sourire mutin

Ma chère filleule, crois-en mon expérience, les deux dames qui craignent le plus ici pour leur vertu, c'est toi et Sa Grâce Ingeburge, plus vous serez couvertes, plus vous donnerez au Duc Eusaias l'envie de vous arracher vos vêtements, tiens d'ailleurs tu n'as qu'à voir de quelle façon il lorgne les jupons de la poursuivante d'armes...un conseil ma filleule adorée, retire tout ce qui entrave ta respiration, tu me remercieras plus tard...concernant les hommes présents ici...bah...ils s'en remettront!! la seule chose que je te demande, c'est de ne pas dire un mot à Stam de tout ça...tu le connais...il n'a jamais confiance dans mes raisonnements, et ce serait un coup à lui retourner le sang!!

Angélique se tourna et fit un petit sourire assorti d'un clin d'oeil à l'homme qui se tenait près de la Duchesse d'Auxerre et qui ne la quittait pas d'un regard outré

Poupounet a écrit:
Poup toujours aux côtés du Duc se demandait pourquoi il ne lui répondait pas. Elle vit son regard et elle comprit de suite, Angélyque ... Ça elle ne risquait pas d'avoir chaud dans cette tenue, faudra pas se plaindre après que le Duc la reluque hein. Et si elle glissait deux mots à Guiguil concernant la Jonvilloise. Une petite pénitence, après tout c'est dans l'air du temps, les pénitences. Ce qui la fit revenir au Duc. Bras croisés sur la poitrine, pieds qui tapote (ah oui poup est une pro du tapotage de pieds, c'est tout un art mes bonnes dames, et oui ^^) et saphirs qui pourraient tuer tant ils étaient froids et durs. Elle siffla son nom entre ses dents comme un rappel à l'ordre, et puis non pas comme, c'est un rappel à l'ordre.

EUSAIAS !!!

Visiblement rien n'y faisait, le mâle ne s'occupait même plus de ses paroles. C'est toute la cathédrale qu'il allait devoir nettoyer si ça continuait ainsi ! Non mais je vous jure, le duc en train de reluquer une baronne. Ah il était beau le duc. Et bien ni une ni deux, elle lui remis les idées en place par une belle BAFFE, parce que une BAFFE et ça repart !


Ça t'apprendra à te tenir en public !

La brune fulminait, elle hésitait entre le planter là devant tout le monde ou rester et lui dire sa façon de penser. Il voulait jouer au joli cœur il allait comprendre ce que c'était de la mettre en colère. Elle le toisa.
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Theudbald
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Sam 3 Avr - 19:06

Eusaias., incarné par Poupounet a écrit:


Il salua Olivier1er et le remercia pour ses mots. Pas toujours en accord, les deux œuvraient dans un but commun, l’élévation de leur duché. Puis vint le temps du remue-ménage dans le fond de la salle d’où les gardes traînaient un homme vers l’extérieur. Le duc aurait bien lancé un magistral : « QU’ON LUI COUPE LA TETE ! », mais ce n’était pas très joli de donner l’honneur réservé aux nobles à un quidam. Le temps de se décider entre l’écarteler et pendre, le pauvre était déjà loin.

La Vicomtesse de Couche s’avança et dans une tirade, le collier passa de l’un à l’autre. Le balbuzard toisait Sorane du regard, la vicomtesse visiblement ne s’était toujours pas remis de sa BAFFE électoral et la gardait amère. De plus la rouquine l’attaquait sur un « votre Altesse » chose qui arracha sourire au Sémurois. Souvent il recevait des courriers de bourguignons, commencés par « Altesse », chose qui faisait rire son conseil. Elle l’interpella sur « dame sagesse », un pique comme un autre auquel il allait répondre avec autant de piquant quand une femme fort peu vêtue fit son entrée.


« Foutre dieu… »

Les seuls mots que put donner le Balbuzard. Angélique venait montrer ses charmes sans pudeur. La petite acceptait de jouer à un jeu dangereux, Eusaias en était ravi. Il resta là, bras ballant devant le spectacle. Son regard baladeur devait être repérable, la main douce de sa bonne « conscience » vint le rappeler à l’ordre. Regard de biais vers l’évêque et mots à mi-voix.

« Ne soyez donc pas jalouse, je vous ferai venir la même. »

Il dut réprimer un rire et se taire sur ses autres projets pour elle, afin de ne pas réveiller les curiosités. Il ne s’amusa pas non plus à lui rappeler ses derniers cadeaux pour elle, mais son regard à Aliénor en disait long. Une autre de ses amies fit son entrée. La belle Ethel était, elle aussi, très appétissante et le regard du balbuzard se perdit dans le décolleté de la gitane quand elle le salua. Il n’y avait pas à dire, il avait de loin, la meilleure place ce jour. Il profitera plus tard d’un temps calme pour aller embrasser l’autunoise. Il re-focalisa son attention sur Sorane, qu’il aurait bien volontiers gourmandée pour vouloir couvrir la baronne, mais il n’en fit rien. La journée s’annonçait vraiment bien !



Della a écrit:
Nan mais des fois on se dit que ça va être long et barbant mais en fait non !
Ici, on semblait parti pour la gloire.
Un Héraut blessé et fatigué, des laquais qui se chamaillaient, une Duchesse qui ne devait pas avoir froid sous ses vêtements, une Baronne quasiment dévêtue, une Duduche sortie par une porte pour rentrer par une fenêtre, une Evêque avec charge d'âme et un Duc dont la langue pendait un peu trop bas.

Ce serait sans contexte la plus mémorable cérémonie des allégeances depuis...depuis...bah, depuis longtemps !

Certes non, je ne regrettais pas d'être venue. Et si un jour, il me venait des enfants, je pourrais leur raconter cette aventure et eux-mêmes la raconteraient à leurs enfants qui la raconteraient à leurs enfants qui la raconteraient à leurs enfants qui la raconteraient à leurs enfants qui la raconteraient à leurs enfants qui la raconteraient à leurs enfants...

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Ingeburge
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Sam 3 Avr - 21:13



Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi était-elle poursuivante d'Armes de Bourgogne, hein? Pourtant, après avoir postulé, elle s'était résolue pour des raisons parfaitement rationnelles – si, si – à retirer sa candidature. Bref, poursuivante, elle l'état bel et bien au final et si la tâche lui plaisait, pour le coup, elle s'estimait flouée. Et pourquoi, pourquoi, pourquoi, par-dessus le marché, était-elle l'assistante d'un héraut qui en ce jour n'était pas en pleine possession de ses moyens? C'était bien la peine de dépenser son revenu en une onéreuse et rutilante armure gothique si c'était pour finir dans un état pareil! C'est en substance, et en plus court et en moins véhément, la complainte qui défilait sans cesse dans l'esprit d'Ingeburge qui observait, tout à la fois alarmée et irritée, le profil de son vassal. Celui-ci n'en menait pas large, ne réagissant même pas à la présence de celle qui se tenait à ses côtés ou à ce qu'elle pouvait dire et la Duchesse d'Auxerre notait ainsi, contrariée, que décidément, elle jouait de malchance.

Désappointée, elle posa ensuite son regard froid sur l'assemblée, juste au moment où la Baronne de Cruzy-le-Châtel faisait un clin d'œil dans sa direction. Elle haussa un sourcil perplexe, ne comprenant pas pourquoi Angelyque se permettait de lui adresser une telle œillade et ce ne fut donc pas tout de suite qu'elle avisa les vêtements ... ou plutôt l'absence de vêtements de la Joinvilloise. Mais elle avisa et bien trop à son goût comme elle comprit qu'Angelyque regardait en fait vers ses gardes. Dégageant précipitamment son mouchoir parfumé de sa manche, elle plongea le nez dedans afin de reprendre ses esprits : le monde avait manifestement décidé de se liguer contre elle pour lui faire vivre une journée d'enfer. Elle qui avait cru qu'elle resterait dans son coin à enluminer et blasonner, elle se trouvait là bien attrapée! La cérémonie traînait en longueur, peu de nobles avaient fait le déplacement, parmi ceux présents, certains avaient oublié ce qu'était le savoir-vivre noblement et le héraut faisait malgré lui de la figuration.

Le précieux carré d'étoffe regagna finalement sa place initiale, la Prinzessin après cet intermède aux effluves de Lys de Florence se sentant presque rassérénée. Tournant légèrement la tête vers Aubin et levant ses yeux opalins sur lui, elle déclara simplement :

— J'ai soif, apporte-moi de quoi boire et pense aussi à servir Bourgogne.
De l'alcool, c'était ce qu'il lui fallait et en envoyant auprès des tables celui qui parmi ses Morvandiaux pourrait se laisser troubler, elle éloignait celui-ci du spectacle qu'il avait sous les yeux.

Ce qu'elle avait commandé revint et elle but à petites gorgées tout en réfléchissant à ce qu'elle devait faire. Theudbald ne disait plus rien et il fallait bien que la cérémonie continue. Il avait bien parlé de la toison mais quant au reste. Persuadée que quoiqu'elle fasse, cela n'irait pas, elle décida tout de même de se lever afin de reprendre la parole :

— La Toison d'Or ducale ayant quitté les épaules de la duchesse sortante pour rejoindre celles du duc régnant, les nobles de Bourgogne peuvent désormais venir jusqu'au trône pour prêter allégeance.
Sa Grâce Eusaias commencera d'abord par octroyer à la duchesse sortante Sorane son fief de retraite, celui de Couches, élevé en vicomté, domaine viticole situé à environ huit lieues de la bonne ville d'Autun, en recevant le serment de celle-ci.

Dame Sorane, veuillez avancer je vous prie afin de prêter allégeance à la Couronne de Bourgogne.


Ingeburge se tut et se rassit, peu convaincue mais tout de même sûre de sa décision. Après tout, quitte à ce qu'elle risque une réprimande, au moins, elle aurait agi en faveur de l'avancement de la cérémonie.
_________________




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[i]Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi était-elle poursuivante d'Armes de Bourgogne, hein? Pourtant, après avoir postulé, elle s'était résolue pour des raisons parfaitement rationnelles – si, si – à retirer sa candidature. Bref, poursuivante, elle l'état bel et bien au final et si la tâche lui plaisait, pour le coup, elle s'estimait flouée. Et pourquoi, pourquoi, pourquoi, par-dessus le marché, était-elle l'assistante d'un héraut qui en ce jour n'était pas en pleine possession de ses moyens? C'était bien la peine de dépenser son revenu en une onéreuse et rutilante armure gothique si c'était pour finir dans un état pareila! C'est en substance, et en plus court et en moins véhément, la complainte qui défilait sans cesse dans l'esprit d'Ingeburge qui observait, tout à la fois alarmée et irritée, le profil de son vassal. Celui-ci n'en menait pas large, ne réagissant même pas à la présence de celle qui se tenait à ses côtés ou à ce qu'elle pouvait dire et la Duchesse d'Auxerre notait ainsi, contrariée, que décidément, elle jouait de malchance.

