Palais des ducs de Bourgogne

Des murailles fortes, un palais imposant et tortueux, des clochers et beffrois innombrables... De très loin le voyageur devine que la Cité de Dijon est le siège d'un puissant et riche duché.
 
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 [RP fermé] Réponse ducale aux demandes d'allégeance (24.01)

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Theudbald
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MessageSujet: [RP fermé] Réponse ducale aux demandes d'allégeance (24.01)   Mer 17 Mar - 0:41

Theudbald a écrit:
La cérémonie de ce 24 janvier 1458 avait été épuisante. Bourgogne luttait contre le sommeil, vautré sur son siège en son office du Palais des Ducs. La nuit était tombée depuis plusieurs heures déjà.

Il se fit violence, se leva et attrapa la reliure de cuir dans laquelle il avait placé les missives qui avaient été envoyées par les vassaux du duché afin de signifier le renouvellement de leurs serments. Direction : le bureau de la Riche Duchesse, en espérant qu'elle soit encore capable de tenir une plume pour y faire réponse. Vu son propre état, Bourgogne en doutait. La cérémonie d'allégeance était bien plus éprouvante pour la duchesse régnante que pour le héraut d'armes.

Des gardes ducaux en brigandine se trouvaient devant la porte de l'office ducal. Il pria l'un d'entre eux d'aller annoncer sa présence à la duchesse et de l'introduire.

Sorane a écrit:
Plonger dans les bras musclés de Morphée... Cette irrésistible promesse qui se rapprochait avec l'arrivée du crépuscule, cela seul lui donnait encore le courage d'achever ses corvées. Cette journée allait inéluctablement se terminer, et elle pourrait enfin prendre un repos bien mérité.

Sorane avait regagné son bureau, elle avait profité d'un peu de répit pour allonger ses jambes douloureuses sur une méridienne. Elle avait du mal à lutter contre ses paupières qui s'ingéniaient à vouloir réunir ses longs cils noirs et à dissimuler son regard fatigué.

Ce combat perdu d'avance prit fin avec l'annonce de l'arrivée du Héraut, guère bienvenu ce soir, malgré sa compagnie toujours agréable et sa loyauté...


"Qu'il entre" répondit-elle d'une voix usée, à contrecœur.

Elle se releva pour prendre une position plus digne, moins agréable, mais où la tentation de céder au sommeil se ferait moins pressante.

La corvée fit son entrée dans le bureau sous la forme d'un épais dossier dans les bras de "Bourgogne". Sorane jeta un regard noir vers le dossier et laissa échapper un soupir.


"Et bien mon cher "Bourgogne", ne m'en veuillez pas de ne pas manifester d'engouement pour votre visite de ce soir ; ce n'est pas votre compagnie qui me déplait, seulement la corvée qui s'annonce, après une telle journée."

Elle lui présenta cependant un plat d'étain rempli de macarons, l'invitant d'un geste à se servir.

Theudbald a écrit:
Il ne se fit pas prier et empoigna deux ou trois macarons de la main gauche et les porta à sa bouche. De la droite, il déplia la reliure et en sorti plusieurs lettres scellées.

La corvée est des plus pénibles. Mais cette nuit, vous irez dormir le coeur léger, libérée pendant presque deux mois.

Sans plus faire de ronds de jambes, il présenta le premier courrier à lire attentivement, lequel exigeait une réponse scellée et envoyée par coursier au plus tôt.

Il se laissa ensuite presque tomber sur un fauteuil, patientant le temps de la lecture et de la rédaction, avec quelques autres macarons dans les doigts.



Uruk a écrit:
A Sa Grâce Sorane de Voiturienvenir, Duchesse de Bourgogne,
Salutations.

Nous, Uruk de Margny-Riddermark, Prince de Condé, vous reconnaissons par la présente pour suzeraine de nos terres bourguignonnes, et vous prêstons allégeance pour nostre vicomté de Bourbon-Lancy, ainsi que pour les baronnies d'Antigny et de Beaune. Nous vous jurons désormais respect, aide et conseil, a vous et au peuple de Bourgogne.