Désappointée, elle posa ensuite son regard froid sur l'assemblée, juste au moment où la Baronne de Cruzy-le-Châtel faisait un clin d'œil dans sa direction. Elle haussa un sourcil perplexe, ne comprenant pas pourquoi Angelyque se permettait de lui adresser une telle œillade et ce ne fut donc pas tout de suite qu'elle avisa les vêtements ... ou plutôt l'absence de vêtements de la Joinvilloise. Mais elle avisa et bien trop à son goût comme elle comprit qu'Angelyque regardait en fait vers ses gardes. Dégageant précipitamment son mouchoir parfumé de sa manche, elle plongea le nez dedans afin de reprendre ses esprits : le monde avait manifestement décidé de se liguer contre elle pour lui faire vivre une journée d'enfer. Elle qui avait cru qu'elle resterait dans son coin à enluminer et blasonner, elle se trouvait là bien attrapée! La cérémonie traînait en longueur, peu de nobles avaient fait le déplacement, parmi ceux présents, certains avaient oublié ce qu'était le savoir-vivre noblement et le héraut faisait malgré lui de la figuration.

Le précieux carré d'étoffe regagna finalement sa place initiale, la Prinzessin après cet intermède aux effluves de Lys de Florence se sentant presque rassérénée. Tournant légèrement la tête vers Aubin et levant ses yeux opalins sur lui, elle déclara simplement : [/i]
[b]— J'ai soif, apporte-moi de quoi boire et pense aussi à servir [i]Bourgogne[/i].[/b]
[i]De l'alcool, c'était ce qu'il lui fallait et en envoyant auprès des tables celui qui parmi ses Morvandiaux pourrait se laisser troubler, elle éloignait celui-ci du spectacle qu'il avait sous les yeux.

Ce qu'elle avait commandé revint et elle but à petites gorgées tout en réfléchissant à ce qu'elle devait faire. Theudbald ne disait plus rien et il fallait bien que la cérémonie continue. Il avait bien parlé de la toison mais quant au reste. Persuadée que quoiqu'elle fasse, cela n'irait pas, elle décida tout de même de se lever afin de reprendre la parole :[/i]
[b]— La Toison d'Or ducale ayant quitté les épaules de la duchesse sortante pour rejoindre celles du duc régnant, les nobles de Bourgogne peuvent désormais venir jusqu'au trône pour prêter allégeance.
Sa Grâce Eusaias commencera d'abord par octroyer à la duchesse sortante Sorane son fief de retraite, celui de Couches, élevé en vicomté, domaine viticole situé à environ huit lieues de la bonne ville d'Autun, en recevant le serment de celle-ci.

Dame Sorane, veuillez avancer je vous prie afin de prêter allégeance à la Couronne de Bourgogne.[/b]

[i]Ingeburge se tut et se rassit, peu convaincue mais tout de même sûre de sa décision. Après tout, quitte à ce qu'elle risque une réprimande, au moins, elle aurait agi en faveur de l'avancement de la cérémonie.[/i]
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mar 6 Avr - 3:29

Vaxilart a écrit:
Le Duc suivait la cérémonie d’un œil distrait par… rien, si ce n’est que des pensées tout autre. C’était après tout assez inintéressant, des chuchotements, on n’entendait rien, et il ne s’agissait que de remettre un collier – et ces colliers, il en avait déjà remis toute une fournée! Il était saturé à vie pour dire vrai.

Cependant, son esprit en quête d’aventure plus intéressante se fixa sur une idée bien fixe. Le regard suivit la forme, la main tremblota. Clignant des yeux quelques fois, il s’assura qu’il avait vu juste. Oui.

Discrètement, ou pas tant, il se leva. Dans une ligne droite et sans détour, il avança, avança encore. Si près de sa proie, il leva la main avant de la poser sur l’épaule de celle qu’il avait pris en chasse. Et d’un ton, relativement courroucé, il prononça un nom.


-Angelique!

Le regard ne disait finalement rien qui vaille!
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mar 6 Avr - 3:29

Angelyque a écrit:
La Baronne s'amusait intérieurement...voir tous ces regards choqués, courroucés, envieux la divertissait au plus haut point, elle, habituellement si sage...et son époux était parti au monastère depuis si longtemps qu'elle avait fini par s'ennuyer.

Ses yeux restaient fixés sur le Duc, il avait d'abord eu un air ahuri en la reconnaissant et avait lacher un « Foutre dieu… » , qu'elle avait clairement entendu de là où elle était, puis avait eu l'air d'apprécier sa tenue..

La poursuivante d'armes n'avait pas l'air de s'en remettre par contre... Angelyque comptait bien s'excuser un peu plus tard...elle lui expliquerait comment le Duc l'avait qualifiée de prude et de coincée un peu plus tôt alors qu'elle avait refusé pour la enième fois de céder à ses avances...elle comprendrait pour sûr... et la féliciterait d'avoir réagi de la sorte pour duper ...

Elle cessa ses reflexion quand elle ressentit une pression sur son épaule et se sentit pâlir quand elle reconnu une voix


-Angelique!

Elle se retourna lentement, priant que ce ne soit qu'un rêve dont elle se réveillerait bien assez tôt

- Père!
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mar 6 Avr - 3:30

Angelyque : "Ma chère filleule, crois-en mon expérience, les deux dames qui craignent le plus ici pour leur vertu, c'est toi et Sa Grâce Ingeburge, plus vous serez couvertes, plus vous donnerez au Duc Eusaias l'envie de vous arracher vos vêtements, tiens d'ailleurs tu n'as qu'à voir de quelle façon il lorgne les jupons de la poursuivante d'armes...un conseil ma filleule adorée, retire tout ce qui entrave ta respiration, tu me remercieras plus tard...concernant les hommes présents ici...bah...ils s'en remettront!! la seule chose que je te demande, c'est de ne pas dire un mot à Stam de tout ça...tu le connais...il n'a jamais confiance dans mes raisonnements, et ce serait un coup à lui retourner le sang!!"

Sorane lâcha tout de même sa cape sur les épaules de sa marraine et se plaça face à elle pour mieux refermer la cape et la nouer, tout en rétorquant à sa marraine :

"Marraine, je m'en voudrais de vous laisser prendre froid et de risquer de devenir poitrinaire. Je tiens bien trop à vous ! Et pourquoi entrer ainsi dans son jeu ? Et vous dévoiler ainsi ? Pour ma part, je resterai couverte et je sais très bien me défendre. Je ne dirais rien à vous époux, mais de grâce, gardez ma cape !"


Elle vit Vaxilart s'approcher d'elles à grands pas, elle sut que sa marraine allait être en de bonnes mains, elle s'éloigna donc pour aller reprendre sa place devant le Duc, trop occupé à gérer une de ses... femmes et ses désirs.

C'est à ce moment là que la poursuivante d'Armes de Bourgogne l'appela à s'avancer pour prêter allégeance à la Couronne de Bourgogne. Sorane en fut émue, ce serait la première fois qu'elle le ferait, dommage de devoir le faire avec un Duc plus occupé à trousser les jupons et à gérer sa cour de Femmes, plutôt que le Duché. Elle s'avança donc et prit place face au Duc, ainsi que la parole :


"Sous le regard du Très-Haut, moi, Sorane de Voiturienvenir, je m'engage en ce jour et pour la première fois, à servir loyalement, avec dévouement, et le coeur joyeux, la Couronne de Bourgogne. Par conséquent, je promet fidélité, aide et conseil, au Duc Eusaias, son représentant élu."


Voilà, elle l'avait fait. Sa première allégeance à la Couronne de Bourgogne ! Ce moment conserverait malgré tout dans son souvenir la saveur incomparable et délicate des premières fois.
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mar 6 Avr - 3:30

Olivier1er a écrit:
Olivier1er toujours troublé par la vision féérico-demoniaco-tentatrice de la Baronne en tenue....légère, vit l'ex Duchesse Sorane bourelettée par sa couche se devetir au profit de la Baronne. Sa premiere reflexion interieure c'est qu'on perdait aux changes et il ne put reprimer un froncement de sourcils désapprobateur.

Soudain, Sorane s'éloigne pour laisser la place au Duc Vaxilart au visage au bord de la crise d'apoplexie.

Le Rubicon Duc posa sa main sur l'épaule de la Baronne lui arrachant un "Père" de surprise.

Connaissant le Duc, Le Grand Maitre s'attendait maintenant a une féssée.

A croire que la Baronne s'était meme preparée pour cela : la féssée serait - faute de tissus - cul-nu...

Il attendait la suite avec un demi sourire dessiné et une curiosité...grandissante...

Sous le masque de Grand Maitre de l'Ordre de la Toison d'Or, sommeil...euh...est légerement assoupit, plutot...un homme.
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mar 6 Avr - 3:31

Vaxilart a écrit:
Père? Le mot résonna dans la tête du Duc. Il n’y était certes pas encore habitué, et lorsqu’ils s’entendirent sur les termes de l’adoption, il n’avait pas prévu devenir « père » pour sa vieille amie – qui n’était quand même pas de prime jeunesse!

Malgré cette saveur étrange, c’était bien en tant que père qu’il se précipitait vers Angelyque.


-Suivez moi.

La directive fut donnée d’un ton autoritaire. Mais, il fallait quand même sauver les meubles malgré le désastre déjà confirmé. C’est ainsi qu’il s’exprima à ceux assez proche pour être spectateur direct de la scène.

-Pardonnez nous, la Baronne et moi serons de retour sous peu…

Avant de filer par la grande porte de la salle de réception. Une fois seul, ou presque – mais peu l’importait. Le Duc se retourna vers sa nouvelle fille, tapant du pied.

-…Des explications?
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Sorane
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mar 6 Avr - 3:31

Angelyque a écrit:
La Baronne ferma les yeux, remerciant le ciel d'avoir une filleule si sage et si perspicace, elle venait de la couvrir à point nommé...

Elle suivit ou plutôt fut trainée à l'abri des regards indiscrets par un Duc qui n'avait pas l'air d'une humeur enjouée...et c'était peu de le dire...elle prit son air le plus innocent...celui qui arrivait à calmer Stam quand elle allait trop loin...


J'ai eu un coup de chaud...d'un coup...et comme Sorane avait froid...je lui ai proposé ma cape un petit moment...mais à présent tout est rentré dans l'ordre..et hum...cette robe m'a couté une petite fortune...c'est une jeune tisserande qui vient de s'installer..je voulais juste lui donner un coup de pouce pour lancer son affaire...vous savez à quelle point je peux me montrer généreuse..

Angélyque en bégayait presque, elle papillona des yeux un instant, incertaine que cela aurait l'effet escompté...le Vaxou était un vrai renard parfois et elle ne savait si elle parviendrait à le rouler dans la farine.
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mar 6 Avr - 3:32

Olivier1er a écrit:
Olivier1er regardait le Pere et la Fille s'éloigner...Une féssée en privée ?