Nous faisons savoir que si un conflit venait vous opposer vous, Sorane Duchesse de Bourgogne, nostre suzeraine, à un tiers, nous jurons que nous prendrions cause pour vous.

Qu'il soit su.
Fait en Jussey, le vingt quatrième jour de janvier mil quatre cent cinquante-huit.

Uruk de Margny-Riddermark.



Sorane a écrit:
Sorane attrapa la lettre d'un main mollassonne, elle la parcourut, puis fit signe à son copiste de prendre note.

Le temps que celui-ci prépare sa plume, une main blanche ducale se tendit vers les macarons, flotta au-dessus de la coupelle quelques instants, avant de s'éclipser, délaissant finalement les macarons. Sorane s'était ravisée ; céder à l'appel de la gourmandise et dicter sa réponse en mâchouillant une pâtisserie n'était guère élégant.

Sa main retomba donc sur le velours de sa jupe, tandis qu'elle énonça à voix haute sa réponse.
Une fois la réponse rédigée, Alex Marque, le copiste, approcha le vélin afin que la Duchesse puisse relire, signer et y apposer son scel.

Citation :

A Son Altesse Uruk de Margny-Riddermark, Prince de Condé.
Salutations.

Nous, Sorane de Voiturienvenir, vingt-quatrième Duchesse de Bourgogne, vous accordons, sous le regard du Très-Haut et de Saint Bynarr, protection, justice et aide pour vos terres bourguignonnes, pour la durée de notre mandat.

Rédigé et scellé au Palais des Ducs de Bourgogne, le vingt-quatre janvier de l'an 1458.

Sorane de Voiturienvenir
Duchesse de Bourgogne



Le vélin fut remis au patient Bourgogne.

Theudbald a écrit:
Il obervait la duchesse tendre sa main délicate vers les gentils macarons, puis se raviser. Elle n'avait donc pas faim ? La cérémonie coupait l'appétit, donc. Il en prit bonne note. Lui se resservit allègrement.

Il examina la réponse et opina de chef.


C'est sobre, c'est clair, c'est juste. C'est dans les normes héraldiques. Vous pouvez l'envoyer dès à présent.
La lettre suivante ?


Citation :
Par la grâce d'Aristote,

Nous, Roland Wallère dict Wolfar, Baron de Cudot en Bourgogne, à vous, Sorane, Duchesse de Bourgogne.

Salut.

Par la présente, nous renouvellons notre allégeance au Duché de Bourgogne. Puisque vous en êtes la représentante, recevez respect, conseil, aide et aide armée.
Puisse le Très Haut veiller sur vous.





Faict à Cudot, le 23 du moys de janvier de l'an de grâce de Nostre Seigneur MCDLVIII

Sorane a écrit:
Sorane prit connaissance de la lettre tendue et un sourire vint si figer sur ses lèvres.
Elle regarda ce dévoué "Bourgogne" et ne put s'empêcher d'exprimer quelques sarcasmes :


"Ce cher Baron, je me suis étonnée de ne point le voir aujourd'hui. Pourtant j'avais prévu un cadeau pour lui, un magnifique faucon dressé, réputé pour ne jamais lâcher ses proies...
J'espérais bien le voir, il m'a privé du plaisir de tester sa répugnance envers une suzeraine par trop "rusée" à son goût."


Elle appuya volontairement sur le mot "rusée".

"Sa façon de juger et d'étiqueter les personnes m'a toujours bien amusée."


S'adressant directement à "Bourgogne", cette fois-ci :


"Il ne mentionne pas la raison de son absence à la cérémonie et la raison de préférer le courrier, ne devait-il pas au moins mentionner un prétexte pour expliquer son absence, alors qu'il est en Bourgogne ? Je suis curieuse de savoir quel faux prétexte il a choisi !"