Le Voile sombre de la frustration de ne point assister a la scene passa sur le regard du Grand Maitre. Si des éclairs auraient pu sortir de ses yeux, nul doute que le Duc serait roti...comme à Bresse.
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mar 6 Avr - 3:32

Maathis a écrit:
Le vicomte de Mellecey arriva monté sur son magnifique cheval arage, contrairement à la coutume qui voulait que les nobles se rendent au château en voiture... Il était vêtu simplement, mais aux couleurs de Mellecey, d'azur et d'argent. Deux broches en forme de fleur de lys, d'azur elles aussi, rappelant aussi les couleurs du vicomte, retenaient la cape qu'il portait.

Il donna son palefroi aux garçons d'écuries du château ducal, et se dirigea vers la salle du trône. Cette fois se trouvait un homme ceint de la couronne, un militaire, tout comme le précédent, le duc de Saint-Fargeau. Espérons qu'il conduise la Bourgogne à la prospérité plutôt qu'au combat...
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Theudbald
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mar 6 Avr - 23:48

Eusaias, incarné par Armand. a écrit:


Eusaias souriait et s'efforçait à ne point rire en voyant la Baronne se faire entrainer vers l'extérieur. Les allégeances étaient bine plus divertissantes qu'on ne lui avait dit. Ses yeux de rapaces balayaient la salle afin de lire les expressions sur les visages. Une myriade de petites pensées traversaient son esprit. Le reste de la journée s'annonçait fort bien. Il se leva et rejoint Sorane afin de prendre ses mains dans les siennes. Il se souvint de son anoblissement à Eymoutiers, sa première rencontre avec elle... La fille de sa suzeraine, celle qui deviendrait « son tendre amour ». Le fou la cherchait du regard dans la salle, une forte envie de hurler son nom se fit sentir. Elle n'était pas là, elle l'avait rejeté, s'était enfuie après leur nuit d'ivresse à Mâcon. Il grinça des dents, elle n'était pas là pour le couvrir de son regard, pour l'accompagner. Il inspira et força un sourire avant de regarder Sorane dans les yeux.

Sorane de Voiturienvenir, La Bourgogne vous remercie pour votre dévouement, votre travail et vos bonnes intentions. De ce fait, notre sainte Bourgogne vous confie le vicomté de Couches. Quand à nous, Riche Duc apporterons Protection, Justice et Subsistance. Afin de sceller ce serment recevez, Vicomtesse, cette accolade ainsi que ce baiser de paix.

Ses gestes précédèrent ses paroles et le Balbuzard dut se contenir pour ne pas appuyer de trop le baiser. Il aurait bien volontiers fait courir ses mains sur les courbes de la Vicomtesse, mais l'émoi de la salle aurait été sans doute de trop. Puis être giflé par une vassale n'était pas de son gout. Il porta alors son attention sur le Héraut afin que celui-ci veille à ce que tout soit en ordre. Le pauvre Theudbald semblait dans tous ses états et le duc ne put que lui lancer un :

Theudbald de grâce, si votre poursuivante est capable de tenir la cérémonie, courez donc chercher soins afin de ne pas vous éteindre ce jour.


Theudbald a écrit:
Bourgogne, les yeux baissés sur le sol, fixant le vague, avait écouté les échanges de serments et avait de même entendu la prière du Riche Duc.

Que croyait-il donc ? Qu'il avait le choix ? Qu'il n'était pas conscient de son état ?

Il leva son regard las et maladif vers Eusaias. "Pas de débat."

Vaxilart a écrit:
À ce genre de pression, le Duc était désormais infaillible. C’était après tout pour avoir trop fait confiance que sa vierge cousine avait été prise et enfanté par un rustre Vicomte sans classe. Sans fléchir, il répondit :

-Généreuse, certes vous l’êtes du partage que vous faites ainsi en public de vos formes.

Et si vous croyez que tout est rentré dans l’ordre, détrompez-vous! Un coup de vent, un geste brusque, une main tendue ou une fouineuse, et vous voilà à nouveau à moitié nue devant le Duc.

Je vous le rappelle, vous êtes mariée, et la réputation du Duc le précède; autant ne pas le tenter.


Ce disant, le Duc ordonnait à un valet de faire venir son coche.

Maintenant, je ne vous ai pas adopté pour vous voir vêtue en catin attirer tous les regards! Ciel non!

Alors, vous allez faire digne fille de vous et vous vêtir correctement. Nous trouverons bien un couturier capable à Dijon.


Ce disant, il ouvrit le porte du coche fraichement arrivé faisant signe du bras à Angelyque. Shopping!


Dernière édition par Theudbald le Mer 7 Avr - 1:00, édité 1 fois
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Ingeburge
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mer 7 Avr - 0:56



Ingeburge s'était désintéressée de la suite des événements, son attention étant entièrement fixée sur son vassal-maître. Elle écoutait sa respiration heurtée, l'analysait, étudiait la couleur de son visage et était prête à éponger son front, craignant à tout moment qu'il en se trouve plus mal encore. N'avait-on pas idée de venir à une cérémonie officielle à peine pansé! La Prinzessin ne savait pas pourquoi Theudbald s'était risqué à apparaître en public au lieu de rester alité et elle ne lui en ferait pas reproche mais elle trouvait cela tout de même fichtrement curieux, cela ne lui ressemblait pas du tout.

Et c'est parce qu'elle était toute tournée vers Theudbald, observant le moindre de ses gestes et expressions, qu'elle remarqua que le duc s'adressait à lui. En poursuivante docile, elle écouta aussi et put donc constater que le héraut était dans l'incapacité de répondre. Et c'est cette impossibilité couplée à l'image qu'elle se faisait de ses devoirs de suzeraine et de poursuivante qu'elle se leva et indiqua simplement :

— J'invite le Baron de Cudot à s'avancer jusqu'au trône.

D'après la règle arrêtée, ordre de passage, la Poursuivante d'Armes de Bourgogne aurait dû appeler la Baronne de Cruzy-le-Châtel mais celle-ci ayant été alpaguée et traînée on ne sait où par un Duc de Saint-Fargeau plutôt furibard, la Duchesse d'Auxerre avait donc dû s'en remettre au suivant sur la liste des arrivées. Elle se rassit aussitôt son appel lancé et reprit son observation de l'état de Theudbald, se mordilla légèrement la lèvre.
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[i]Ingeburge s'était désintéressée de la suite des événements, son attention étant entièrement fixée sur son vassal-maître. Elle écoutait sa respiration heurtée, l'analysait, étudiait la couleur de son visage et était prête à éponger son front, craignant à tout moment qu'il en se trouve plus mal encore. N'avait-on pas idée de venir à une cérémonie officielle à peine pansé! La Prinzessin ne savait pas pourquoi Theudbald s'était risqué à apparaître en public au lieu de rester alité et elle ne lui en ferait pas reproche mais elle trouvait cela  tout de même fichtrement curieux, cela ne lui ressemblait pas du tout.

Et c'est parce qu'elle était toute tournée vers Theudbald, observant le moindre de ses gestes et expressions, qu'elle remarqua que le duc s'adressait à lui. En poursuivante docile, elle écouta aussi et put donc constater que le héraut était dans l'incapacité de répondre. Et c'est cette impossibilité couplée à l'image qu'elle se faisait de ses devoirs de suzeraine et de poursuivante qu'elle se leva et indiqua simplement :[/i]
[b]— J'invite le Baron de Cudot à s'avancer jusqu'au trône.[/b]

[i]D'après la règle arrêtée, ordre de passage, la Poursuivante d'Armes de Bourgogne aurait dû appeler la Baronne de Cruzy-le-Châtel mais celle-ci ayant été alpaguée et traînée on ne sait où par un Duc de Saint-Fargeau plutôt furibard, la Duchesse d'Auxerre avait donc dû s'en remettre au suivant sur la liste des arrivées. Elle se rassit aussitôt son appel lancé et reprit son observation de l'état de Theudbald, se mordilla légèrement la lèvre.[/i]
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mer 7 Avr - 1:31

Il avait pris ses mains dans les siennes ! Sorane fut surprise par ce geste, elle resta donc là à regarder ses mains menues emprisonnées dans les larges mains ducales, ne sachant comment réagir face à ce geste qu'elle n'avait guère prévu !
Elle avait bien pensé que le Duc ne se priverait pas du baiser vassalique, et qu'il ne se contenterait surement pas d'un effleurement, connaissant le bougre et sa façon de traiter les femmes. Elle s'y était préparée, mais pas à ce qu'il se saisisse de ses mains.

Toutefois, la suite fut telle qu'elle l'avait imaginé, après avoir complété le serment, le Duc posa ses lèvres sur les siennes, assez franchement. Cela, elle l'avait anticipé, elle réagit donc avec vivacité et planta ses dents dans la lèvre inférieure ducale. Elle se recula aussitôt, la saveur salée du sang encore dans la bouche.

Elle jeta un regard en coin au Duc, elle avait déjà mordu un autre Duc, une fois, mais à cette occasion, elle n'avait fait que répondre au feu passionné qui l'étreignait. Là, rien de tel, juste une espièglerie, un coup de semonce pour avertir le chasseur qu'il n'avait pas devant lui une proie, mais bien une autre chasseresse.

Elle cacha son sourire espiègle derrière son éventail, attendant d'avoir l'autorisation de rejoindre l'assistance. De toute façon le Baron de Cudot venait d'être appelé.
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Theudbald
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mer 7 Avr - 21:52

Angelyque a écrit:
Bon gré, mal gré, la Baronne était bien obligée de suivre son père adoptif, rageant intérieurement de ne pas porter allégeance prestement, elle s'était rendue très tôt à la cérémonie afin de ne pas en rater une miette.

-Généreuse, certes vous l’êtes du partage que vous faites ainsi en public de vos formes. Et si vous croyez que tout est rentré dans l’ordre, détrompez-vous! Un coup de vent, un geste brusque, une main tendue ou une fouineuse, et vous voilà à nouveau à moitié nue devant le Duc.

Je vous le rappelle, vous êtes mariée, et la réputation du Duc le précède; autant ne pas le tenter.


Mais enfin, le Duc n'est point un rustre! et il avait l'air d'apprécier ma tenue, lui!! il n'est point dans mes intentions de le tenter, voyez-vous, d'autant plus que l'Evesque qui est auprès de lui veillera à ce que tout se déroule de façon sans équivoque et dans le respect aristotélicien..

Ils étaient à présent arrivés devant le coche du Duc, et celui ci ne souffrirait aucune dérobade de sa part, il la connaissait trop bien pour anticiper chacun de ses boniments

Maintenant, je ne vous ai pas adopté pour vous voir vêtue en catin attirer tous les regards! Ciel non! Alors, vous allez faire digne fille de vous et vous vêtir correctement. Nous trouverons bien un couturier capable à Dijon.

Gloups!!