Elle en profita pour saisir un macaron et le déguster.

Theudbald a écrit:
Hmm... Guère d'explication digne d'être retenue. Ce me semble qu'il est en désaccord avec vous, mais je ne saurais dire pour quelle raison. Louez donc son absence à la cérémonie. Aucune tension, aucune mausaise humeur, point de confrontation. La lettre convient bien mieux dans le cas présent. Non ?

Sorane a écrit:
"Non !"

Ce simple mot avait jailli avec force et détermination, venu directement du coeur.

"Non, ce n'est pas mieux. J'aime les relations directes et franches et pas les faux-fuyants. Enfin, je suppose que dans ma position, ce genre de jeu devient inévitable...

Je devrais être flattée, je n'imaginais pas qu'il se défilerait, il doit donc me craindre bien plus que je ne l'imaginais. Il me déçoit pour le coup. Dommage, au final, je ne le déteste pas du tout. Je le sais loyal, mais avec des haines tenaces qui empiètent trop sur son jugement.

Répondons donc au baron !"


Elle fit signe à son copiste de prendre note et dicta la réponse :
Citation :

A Roland Wallère, Baron de Cudot
Salutations.

Nous, Sorane de Voiturienvenir, vingt-quatrième Duchesse de Bourgogne, vous accordons, puisque vous êtes mon vassal, sous le regard du Très-Haut et de Saint Bynarr, protection, justice et aide pour vos terres bourguignonnes, pour la durée de notre mandat.

Votre absence à la cérémonie et votre allégeance par courrier, nous font craindre le pire sur votre santé. Nous espérons que vous n'êtes pas trop indisposé et en tout cas que nous n'en sommes pas la cause.

J'avais prévu un cadeau pour vous, je vous le fais donc parvenir à demeure. Ce magnifique faucon dressé trouvera surement un maître digne de lui en vous, et son dresseur m'a assuré qu'il ne lâchait jamais sa proie !

Rédigé et scellé au Palais des Ducs de Bourgogne, le vingt-quatre janvier de l'an 1458.

Sorane de Voiturienvenir
Duchesse de Bourgogne



Theudbald a écrit:
Le héraut aquiesça silencieusement.
Il patienta que la réponse fut écrite avant de tendre le courrier suivant.


Citation :
[rp]Par la présente, moi, Armoria de Mortain, pour mes terres de Saulieu, je réitère mes indéfectibles liens avec la Bourgogne, que le temps n'a fait que renforcer, et où tendresse et devoir se mêlent en une parfaite harmonie.

Au Duché de Bourgogne, à ses terres, sa Couronne, à sa Duchesse Sorane, je forme de nouveau voeu lige de fidélité, conseil et soutien. Qu'elle fasse rayonner, comme le fit la majorité de ses prédécesseurs - donc, pas verbam, ni coluche, par exemple - notre belle et chère Bourgogne, et que Dieu la garde.

Armoria de Mortain, signe et scelle le 23 de Janvier 1458

[/rp]

Sorane a écrit:
Elle attrapa, d'un geste leste, la lettre tendue ; son visage portant toutefois la marque d'une lassitude évidente.
Cependant, un sourire chassa sa morosité lorsqu'elle parcourut la lettre.

Elle s'assura que son copiste, Alex Marque, était bien prêt à prendre note de ses paroles et elle énonça sa réponse à haute voix.

Tandis qu'Alex finissait de copier et préparait le vélin et le nécessaire pour qu'elle puisse signer, elle en profita pour grignoter quelques macarons et boire un peu de thé.

Alex vint lui porter le courrier, elle le relut puis signa et y apposa son sceau, avant de le tendre à "Bourgogne".


Citation :
A Son Altesse Armoria de Mortain, Princesse d'Etampes, Duchesse de Saulieu et de Dombes, Baronne d'Ath,
Salutations.