Il allait la vêtir comme une rombière!! Misère!! Pour une fois que son époux ne la surveillait pas et qu'un Duc n'était ni ascète ni de sexe féminin...Angélyque prit le bras du Duc et monta dans le coche, marmonnant des choses incompréhensibles entre ses dents...c'était bien sa veine d'avoir été adoptée à quelques jours de ces allégeances qui se promettaient de rester gravée dans les mémoires..il ferait tout pour la faire ressembler à une dinde pie-grièche


Il en sera fait selon vos bons désirs, Votre Grâce, mon seul désir étant de vous agréer.

Vaxilart a écrit:
-Voilà qui est mieux.

Prétendu le Duc avant d’entrer à la suite par la portière du coche. Évidemment il ne se faisait pas d’idée sur les pensées réelles de la Baronne : mais, s’il agissait ainsi, c’était pour son mieux.

Le cocher dans un mantel aux couleurs du Duc vint aux nouvelles de la destination.


-Ayé m’sieur l’Duc. C’est sc’lé et pis calvinse les ch’vaux y sont pare. Où c’é que j’vous emmène?

-Un couturier, le plus proche, le meilleur. On a quelques bouts de tissus à raccommoder.

Sur ce, le portière se referma et un tête à tête familial s’offrait aux occupants. Ne voulant risquer le silence malaisé ou les jérémiades, ou les supplication de la Baronne pour garder son attirail de fille de joie, le Duc prit rapidement les devants de la conversation.

-Très chère, je ne voudrais médire personne… Mais, je tiens à te mettre en garde. Tu me disais avant que nous ne partions que l’évêque veillerait au bon déroulement de la cérémonie…

Et, bien franchement, fais gaffe! Ais-je besoin de te rappeler que celle-ci fut enfanté le jour du décès d’Esmeraaldaa par le mari de la défunte?

Elle n’était certes pas évêque à l’époque, mais je ne suis pas naïf au point de croire qu’elle ait changé du jour au lendemain. Ce n’est certainement pas pour rien qu’Eusaïas s’en incombe, elle doit être très permissive… Même chose pour ce traitre de Baron d’Arquian dont elle est l’intendante! Je te le dis : il n’y a là rien de rassurant.

Soit elle est déviante naturellement, soit elle accepte cette déviance histoire de se rapprocher du pouvoir… Pour le moins; c’est louche!
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Theudbald
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Ven 9 Avr - 15:06

Olivier1er a écrit:
Le Grand Maitre de l'Ordre de la Toison d'Or qui restait pres du Trone Ducal, venait de voir un debut de ceremonie qui ne manquait pas de mordant... c'est ce qu'il comprit en dans le regard filou de la Vicomtesse dont l'éventail s'agitait comme si elle avait ses chaleurs de retour de couches..

Bref, apres ce curieux serment et le desesperant depart du rayon de soleil qu'offrait la Baronne Angelyque, Le Seigneur de Dennevy se trouvait gauche à la Droite du Duc Eusaias.

Il vit le héraut qui ne semblait pas aller tres fort. Cela commençait à l'inquieter. Il profita que la poursuivante d'Armes appelait le Baron de Cudot pour s'eclipser de l'estrade Ducale et s'assoir aux cotés de son ami Theudbald.


- Et bien mon cher, tu n'as pas l'air d'aller bien fort. Veux tu que je te fasse sortir pour te mener chez un medicastre ? Tu es pale à faire peur.

Esyllt_catarina a écrit:
C'est le printemps ! C'est à cette saison que l'on sort les brebis de leur enclos pour les faire paitre, c'est à cette époque que l'on fait sortir les nobles de leur château pour qu'ils prêtent allégeance au Duc de Bourgogne. Les nobles des moutons ? Taratata, jamais je n'oserais.
Non !
Que nenni !
Alors certes à cette occasion ils sont vêtus de plusieurs couches de vêtements ornés et manufacturés avec grands soins, comme peut l'être un mouton de sa laine blanche, douce et soyeuse.
Certes, c'est le moment où entre deux allégeances, derrière une colonne, se crache le venin comme d'un pis de brebis on extrait le lait. L'un fait grandir le jeune alors que l'autre le tue...

C'est à cette occasion aussi que la tribu, enfin le troupeau [ continuons dans nos jolies images ] de la Louveterie-Monfort se rend, elle aussi, au Castel Ducal pour que le père, le révéré Duc, prête à son tour allégeance pour les Vicomtés d'Avallon et Sombernon. Dans une ambiance bon enfant le voyage, très court, se fait. Nul temps de se marcher dessus, ou bien de ne plus se voir en peinture après trente lieues de courses. Non, quelques rues accompagnées du bruit lancinant des sabots sur le pavé dijonnais, quelques marches et déjà quelques têtes, certes illustres, à saluer. Il y a bien sûr l'Éminence, le Diplomate, la Mariée, la Sortante, la Dévétue, entre tout autre chose et bien évidemment, puisque c'était pour lui que les trois avaient fait le voyage, le Nouveau !

Et déjà Esyllt d'espérait que cela se finisse au plus vite...

Ingeburge a écrit:
Ingeburge a écrit:
C'est ainsi qu'elle donna consigne aux domestiques de dresser la table, d'achever la mise en place des sièges, d'amener le pupitre du héraut et d'y adjoindre deux fauteuils, un pour celui-ci et un pour elle.
Ingeburge a écrit:
Une fois sa courte introduction achevée, Ingeburge retourna vers le pupitre, c'était maintenant à la Vicomtesse de Couches de parler. Elle demanda à ce que l'on place son siège près de Theudbald, l'état du héraut l'inquiétant trop pour qu'elle reste en retrait.
Ingeburge a écrit:
— J'invite le Baron de Cudot à s'avancer jusqu'au trône.
[...]
Elle se rassit aussitôt son appel lancé et reprit son observation de l'état de Theudbald, se mordilla légèrement la lèvre.
Olivier1er a écrit:
Il profita que la poursuivante d'Armes appelait le Baron de Cudot pour s'eclipser de l'estrade Ducale et s'assoir aux cotés de son ami Theudbald.

Et oui chers lecteurs, si vous savez bien suivi, il n'y a que deux sièges à gauche du trône ducal, celui de Theudbald, Héraut de Bourgogne et celui d'Ingeburge, sa poursuivante. Ledit héraut, comateux et à peine conscient, n'avait point quitté son siège et ladite poursuivante, contrainte de pallier l'état légumineux de son maître, elle, se levait, se rasseyait, se levait, se rasseyait, se levait... et Dieu du ciel, puisqu'il n'y a que deux sièges et puisque le Grand Maître s'était apparemment assis près de Theudbald, cette fois-ci, après avoir appelé le Baron de Cudot, Ingeburge se rassit donc... pas tout à fait sur son siège, mais sur son siège occupé.

Son divin fessier ne reconnaissant pas l'appui sur lequel il s'était tenu jusque lors, la vilaine Prinzessin hurla tout à coup :

— Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!

Car s'il y avait une chose que la Duchesse d'Auxerre détestait par-dessus tout, c'était qu'on la touchât, le moindre frôlement lui donnait des hauts-le-cœur. Là, pour le coup, elle était servie et si elle avait cru que ce que lui avait réservé le Seigneur de Dennevy lors de la dernière cérémonie de l'Ordre de la Toison d'Or était assez élevé sur l'échelle des horreurs, là, c'était pire que tout.

Main sur sa poitrine qui se soulevait au gré de sa respiration heurtée, elle jeta un regard effrayé à Olivier1er. Son visage déjà marmoréen d'ordinaire vira à la pâleur cadavérique et ce fut jambes tremblantes qu'elle s'éloigna des deux hommes, ne sachant plus trop où elle se trouvait, ne pensant qu'à son corps préservé qui venait d'être irrémédiablement souillé.


EDIT = Oh-la-vilaine-faute!

Esyllt_catarina a écrit:
Un cri ! Le cri ! Fendant le jour, perçant les oreilles,débouchant les plus vieilles, crispant les visages les plus doux...
La rumeur était donc vérifiée. La petite frémissait de peur. Le râle d'un homme torturé dans les caves du Castel lui serait moins terrible. Un crane rasé puis brulé, membres cassés, épines plantées dans la chair. La vision était des plus alléchante. Et plus que jamais Esyllt voulait partir.
Mais c'est Miguaël qui lui fit réouvrir les yeux. Son petit frère tirait sur sa manche comme pour l'appeler. Un grand sourire aux lèvres, il désignait sa marraine. Esyllt lança un regard en cette direction pour découvrir une Grascieuse Eminence dans une posture en rien enviable. Blanche, après le cri, la vision d'horreur. Sans doute une grosse bête. La rousse détestait les rongeurs, et imaginait non sans mal leur profusion ici...
La cérémonie s'annonçait finalement intéressante. Il faudrait regarder à droite et gauche pour s'assurer une mauvaise rencontre toute poilue, mais du reste, le spectacle était assurée. Un malaise, un autre cri, un duel, tout pouvait arriver...

Theudbald a écrit:
Le héraut frémit. Il aurait volontiers tressailli s'il en avait eu la force.
Il avait vaguement eu conscience que le sieur de Dennevy s'était assis près de lui. Il s'était apprêté à répondre à sa question lorsque survint le cri.

Il lui glissa laborieusement :


C-cesse donc d'embêter la Poursuivante de Bourgogne.

Il se garda d'ajouter que c'était là son privilège.

Il reporta son regard sur Ingeburge. La réaction de Dennevy allait sceller la suite, si ce n'était déjà fait.

Olivier1er a écrit:
Le Grand Maitre venait de poser sa question a l'heraut du jour et à la vue de son état inquietant, il s'était penché vers lui pour preter une oreille a un quasi mourant... Ses paroles ne se seraient certainement pas prononcées avec plus de force qu'auparavant si ce n'est moins.

C'est donc penché vers le heraut et tout ouïs dehors que le Grand Maitre sentis sur ses...cuisses un poid qui se posait tout froufroutant...

Habitué par ses chiens en son chateau qui pour jouer venaient deposer batons et pattes sur ses genoux pour jouer avec leur maitre, Dennevy ne reagit pas immédiatement.


C'est le cri . Le Cri perçant que pousse une femme dont on menace de reveler son age par l'AAP qui en lui percant les tympans, le fit reagir et sursauter ....et inversement.


Ingeburge a écrit:
Main sur sa poitrine qui se soulevait au gré de sa respiration heurtée, elle jeta un regard effrayé à Olivier1er.

Le Grand Maitre vit tout à la fois, la main, la poitrine, le regard anxieux d'une personne qui a touché le divin...de pres...de tres pres meme..
Ingeburge a écrit:

Son visage déjà marmoréen d'ordinaire vira à la pâleur cadavérique et ce fut jambes tremblantes qu'elle s'éloigna des deux hommes, ne sachant plus trop où elle se trouvait,

Il regardait la poursuivante d'armes, Confuses, bouleversée, emoustillée - il en eut conscience tous de suite - s'éloigner d'eux...

C'est alors que son ami heraut lui dit dans un souffle

Theudbald a écrit:
C-cesse donc d'embêter la Poursuivante de Bourgogne.