Nous, Sorane de Voiturienvenir, vingt-quatrième Duchesse de Bourgogne, vous accordons, sous le regard du Très-Haut et de Saint Bynarr, protection, justice et aide pour vos terres bourguignonnes, pour la durée de notre mandat.

Nous ne pouvons que nous réjouir de ces liens indéfectibles et de cette tendresse qui vous unit à notre chère Bourgogne, car cela nous permet d'avoir le plaisir régulièrement de votre compagnie et surtout de recevoir vos précieux conseils.

Je souhaite de tout coeur contribuer au rayonnement de notre Bourgogne, et de ne pas faillir à ma tâche, au point d'être citée dans vos futurs courriers d'allégeances à la suite de Verbam et de Coluche.

Que le Très-Haut veille sur notre Bourgogne,

Rédigé et scellé au Palais des Ducs de Bourgogne, le vingt-quatre janvier de l'an 1458.

Sorane de Voiturienvenir
Duchesse de Bourgogne



Theudbald a écrit:
Il examina le courrier de réponse.

Bien.

Il avait toujours détesté les moqueries à l'égard des morts, Coluche dans ce cas-ci. Mais il ne pipa mot. Il avait été lui-même contraint de salir certaines mémoires, comme celle de la pintade héraldique au reblochon, précédente héraut de Bourgogne. L'héritage laissé après son trépas était quotidiennement qualifié de "merdier héraldique" par Bourgogne.

Il présenta la lettre suivante.


Theodomir. a écrit:
Citation :
Par la grasce d'Aristote,

Nous, Théodomir de Hennfield, Duc de Louhans, Baron de Ciel, & de Château-Chinon en Bourgogne,
à vous, Sorane de Voiturienvenir, Duchesse de Bourgogne par la grasce des urnes, qui ces présentes lettres verrez, salut.


Nous, recognoissons comme suzeraine vous, Sorane de Voiturienvenir, Duchesse de Bourgogne par la grasce des urnes.

& que nous vous deuons meshui obsequium, auxilium, & consilium, à tenans que ce que vous manderez de nous n’aye point à la malencontre des Vertus de L’Aristotélicisme.

& que si un enchas venoit vous contrester vous, Duchesse Sorane de Voiturienvenir de Bourgogne, nostre suzeraine, à un tiers, jurons que vostre cause prendrions.

& que nous ne puissions esforcer de ce serment la page, ou à sa malencontre aller par un coraige téméraire. Si ce pendant l’attenter nous ausions, que nous sachions que nous encourrions l'ire de la certainne loy du Dieu tout-puissant & de ses biens heureulx prophètes.

En tesmoing de ce, nous avons fait mettre nostre seing à ces présentes.
Donné en nostre secondaire résidence de Castelroux en Berry.
Le vingt-quatrième jour de janvier, l'an de grasce mil quattre-cens quarante & septime pascal.
Le vingt-quatrième jour de janvier, l'an de grasce mil quattre-cens quarante & huit de la circoncision.

Car ainsy le voulons & nous plaist estre faict. Amen.



Sorane a écrit:
Lasse, elle était vraiment lasse...
Au moment où sa main saisit la lettre suivante que lui présentait "Bourgogne", elle sentit de l'agitation chez son petit occupant... Il donnait des coups de pieds.
Elle ferma les yeux, laissant croire à un accès de fatigue, et tout en posant discrètement sa main sur son ventre, elle s'accorda quelques minutes. Intérieurement, elle fredonnait une chanson pour le petit être qui préparait son arrivée dans ce monde, pour l'apaiser, pour lui exprimer son amour. Aucun son ne franchit ses lèvres, nul besoin.

Elle rouvrit les yeux et alors que son regard parcourait le courrier d'une main, l'autre main plongea vers les macarons et revint victorieuse avec sa prise, à ses lèvres.

Elle réfléchit à la réponse, le temps de déguster la friandise. Puis elle se mit à dicter à son bon Alex Marque.


Citation :
Nous, Sorane de Voiturienvenir, vingt-quatrième Duchesse de Bourgogne par la grâce des urnes,

A vous, Théodomir de Hennfield, Duc de Louhans, Baron de Ciel, & de Château-Chinon en Bourgogne, qui cette réponse, lirez, salut.

Nous acceptons de bon coeur votre serment d'allégeance et nous vous accordons, pour la durée de notre mandat, sous le regard du Très-Haut et de Saint Bynarr, protection, justice et aide pour vos terres bourguignonnes.

Soyez assuré que nos attentes n'iront point à l'encontre des vertus aristotéliciennes, que nous nous efforçons au contraire de défendre et d'encourager.

Que le Très-Haut veille sur notre Bourgogne,

Rédigé et scellé au Palais des Ducs de Bourgogne, le vingt-quatre janvier de l'an 1458.

Sorane de Voiturienvenir
Duchesse de Bourgogne



Elle signa et scella la lettre que lui présenta son copiste, avant de la remettre à son Héraut. Attendant la suivante, résignée à combattre la fatigue qui se faisait de plus en plus envahissante.

Theudbald a écrit:
Il surveillait du coin de l'oeil la descente de macarons. Il en attrapa quelques uns avant que tous aient disparus, après avoir tendu la lettre suivante.

Juliette a écrit:
Citation :
A la nouvelle duchesse de Bourgogne, Sorane

Le temps passe bien vite et me rappelle que cela fait longtemps que je n'ai pas revu ma Bourgogne et les bourguignons. Je me suis sentie vieillie quand j'ai appris que vous accédiez au trône bourguignon. Oui le temps passe vite et même si vous n'êtes guère nouvelle dans la politique vous êtes une nouvelle tête bien différente des personnes ayant précédemment occupé la charge qui vous incombe maintenant. Je salue votre persévérance dans l'engagement que vous avez pris pour la Bourgogne et j'espère qu'il restera positif.

Par ailleurs, en temps que noble de ce beau duché, je me dois de vous faire mes allégeances. Ces quelques mots vous paraitront bien solennels et sûrement distants. Il n'empêche qu'ils sont profond et teintés de sincérité.

"Nous, pour nos terres de Mervans, reconnaissons Sorane comme l'actuelle duchesse de Bourgogne. Nous jurons sans aucune gêne ni doute, fidélité, conseil et aide militaire si le besoin s'en faisait ressentir. "

Je vous prie de bien vouloir m'excuser de mon absence à la cérémonie. J'ai toujours des obligations en Normandie qui me retiennent même si cette fois, elles ne sont en rien politiques.

Veuillez trouver à la suite, nos salutations les plus respectueuses.

Juliette d'Harles de Lasteyrie

faict à Evreux, .


Sorane a écrit:
Elle ne manqua pas de noter le geste de "Bourgogne" avec les macarons, la coupelle était presque vide.
Elle appela un domestique :


"Notre coupelle de macarons est bientôt vide. Et nous aurions bien besoin de nous désaltérer. Pourriez-vous aller voir aux cuisines s'il reste quelques friandises et pâtisseries, et des fruits ? Et remonter également une bouteille de vin et de la tisane ? Merci."

La soirée était loin d'être terminée et pour lutter contre la fatigue, rien de telle qu'un peu de gourmandise !

Alex était prêt à rédiger. Elle réfléchit une minute puis se lança :


Citation :
A Madame la Baronne Juliette d'Harles de Lasteyrie, Baronne de Mervans, Dame de Meyssac et d'Etroyes,

Oui le temps passe vite, pourtant il n'est pas si loin le temps où j'avais du mal à quitter ma bergerie et mes moutons et où j'entendais parler de vous.
Avec Erik, Clothylde, Dodger, Seyo, Maathis, vous étiez des exemples pour tous les Autunois, exemples que j'ai tenté de suivre.
Je vous assure que mon amour pour notre si belle province, les Bourguignons, mes amis, me pousse chaque jour à faire tout mon possible pour ne jamais faillir dans cet engagement.