Il se tourna vers lui troublé lui aussi par la confusion et le trouble qui perturbait la Duchesse d'Auxerre et dont il se savait la cause.

A voix basse il dit murmura au heraut


- Euh, mon cher Theudbald, ce parfum, cette presence, cette reaction chimique chez elle et chez moi....ce trouble visiblement partagé...cette osmose dans la palpitation de deux etres... n'est ce point là, Definition du coup de foudre ?


Le souffle rapide et le regard petillant et sur un nuage...il regardait un heraut fatigué de maniere inquietante.

Wolfar a écrit:
A son nom le Baron s'avanca vers le trône.

Votre Grace, c'est avec un réel plaisir que je viens ce jour renouveller mon serment d'allégeance envers le Duché que j'ai toujours tenté se servir du mieux que je pouvais.
Moi Roland Wallère, dit Wolfar, renovelle donc mon allégeance, je jure fidélité, conseil, aide et aide armée à la Bourgogne représentée ici par vous. Qu'Arsistote vous guide et vous aide durant votre mandat.
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Eusaias
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Ven 9 Avr - 16:02

Citation :



Le regard de Theudbald en disait long. Visiblement la Bourgogne était dotée d’un très large choix en matière de tête de mule. Le baiser sur Sorane agaçait encore ses lèvres et en passant sa langue sur l’inférieure le gout de son propre sang réveilla ses papilles. « La sal*pe, elle m’a mordu… » Voilà ce qui traversa son esprit lorsque Wolfar fut appelé. Il lança un regard amusé à la rouquine. Oh elle jouait avec le feu, elle devait sans douter. Ah moins qu’elle soit déjà totalement sous son charme. Il la regarda de la tête aux pieds et il lui attribua mentalement un 6/10 pour sa tenue. Pour son baiser, jugé mélange d’amour et de rage et qui avait stimulé un peu plus l’excitation, il lui accorda un 7/10. Le balbuzard évita de lancer un : « Et pour la gourgandine Sorane 13/20 », son regard se porta cependant sur le Baron de Cudot. Il nota mentalement le « réel plaisir », qu’il devait bien se l’avouer, lui fit plaisir.

Baron de Cudot, La Bourgogne a toujours su compter sur votre bravoure et votre épée. J’ai eu moi-même le plaisir de vous voir en action, lors de la traque des lions sur nos terres, ainsi qu’en Bretagne pour la guerre. Alors, Baron, Nous Duc de Bourgogne, vous promettons, avec une joie non feinte : protection, justice et subsistance.

Il donna accolade et baiser vassalique au Baron. Durant ce court laps de temps une idée passa par sa tête : « le premier qui lui parle de baiser de chochottes, il lui fait couler du plomb en fusion dans la bouche. »





Code:
[img]http://img638.imageshack.us/img638/1594/eusaiasrenforcement.jpg[/img]


[i]Le regard de Theudbald en disait long. Visiblement la Bourgogne était dotée d’un très large choix en matière de tête de mule. Le baiser sur Sorane agaçait encore ses lèvres et en passant sa langue sur l’inférieure le gout de son propre sang réveilla ses papilles. « La sal*pe, elle m’a mordu… » Voilà ce qui traversa son esprit lorsque Wolfar fut appelé. Il lança un regard amusé à la rouquine. Oh elle jouait avec le feu, elle devait sans douter. Ah moins qu’elle soit déjà totalement sous son charme. Il la regarda de la tête aux pieds et il lui attribua mentalement un 6/10 pour sa tenue. Pour son baiser, jugé mélange d’amour et de rage et qui avait stimulé un peu plus l’excitation, il lui accorda un 7/10. Le balbuzard évita de lancer un : « Et pour la gourgandine Sorane 13/20 », son regard se porta cependant sur le Baron de Cudot. Il nota mentalement le « réel plaisir », qu’il devait bien se l’avouer, lui fit plaisir.[/i]

[b]Baron de Cudot, La Bourgogne a toujours su compter sur votre bravoure et votre épée. J’ai eu moi-même le plaisir de vous voir en action, lors de la traque des lions sur nos terres, ainsi qu’en Bretagne pour la guerre. Alors, Baron, Nous Duc de Bourgogne, vous promettons, avec une joie non feinte : protection, justice et subsistance.[/b]

[i]Il donna accolade et baiser vassalique au Baron. Durant ce court laps de temps une idée passa par sa tête : « le premier qui lui parle de baiser de chochottes, il lui fait couler du plomb en fusion dans la bouche. »[/i]


[img]http://img715.imageshack.us/img715/7824/eusaiasbourgogne2200px.png[/img]

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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Ven 9 Avr - 16:14

Sorane était sur le point de rejoindre l'assemblée, quand un cri la fit sursauter et se retourner... Sa main se porta instinctivement sur la dague à rouelle, cadeau du Baron de Cudot, qu'elle cachait toujours dans les plis et lacets de son corsage.

Mais nul danger n'était à craindre, sauf de voir une amie défaillir... Son Altesse, poursuivante, semblait être poursuivie par la bête sans nom pour le moins, tant elle était pâle et venait de se relever, chancelante, des genoux du Seigneur de Dennevy.

Sorane se précipita ver son amie pour lui donner un soutien éventuel et éviter qu'elle ne défaille. Ayant compris qu'il ne fallait guère d'autres contacts physiques pour son bien, Sorane se précipita vers la chaise qu'occupait encore le Grand Maitre de l'Ordre de la Toison et le poussa tout simplement, pour s'emparer de la chaise. De toute façon, l'homme semblait avoir été frappé par une illumination divine qui lui avait pour le moins coupé les genoux et tout sens pratique et galant !
Elle accompagna cependant son geste brusque de quelque mots d'excuses :


"Pardon Olivier, mais il y a urgence. Tu ne m'en voudras pas de venir en aide à une Princesse en danger !"

Joignant le geste à la parole, Sorane avança vers son amie et lui présenta la chaise, l'invitant à y prendre place.
Elle fit également signe à un valet de lui apporter un verre de vin.


(Message du Duc posté en pnj signé suite à ce message en gargote que j'avais rédigé la-bas avant de venir le copier ici.)
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Theudbald
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Dim 11 Avr - 15:21

Angelyque a écrit:
La Baronne avait fait le trajet jusqu'à la maison de couture sans broncher, la tête baissée, afin de donner l'illusion d'être parfaitement soumise...le plus tout jeune Duc de St Fargeau serait sans doute plus coulant dans le choix de sa nouvelle tenue..

Avisant l'enseigne de la couturière, Angelyque eut du mal à réprimer un sourire satisfait, c'était la meilleure de Dijon, celle-là même qui avait composé le modèle de la robe qui avait fait couler tant d'encre..

Prenant le bras du Duc, Angelyque descendit du coche et entra dans la boutique, il lui fallait faire vite afin de ne pas manquer la suite de la cérémonie. Elle laissa le Duc discuter avec la couturière et prendre place tandis qu'elle même se concentrait sur les modèles présentés


Dans la boutique

Devant tant de choix, elle ne savait plus où donner de la tête, elle passait sa main sur les modèles présentés, savourant les textures et les coloris, le choix était rude, mis à part la partie de la boutique réservée aux rombières et autres douairières, les robes étaient charmantes, une retint particulièrement son attention...

Oubliant complètement l'objet initial de sa présence ici, c'est à dire trouver une tenue plus couvrante, voilà que la Baronne se voyait partie dans une véritable séance de shopping...le Duc avait les moyens de lui offrir une véritable garde robe de printemps...

Elle partit en salle d'essayage et revint montrer le résultat, cette robe...enfin ce morceau de tissu prévu initialement pour être porté la nuit ferait très bien l'affaire, la Baronne adorait mélanger les genres, cela ferait sans doute jaser mais qu'importe! une nouvelle mode serait peut être lancée!!!

Elle se plaça devant un Duc qui commençait surement à trouver le temps long et prit la pose...




Comment trouvez-vous celle-ci Père? elle est exactement à ma taille. Ne bougez pas, j'en ai trouvé plein d'autres à essayer!!

Della a écrit:
Bon, c'en était assez, j'en avais assez vu et entendu !
Décidément, je détestais ces cérémonies plus longue que la queue d'un frison.

Gracieusement, je me levai donc et me rendis auprès de celui qui avait été mon Héros mais qui n'en avait plus que l'ombre, aujourd'hui.
J'étais persuadée que le bougre avait fini par céder aux vicissitudes de la vie, son teint blême n'en était-il pas le reflet ?

Je m'approchai donc et après un rapide regard vers Olivier, je me penchai vers Theudbald :

Bourgogne, j'ai ici, l'allégeance de ma chère Duchesse de Nevers. Je souris à Bourgogne en prononçant Nevers...Je vous la livre car je sens une méchante migraine menacer ma pauvre tête et le repos est la seule médication qui soit réellement efficace. J'espère que vous ne la perdrez pas...je parle de l'allégeance.
Et je déposai au creux des mains du héraut, le précieux parchemin.

Vaxilart a écrit:
En séance de magasinage entre deux allégeances

Bien que le Duc venait de recevoir le reste de sa solde de Bretagne, il n’était guère question pour lui de se ruiner si tôt pour une histoire de panache. De fait, il était resté avec la couturière histoire de parler prix, mais surtout du prestige associé à voir une de ses robes portés par une baronne bourguignonne au cours de la seule et si connue cérémonie d’allégeance. Sans broncher, les négociations allaient bon train lorsque enfin la Baronne sa fille revint revêtant une nouvelle tenue.

Le Duc resta sans mot un moment avant de donner son opinion – il était bon pour ça.


Heu, non! C’est vous qui n’allez pas bouger! Un mouvement brusque et vous allez me révéler vos dessous…

Après tout, le Duc le savait bien, voilà un mois une des catins qu’il avait enrôlée portait la même…

-Je crois que vous allez avoir besoin d’aide pour choisir…

Ne voulant s’aventurer d’avantage sur cette pente glissante, le Duc dû faire appel aux connaissances de la couturière locale. Il aurait bien placé quelques commentaires sur l’éducation visiblement malsaine de la Baronne, mais quelle image aurait donné de tels jugements devant une roturière? Autant prendre son mal en patience et réprimer là où il serait à l’abris des regards indiscrets à la recherche de n’importe quel potin ou gronderie à l’encontre de la noblesse… Bien que les actes de la Baronne étaient déjà suffisamment reluisant pour cela…

-Trouvez lui une robe qui ira à des allégeances… Sobre, simple et propre. Bouffant, histoire que les mains aventureuse ne puissent trop s’y approcher, et couvrante histoire que les yeux baladeurs ne puissent voir ni mollet, ni poitrine. Vous n’en avez sûrement pas avec collet hein?

Bien évidemment…

Theudbald a écrit:
Della a écrit:
Bourgogne, j'ai ici, l'allégeance de ma chère Duchesse de Nevers. Je souris à Bourgogne en prononçant Nevers...Je vous la livre car je sens une méchante migraine menacer ma pauvre tête et le repos est la seule médication qui soit réellement efficace. J'espère que vous ne la perdrez pas...je parle de l'allégeance.

Agacé d'être dérangé alors qu'il était souffrant, le héraut fit une grimace de dénégation. Il refusa de prendre la lettre. D'habitude affable et bienveillant envers Railly, celle-ci venait de le mettre en rogne.

Duchesse de Nevers, ce n'est pas un titre, c'est une usurpation. Dois-je aussi noter que votre suzeraine abandonne le Nivernais ?
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Lun 12 Avr - 22:50

Della a écrit:
Wawouw...c'est qu'il avait de grandes quenottes quand il mordait, l'ex-héros !
Je reculai légèrement, comme pour me protéger d'un éventuel coup de griffe qui aurait suivi.

Hé !

Oups, j'avais peut-être fait trop de bruit...et plongeai le nez vers Theudbald, une fois encore, en murmurant :
Oui, bon, je taquinais...je recommence...J'ai ici, l'allégeance de la Duchesse de Nivernais, vous savez de qui je parle...Béatrice de Castelmaure, maintenant souveraine du Bolchen...Voulez-vous bien la prendre, je vous prie, très cher Héraut, il faut que je me retire...Finis-je par soupirer dans un de ces soupirs transpirants la souffrance comme seules les femmes peuvent la laisser deviner.

Angelyque a écrit:
Toujours en plein essayage

Son air candide n'eût apparemment pas l'effet escompté sur le Duc, son teint avait tendance à virer au violet

Heu, non! C’est vous qui n’allez pas bouger! Un mouvement brusque et vous allez me révéler vos dessous…

La Baronne baissa les yeux sur sa tenue, bon, elle était un peu courte c'est vrai, mais il suffisait de rajouter un petit liséré de dentelle tout en bas afin de la rallonger...et puis c'est pas comme s'il y avait un avis de tempête annoncé dans la salle du trône, le Vaxou était décidémment très vieux jeu!

Prise d'une subite inspiration, elle allait répondre de façon à entourloupiner le rabat-joie quand elle entendit


-Je crois que vous allez avoir besoin d’aide pour choisir…

ne lui laissant pas même une minute pour les proposer d'autres modèles choisis qu'il se tourna vers la couturière et passa commande pour une robe couvrante...

Bien entendu la couturière s'activa à aller chercher un modèle correspondant aux ordres, dans la partie réservée aux rombières...qu'elle avait délibérémment ignorée et revint avec un modèle répondant aux critères.

La Baronne poussa un profond soupir résigné, elle n'oubliait pas la menace que lui avait fait son père adoptif dans le coche et une robe, ma foy, même hideuse, ça pouvait toujours s'ôter facilement...tandis que..

direction salon d'essayage et re-défilé devant le trouble-fête qui avait pourtant une réputation dont elle-même n'avait pas à pâlir, bienséance oblige, elle devait s'y plier...


Celle-ci vous sied mieux? j'ai l'impression d'étouffer moi là-dedans, si mon époux me voit la-dedans il retournera aussitôt au monastère pour ne plus jamais en sortir...


Ingeburge a écrit:
Sauvée!

Certes ce ne fut pas par un de ses vaillants vassaux – deux en fâcheuse posture en Provence, un agonisant en Bourgogne – ce ne fut pas non plus par un quelconque messie venu sur terre afin de les préserver de la damnation éternelle et ce fut pas plus par un groupement de fiers Bourguignons à la sanglante Croix de Saint-André leur barrant la poitrine venus délivrer une ville aux mains des Infidèles mais cela y ressemblait furieusement dans l'esprit perturbé de la Duchesse d'Auxerre qui ne se privait pas d'établir ces parallèles pour le moins audacieux. Mais l'horreur, l'effroi, expliquaient largement ces réflexions intimes.

Enfin, elle venait d'être sauvée. Elle avait bien perçu du mouvement derrière elle mais elle n'y avait fait guère attention tant elle était attirée par les portes et mue par son désir de quitter les lieux au plus vite afin de de respirer l'air extérieur. Et c'est alors qu'elle tentait de fuir le les lieux de l'ignominie qu'elle avait été secourue par une Sorane qui avait gardé ouvert l'œil et le bon.

Empressée, celle-ci se garda bien de la toucher mais lui fit comprendre de la suivre. Ingeburge put ainsi voir la Vicomtesse de Couches se saisir du fauteuil qui avait été le sien et le sien seul depuis le début de la cérémonie et en bouter hors et sans ménagement le Seigneur de Dennevy qui semblait avoir reçu une illumination quasi mystique. Ingeburge ne s'attacha guère à l'air béat du Grand Maître de l'Ordre de la Toison d'Or car elle tâchait de contenir les soubresauts de son cœur et les frémissements de son corps outragé. La seule chose qui lui comptait pour elle était de sortir au plus vite et peu lui importait les airs des uns et des autres, elle regardait sans voir, entendait sans écouter, tout lui paraissait environné de brume. Elle observa donc le fauteuil libéré d'un œil éteint et il fallut à nouveau un geste de Sorane pour qu'elle comprît qu'elle devait se rasseoir et se reposer là, et pas ailleurs. Elle consentit donc à avancer, peu rassurée par la perspective de ce qu'elle pourrait encore rencontrer comme obstacle sur son chemin mais encouragée par les bons offices de son amie. A celle-ci, elle dédia un sourire timide qui était la seule chose qu'elle était en mesure d'accorder dans son état avant de se tourner à nouveau vers le siège.

C'est donc mi-craintive mi-motivée, qu'elle retourna vers celui-ci, reprenant peu à peu conscience de de ce qui l'entourait, le brouhaha de la salle commençant à revenir à ses oreilles et les objets et les gens à sa vue. Et ce qui acheva de la faire revenir totalement à elle fut la saillie du Héraut de Bourgogne qui avait élevé la voix lui qui depuis le début ne s'exprimait qu'avec parcimonie. Stupéfaite et recouvrant les inquiétudes qui étaient les siennes depuis le début de la cérémonie, elle put ainsi voir son maître aux prises avec la Dame de Railly qui s'était exclamée à son tour et qui tentait manifestement de remettre un pli à Theudbald. Décidément, l'emplacement de la délégation héraldique bourguignonne était à la mode! Pas moyen d'être tranquilles alors qu'elle aurait aimé que ce soit le cas au vu de l'état du héraut et parce qu'après tout, c'était devant le trône ducal qu'il s'agissait d'être assidu.

Dans un délicat bruissement de soieries, Ingeburge se résigna à reprendre sa place non sans s'être assurée que personne ne s'y était subrepticement glissé et si elle n'entendit guère, et même pas du tout, ce que Della servit comme réponse à la réplique du héraut, elle intervint néanmoins car en ce jour c'était plus que jamais son rôle que de soulager son maître. La Poursuivante d'Armes de Bourgogne tendit donc une main baguée toujours tremblotante vers le porte-parole ducal et lui présenta sa paume ouverte, indiquant simplement, la voix quelque peu altérée :

— Je vais prendre la missive, ma dame.

Un valet vint présenter un hanap à ce moment-là, attention amicale de Sorane et détournant un instant les yeux, la Duchesse d'Auxerre désigna la petite table placée non loin d'un léger signe de tête. Elle boirait, pour sûr, elle en avait grand besoin mais il était de son devoir de maintenir le calme et le vide autour de l'Irancyçois.

Vaxilart a écrit:
Bien que le Duc fasse confiance à la tenancière de l’établissement de couture, la crainte que la Baronne prépare d’autre ignominie vestimentaire ne s’était pas du tout dissipée. De fait, quelle réjouissance ce fut d’enfin trouver devant lui sa fille digne de son rang.

-Vous êtes magnifiques Baronne. Les couleurs sobre s’agencent bien à l’humilité aristotélicienne, et la coupe est digne d’une princesse – si si!

À ce moment, il n’était plus question de parler de prix, mais bien de payer. Le Duc fit donc dos à la baronne question de se rendre au comptoir, quant un dernier article attira son attention.



Combien pour cette ceinture?

Angelyque a écrit:
La Baronne fit une grimace tandis que le Duc avait le dos tourné, il commençait à prendre son rôle de père un peu trop au sérieux...même son époux n'était point si sévère...

Quand elle le vit porter son attention sur une chose bizarre, elle prit tout de même peur et d'une voix mal assurée elle lui dit


Votre Grâce, il faudrait peut être que nous nous mettions en route, le Duc ne nous attendra pas indéfiniment...vous achèterez un présent pour votre promise une autre fois...tenez regardez la vilaine robe que voilà!!! si vous voulez je puis la porter...elle me couvre encore plus que l'autre...mais par pitié...reprenons la route!!


Vaxilart a écrit:
D’un regard malicieux, le Duc se retourna vers sa douce Angelyque.

-Vous avez raison, le temps presse. Voilà déjà deux ou trois heures que nous sommes partis, pas le temps de vous changer – gardez la brune. Nous reviendrons bien une autre fois…

Allez, houst houst, au coche! Je finis le paiement et vous rejoint.


Après avoir déposé une bourse bien pleine sur la table, le Duc avait tel que promis rejoint sa fille et la cabriole démarra prestement. Il ne fallait quand même pas retourner trop tardivement sous peine d’insulter sa grasce.
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mar 13 Avr - 21:11

Saxaltesse a écrit:
La Vicomtesse était toujours alitée et ne pouvait se rendre aux Allégeances, elle fit parvenir une missive au Chateau, en priant le valet de Bien vouloir signaler qu'elle n'allait toujours pas fortement.

Citation :
Par la grâce d'Aristote,
nous, Saxaltesse Vicomtesse du Chatel de Ligny, en Bourgogne,

à vous, Eusaias de Blanc-Combaz, Duc de Bourgogne par la grâce des urnes,

salut.

Par la présente, nous reconnaissons comme suzerain vous, Eusaias de Blanc-Combaz, Duc de Bourgogne par la grâce des urnes.

Que nous vous devons désormais respect (obsequium), aide (auxilium) et conseil (consilium),

Que si un conflit venait vous opposer vous, Eusaias de Blanc-Combaz, Duc de Bourgogne , notre suzerain, à un tiers, nous jurons que nous prendrions cause pour vous.

Que nous ne puissions enfreindre la page de ce serment, ou aller à son encontre par un courage téméraire. Si cependant nous osions le tenter, que nous sachions que nous encourrerions l'indignation du Dieu tout-puissant et de ses bienheureux prophètes.

Pour que l'autorité de notre sermentation obtienne une vigueur plus ferme dans les temps à venir, nous avons décidé de la confirmer par notre main et de la signer par l'impression de notre sceau.

nous Saxaltesse Vicomtesse du Chatel de Ligny en Bourgogne, a écrit et ratifié,

Date en l'enceinte du château de Dijon, le 27 Avril 1458.

Qu'il en soit ainsi et heureusement. Amen.


[hrp]quelques petits problème m'empêche de participer, désolée[/hrp]

Aubin Fichot, incarné par Ingeburge a écrit:
Hé bé, quand la Patronne d'Auxerre se mettait à gueuler, elle y allqit de bon cœur, à s'en péter les cordes vocales et à en faire souffrir les esgourdes de ses Morvandiaux! Et c'est ce cri surgi de la gorge de la duchesse qui possédait donc un coffre que semblait démentir pourtant son corps menu qui paralysa un instant Aubin Fichot. Car il ne crut pas tout d'abord que ça venait de sa maîtresse. Elle qui ne parlait jamais, qui ne réagissait à rien et qui ne paraissait même pas respirer, hurler comme ça? Pour sûr que ça le surprit et ce ne fut que la vue du Cardinal de Fer pas au mieux de sa forme qui le fit se remuer le train. Il sortit laborieusement son épée de son fourreau – laborieusement car ça ne lui arrivait pas souvent – prêt à écrabouiller celui qui avait causé une telle frayeur à l'Auxerroise. Mais Aubin Fichot ne vit rien, rien de remarquable en tous les cas et remisa arme et bonnes intentions là où elles auraient dû rester. Après tout, les autres gars n'avaient pas l'air concernés et le vassal lui-même ne semblait pas être ému. Ça, c'était certain, vassal de la Duchesse d'Auxerre, c'était le bon plan, mieux en tous les cas que chargé de veiller sur le portail du castel, pas besoin d'être debout tout le temps, pour rien – qui se serait avisé d'aller emmerder la pénible princesse impériale? – de subir les gueulantes de Lambert Harserieux ni d'être contraint de regarder ailleurs quand une baronne peu farouche décidait de s'effeuiller. Non, ce n'était pas une vie même si c'était mieux que de devoir se crever la santé aux champs ou dans les vignes et si au châtelet, il avait droit à cette belle cotte argent et azur et le droit de se pavaner, poitrail barré de la Croix de Bourgogne dressé fièrement en avant.

C'est ainsi qu'Aubin Fichot se lamentait et se réjouissait tout à la fois, songeant à cette partie qu'il se promettait, pour le soir, quand la duchesse aurait regagné ses quartiers dijonnais et qu'il serait libéré de son boulot du jour. Oui, une belle nuit qui s'annonçait en taverne avant de regagner Auxerre et son foutu châtelet. Une belle soirée pour se délasser car nom de Dieu, il en avait marre de poireauter debout, là!

Du mouvement se fit aux portes et il avisa un valet, pli à la main. Certainement une lettre d'un de ces nobles de Bourgogne qui ne pouvait se traîner jusqu'en la capitale. Aubin Fichot tergiversa durant quelques secondes : bouger ou ne pas bouger? Bouger signifiait travailler, ce qui était une chose inconcevable pour lui mais bouger signifiait se dérouiller les guiboles et de ça, il en avait bien besoin.

C'est ainsi que pour la première fois depuis bien deux mois, Aubin Fichot prit une initiative et intercepta et le domestique et le courrier, servant au premier dans un délicieux patois que nous ne retranscrirons pas un truc tout à fait inutile tout en s'emparant du second.
Puis Aubin Fichot retourna vers sa maîtresse afin de lui remettre une missive qu'il lui présenta en lui adressant un sourire des plus charmeurs...

_________________

Ingeburge a écrit:
... enfin, c'est ce qu'il croyait. Le sourire était niais, simplement niais – si Aubin l'avait su, il s'en aurait été mortifié – mais elle ne le vit point. Elle ne le vit point car elle était trop occupée à dodeliner de la tête pour signifier au valet venu lui servir un hanap de vin qu'il devait déposer son chargement là et à attendre que la Dame de Railly lui remît sa lettre.

De sa main libre, la Duchesse d'Auxerre accueillit néanmoins le pli présenté par son nonchalant Morvandiau, regardant à peine celui-ci... Il faut dire qu'elle venait d'aviser que le Baron de Cudot avait reçu réponse du duc.

Décidément, elle avait recouvré ses pleines capacités, elle remarquait tout ce qu'elle devait constater, elle était prête à rependre son office et à suppléer le héraut défaillant. Elle éleva donc la voix :

– Le Vicomte de Chamilly est prié de s'avancer jusqu'au trône ducal.

Cette fois, elle prit bien garde de ne pas se lever, elle était encore trop marquée par l'événement récent qui avait fait suite à son avant-dernier appel. Non, il n'était pas question, là, de risquer à nouveau de se mettre sur ses pieds et de risquer ensuite et surtout une nouvelle malencontreuse rencontre.

Ayant œuvré pour la cérémonie avance, elle regarda à nouveau Della.

Angelyque a écrit:
La Baronne avait donc gardé la robe brune non sans avoir passé commande discrètement pour la bleue...la couturière enverrait tout simplement la facture à son époux...comme d'habitude...

Sans plus se soucier de ces détails elle monta dans le coche et attendit en tapotant du pied que le Duc la rejoigne, priant de ne pas avoir raté d'événements croustillants..

Direction la salles des allégeances...leur absence n'avait que trop duré!

Erikdejosseliniere a écrit:
Le corps est ici, mais sa tête est ailleurs...

C'était encore parti pour une tournée -dire qu'il en avait sa claque de cette cérémonie tout aussi inutile qu'ennuyeuse relevait du lieu commun éculé le plus absolument partagé par tous ses pairs et paires- d'allégeances.

Mais il avait fait promesse au neuf Duc de Printemps qu'il montrerait sa trombine une fois encore, pour la plus grande gloire de la Bourgogne et de ses petits enfants.

Enfants...

Empêtrés dans des vêtements un peu trop amples (cette fois, il ne se laisserait plus surprendre, comme la dernière, à devoir échanger son vieux surcot, son mantel élimé, ses chausses de campagne, avec les atours modernes de cérémonie de son bien aimé vassal, entre deux cahots d'un vilain carrosse), Le Tri ressemblait à un bourgeois endimanché, quoi que content de lui -ce qui n'était pas forcément antinomique- que les besoins d'une campagne de guerre ne saurait plus surprendre ! Ainsi, il s'était fendu la bourse dans une échoppe parisienne des abords du Louvre. Les Galeries Levanettes lui avaient été chaudement conseillées par un collègue feudataire avant de quitter le Royal Palais et, bien que peu porté sur les choses de la mode pas plus que les fanfreluches, il devait s'avouer ne point regretter ses emplettes. C'est qu'il se devait d'être beau pour accueillir son épouse et, surtout, avant tout, d'abord, en premier lieu, plus que le reste, évidemment, bien sur, forcément, inévitablement, sans hésitation, superbement, incroyablement, indubitablement, certainement, paternellement, fièrement, trop-content-de-luiment le nouveau né qui s'annonçait, toutes voiles dehors -du moins, bedon angevin qui s'en dédie- en ces jours prochains !

C'est donc un Duc un peu dindon, dodelinant du derrière comme donzelle dans un défilé, qui débita, dodécaphonant, au diable de gardien défendant la lourde entrée de la salle :


Diantre ! C'est moi que v'la ! Ecart' toi donc, maraud !

Poussant, sans délicatesse ni qu'on lui laisse le temps d'ouir l'invite, la dite porte d'entrée...

Verbam a écrit:
Le vicomte entendit son nom, comme sorti d’un rêve, avait il vu ce qu’il avait vu ou alors s’était il assoupit?
Ce ne semblait pas un rêve, s’avançant vers le trône, la vision était la même, un héraut a l’agonie et la duchesse poursuivante tentait de poursuivre, la baronne printanière poursuivit par quelques démons avait disparue tout comme celui qui tout a coup s’était rappelé qu’il était son père adoptif.
Le vicomte arrivant au trône, ne trouvait pas le duc en grande forme et pensa qu’il valait mieux faire vite avant qu’une catastrophe n’arrive.

Il ne pu réprimer un sourire de voir Eusais sur le trône, les deux hommes ne s’appréciait plus, mais un lien les tiendra toujours, Enyz.

il s’inclina devant le duc et les représentants de l’hérauderie en plus ou moins bon état.


Nous Virgile d’Erbamtour, viens ce jour, prêter une fois de plus allégeance a la Bourgogne.
Je vous reconnais vous Eusaias de Blanc-Combaz, duc de Bourgogne par la grâce des urnes, comme suzerain.
Vous jure respect aide et conseil que vous souhaiterez réclamer.

Que le très haut veille sur ce serment et me frappe si j’en suis parjure.

Olivier1er a écrit:
Le Seigneur de Dennevy encore tout "chose" du contact inopiné de l'inaccessible Prinzess... n'en revenait toujours pas.

Elle s'était assise sur lui. Sûre qu'elle l'avait fait expres. Sûre qu'elle avait mijoté cela dans son charmant minois.

Chassé par le Duchesse Sorane du siege encannaillant de la Prinzess-duchesse-archiseche aux bas d'eminence...Il ne put s'empecher de crier au "Scandale" en son fort interieur. Sorane venait de briser un charme naissant, un moment magique, qui avait électrisés a la fois la Duchesse d'Auxerre et le Seigneur de Dennevy.

Il repensa au moment où le princier fessier vint à la recontre de son Seigneur...euh.non petit Jesus...enfin petit...n'exagerons pas non plus...un Jesus de taille normale, raisonnable meme...et puis au hurlement qu'elle a poussé, la prinzess a certainement cru tomber sur un os... et depuis elle est cuite.

Il tourna un regard vers la Prinzess qui prenait maitenant un plie, appelait son Suzerain le Vicomte de Chamilly et donnait des ordres pour qu'on deposa du vin a sa porté.

Il sourit en la regardant faire. L'emotion du contact qu'elle considerait certainement comme charnel, l'avait tourneboullée.. Elle n'osait meme pas le Regarder...de peur de rougir certainement avec ces sentiments nouveaux.

Il détaillait cette femme etrange, tout à la fois belle et adorable, froide et distante.

Lui, venait de voir la braise sous la couche épaisse de Glace... Alors que tous le monde ne voyait en elle que la chantilly.

Elle lui avait ouvert l'appetit avec son manege et sa technique du rentre dedant...

Il l'observait avec attention et malgres lui, un sourire carnassier se dessinait sur visage.

Asdrubaelvect a écrit:
Le Duc, à côté de sa fille, commençait à s'ennuyer. Soudain, sorti de ses rêveries, il lui demanda :

Depuis combien de temps sommes-nous ici ?

Esyllt_catarina a écrit:
Esyllt s'ennuyait. Depuis LE cri, rien d'intéressant n'était survenu. Pas même une petite blague sur l'Éminente Grasce, pas de rumeurs qui aient fait le chemin jusqu'à son oreille, rien ! Pour sûr cette cérémonie était excessivement ennuyeuse.
Son père vint la sortir ce ses rêveries.


Je ne sais guère. Avec le printemps, les jours sont plus longs, malheur à la nature, ce qui rend cette cérémonie potentiellement plus étalée dans la lourdeur.
Puis, comme pour le supplier d'acheter une nouvelle robe, un ruban ou autres accessoires qui trainaient ensuite dans l'un de ses nombreux coffres, Esyllt, les yeux préalablement rougis à force de frottements le fixa en demandant.

Ne serait-il pas possible que vous rédigiez votre allégeance. Je pense que chacun de nous trois a mieux à faire et puis ce n'est pas comme si c'était Auxerre sur le trône, il n'y a aucune honte à tirer de son absence, j'oserai même jusqu'à dire, presque un peu de gloire.

Sorane a écrit:
Rassurée de voir que son amie semblait avoir retrouvé toutes ses facultés et reprenait le cours de la cérémonie, Sorane rejoignit donc l'assemblée, se demandant si elle avait pensé à emmener de quoi rendre cette cérémonie moins longue désormais...
Peut-être pourrait-elle s'éclipser discrètement, elle étudia alors les lieux et les possibilités qu'elle pourrait saisir.


Dernière édition par Theudbald le Mer 14 Avr - 14:01, édité 1 fois
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Eusaias
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Mer 14 Avr - 9:32





Haha ! Le vicomte de Chamilly se présentait à son tour. Eusaias ne le lâche pas du regard, pas une seule seconde. D'abord, amis, puis devenus ennemis les deux hommes ne pouvaient se supporter. Cette animosité naissante avait évolué jusqu'au duel. Le Balbuzard, après de long moins à mâchouiller sa rancoeur, était allé défier le nivernais sur ses terres. Bonne ou mauvaise solution, ceci ne comptait pas à ce moment pour le Balbuzard. Trop souvent Verbam l'avait pris de haut, trop souvent le nivernais avait fait du tord au proche du sémurois... Trop souvent Verbam lui avait reproché la mort d'Enyz. La douanière sémuroise n'était plus, fauchée par le couteau d'un voyou. Eusaias se souvint encore les lèvres dans son cou et le « A ce soir » qui n'arriva jamais. Il avait découvert sa fiancée, gisant dans sa boulangerie.

Un ange passa et s'enfuit en courant...

Le Duc donna accolade et baiser à Virgile.

Au vicomte de Chamilly, bien que nos différents restent de taille, la Bourgogne promet : protection, justice et subsistance.

Bon Dieu que ces allégeances étaient longues, surtout quand sur trois baisers deux étaient pour des hommes. Eusaias d'un geste de la tête et d'un sourire en coin salua l'arrivée de Triducaillon.









Code:
[img]http://img638.imageshack.us/img638/1594/eusaiasrenforcement.jpg[/img]



[i]Haha ! Le vicomte de Chamilly se présentait à son tour. Eusaias ne le lâche pas du regard, pas une seule seconde. D'abord, amis, puis devenus ennemis les deux hommes ne pouvaient se supporter. Cette animosité naissante avait évolué jusqu'au duel. Le Balbuzard, après de long moins à mâchouiller sa rancoeur, était allé défier le nivernais sur ses terres. Bonne ou mauvaise solution, ceci ne comptait pas à ce moment pour le Balbuzard. Trop souvent Verbam l'avait pris de haut, trop souvent le nivernais avait fait du tord au proche du sémurois... Trop souvent Verbam lui avait reproché la mort d'Enyz. La douanière sémuroise n'était plus, fauchée par le couteau d'un voyou. Eusaias se souvint encore les lèvres dans son cou et le « A ce soir » qui n'arriva jamais. Il avait découvert sa fiancée, gisant dans sa boulangerie. [/i]

[i]Un ange passa et s'enfuit en courant... [/i]

[i]Le Duc donna accolade et baiser à Virgile. [/i]

[b]Au vicomte de Chamilly, bien que nos différents restent de taille, la Bourgogne promet : protection, justice et subsistance.[/b]

[i]Bon Dieu que ces allégeances étaient longues, surtout quand sur trois baisers deux étaient pour des hommes. Eusaias d'un geste de la tête et d'un sourire en coin salua l'arrivée de Triducaillon. [/i]



[img]http://img715.imageshack.us/img715/7824/eusaiasbourgogne2200px.png[/img]

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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   Dim 18 Avr - 21:03

Ingeburge a écrit:
Finalement, la main tendue alla rejoindre l'autre posée en le giron de l'Auxerroise qui à force d'attendre une lettre dont Bourgogne ne voulait pas et qu'on ne voulait pas lui remettre à elle finirait par avoir une crampe. Le Vicomte de Chamilly de toute façon s'avançait et il convenait d'être attentive pour deux afin de vérifier la validité des serments.

Au salut de Virgile d'Herbamtour, elle répondit d'une légère inclinaison de la tête, là encore pour deux puisque son agonisant voisin pouvait à peine remuer. Indifférente, elle écouta la prestation d'allégeance. Aux mots prononcés par Verbam, elle tiqua un peu, n'étant pas sûre d'avoir entendu parler de fidélité – respect, c'était donc cela? – mais elle n'en dit rien, ce n'était pas son rôle et puis le duc, lui, d'une manière assez cavalière et dépouillée, répondait déjà. Un puissant antagonisme semblait régner entre le suzerain du moment et son vassal mais elle n'en avait cure car elle ne voulait qu'une seule chose : que cette cérémonie finisse.

Aussi, quand l'échange fut scellé par le baiser de paix, elle déclara aussitôt :

— Le Vicomte de Mellecey est invité à s'avancer jusqu'au trône.

Sa poitrine se gonfla d'un soupir, il restait encore nombre de personnes qui ne s'étaient pas encore exprimées. La liste venait de lui être communiquée, après Maathis, ce serait au Duc d'Amboise de passer et le Duc consort d'Anjou venait d'être signalé. Ingeburge se mordilla la lèvre, elle-même n'était pas près de prêter serment , d'autant plus qu'elle se doutait bien qu'Angélyque et Vaxilart partis on ne sait où reviendraient. Et cela, ce n'était que la partie visible car si avant la cérémonie elle avait espéré échapper à la séance nocturne de réponses aux allégeances épistolaires, là, elle avait bel et bien compris qu'elle devrait s'y atteler également le héraut s'enfonçant de plus en plus dans, euh, le coma.

L'agacement commençait à poindre et elle détourna les yeux de sa liste. Ce fut à cet instant précis qu'elle croisa le regard du Seigneur de Dennevy. Elle soutint celui-ci, ne comprenant tout d'abord pas trop pourquoi il la fixait ainsi puis, se remémorant la scène précédente où il avait été sorti de son siège sans ménagement par Sorane, elle en conclut de bonne foi qu'il devait entretenir quelque rancœur à son endroit. Ce ne serait pas la première après tout, alors une de plus ou de moins... Mais cette constatation n'expliquait pas pourquoi il continuait de l'observer avec ce drôle d'air. Décidément, elle n'était pas au bout de ses surprises...

Angelyque a écrit:
de retour aux allégeances

La Baronne n'en pouvait plus...autant habituellement faire des emplettes était son passe-temps favori...autant ce jour elle avait bien d'autres choses en tête.

Relevant ses jupons, dieu que c'était lourd, Angelyque tentait d'avancer tant bien que mal jusqu'à la salle du trône tout en marmonnant des paroles incompréhensibles...Vaxilart est un tyran...voilà la seule chose qu'une oreille avertie aurait pu décoder...la Baronne se jura de se remarier sitôt son époux enterré...son père adoptif serait bien capable de l'enfermer dans un couvent...ou même pire, de la marier de force à un vieux sagouin afin de conclure un traité diplomatique...

Elle laissa le Duc Vaxilart retourner auprès des autres vieux grigous et reprit sa place initiale, quelques perles de sueur sur les tempes, avec qu'une envie...que cette cérémonie cesse au plus vite..

Reprenant son souffle, elle observa l'assemblée, se demandant ce qui s'était passé en son absence...Olivier avait l'air d'un illuminé qui avait rencontré le messie, le duc Asdru avait l'air de s'ennuyer copieusement, sa fille par contre semblait ne rien louper de la cérémonie, et sa filleule regardait la porte, surement afin de s'échapper discrètement...bien apparemment les allégeances avaient suivi leur cours sans encombre...pas de heurts...pas de chicane apparemment...

Olivier1er a écrit:
Olivier1er toujours dans ses Roses pensées, a croiser du regard cette Prinzess mysterieuse et somme toute envoutante, s'assit sur une chaire libre.

Il fit un signe à un Page portant le tabard de Dennevy.

Quand celui ci se fut approché, il se pencha pour lui murmurer à l'oreille.


- Va chercher un petit bouquet de coreopsis jaune et donne le discretement à la Duchesse d'Auxerre. Arrange toi pour qu'elle sache que cela vient de moi.
Olivier1er sourit. si tu fais cela avant la fin de la Cérémonie, tu seras recompensé.

Une fois le page tournée, il lança un regard tendre vers la Duchesse d'Auxerre et un petit sourire se dessina sur son visage.

Un Petit Page de Dennevy, incarné par Olivier1er a écrit:
Il avait courut vers les herboristes, les vendeuses de 4 saisons sur la place du marché.

Les Coreopsis, n'étaient pas la fleur la plus repandues à Dijon...mais il en trouva un petit bouquet qu'il s'empressa de retourner dans la salle du trone pour le porter à la Duchesse d'Auxerre.

Entrant discretement dans la grand salle de cerémonie, un peu essoufflé, le jeune de page de 15 ans se dirigea vers la Duchesse Ingeburge et posant un genou à terre tendit le bouquet coreopsis jaune.


- Votre Majestée, le jeune page était fort impressionné par la Duchesse, de la part de mon Maitre le Seigneur de Dennevy.

Cardinal a écrit:
le beau cardinal était ravi de savoir que son estimé ami, le légendaire eusaias, allait présider à la destinée de l'éternelle bourgogne ... malgré l'amitié qui le liait au fraîchement émoulu duc, le beau cardinal ne fera cette fois encore pas le déplacement pour assister à la cérémonie d'allégeance ... il prit donc papier, plume, encre et belle écriture pour écrire les suivantes lignes qu'il fera mander au légendaire eusaias :

Citation :
bonjour l'ami,
comme vous pouvez l'imaginer, le beau cardinal est ravi de vous savoir duc de bourgogne et ne doute nullement que votre mandat sera fructueux ... malheureusement le beau cardinal craint qu'il ne puisse assister à la cérémonie d'allégeance et qu'il ne vous faille vous contenter de cette modeste missive ...

entendez donc que nous, cardinal, baron de nuits-saint-georges et duc de beaujeu, renouvelons aujourd'hui notre allégeance à l'éternelle bourgogne et reconnaissons en la personne du légendaire eusaias son duc légitime à qui en plus de notre amitié déjà acquise nous offrons aujourd'hui humblement nos conseils, notre fidélité et notre aide le cas échéant ...

longue vie au nouveau duc et vive la bourgogne ...

amicalement
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MessageSujet: Re: [RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)   

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[RP] Cérémonie d'allégeance au Duc (27 mars 1458)
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