Vos mots pourtant tracés sur un vélin ont résonné comme une douce musique, avec sincérité, tel un hymne en l'honneur de ce pays que nous aimons toutes deux.
A mon tour de céder aux exigences protocolaires et de reprendre un ton plus solennel.

Nous, Sorane de Voiturienvenir, vingt-quatrième Duchesse de Bourgogne, vous accordons, sous le regard du Très-Haut et de Saint Bynarr, protection, justice et aide pour vos terres bourguignonnes, pour la durée de notre mandat.

Que le Très-Haut veille sur vous et votre famille.

Rédigé et scellé au Palais des Ducs de Bourgogne, le vingt-quatre janvier de l'an 1458.

Sorane de Voiturienvenir
Duchesse de Bourgogne


Theudbald a écrit:
Voilà la suivante. Bon courage ! Et bonne patience.

Citation :
De Nos, Paula Estèva d'Alanha, dich Lengadòc, Comtessa consòrt de Gevaudan, Baronessa consòrt d'Alanha e Senhoressa de Sant Martì Lavardinienc .
Entà los tèrras de la Baronià de Malpertuis, de part de la pichona Jehanne Elissa de Volpilhat que avèm la Tutèla;

A Vos, Sorane de Voiturienvenir, Duquessa de Borgonha.


Adissiatz !


Per la estanta portam alieugient de la Baronià de Malpertuis al la corona de Borgonha, al travèrs de la vòstra degun, prometèm ne aquò conselhatge, sostaire, ajuda e fiseletat per la dich Baronià que gerissèm ne caletra de Tutairitz de la jovena Vescomtessa Jehanne Elissa de Volpilhat, Eiretadora de la seuna Maire Marguerite Corteis de Volpilhat.


Escrich e sagelat de la Nòstra man a Montpelhièr, Genièr -XSD.

Sorane a écrit:
Tout en guettant la porte et l'arrivée des friandises, Sorane saisit la prochaine lettre qui attendait réponse.

Elle jeta un regard sur la lettre, haussa les sourcils tandis que deux plis venaient barrer son front ! Elle relève son visage, vrille son regard dans celui du Héraut et rétorque d'un ton assez amusé :


"Allons bon, mon cher "Bourgogne", comment voulez-vous que je réponde à une lettre dont je ne saisis pas le sens ! Cette Dame ne sait-elle pas quel langue est utilisée en Bourgogne ? Pour une vassale de Bourgogne, cela ressemble à une mauvaise plaisanterie. Je sais bien qu'il s'agit de sa tutrice, mais tout de même.
Je vais cependant lui répondre, mais je n'accepte pas l'allégeance en l'état."


Elle se détourne vers son copiste et lui ordonne :


"Alex, veuillez prendre note de cette missive. Merci."


Citation :

De nous, Sorane de Voiturienvenir, vingt-quatrième Duchesse de Bourgogne par la grâce des urnes, sous le regard du Très-Haut et de Saint Bynarr,

A vous,
Jehanne Elissa Raphaelle de Volpilhat , Vicomtesse de Cauvisson, Baronne de Malpertuis,
Et
Paula Estèva d'Alanha, Comtesse de Gévaudan, Baronne d'Alaigne, Dame de Saint-Martin du Lavardin,

Salutation.

Nous avons bien reçu votre courrier. Toutefois, nous avons été dans l'impossibilité de le déchiffrer.
Par conséquent, c'est avec le plus vif regret que nous ne pouvons répondre et accepter une allégeance dont nous n'avons pas compris les termes.

Nous ne remettons pas en doute votre honnêteté, nous nous doutons bien que cette allégeance est surement parfaite, à l'exception d'un seul point : être compréhensible pour son destinataire, en l'occurrence nous, ce qui est pourtant primordial et l'objectif premier d'un courrier.

Nous vous prions donc de bien vouloir nous faire parvenir, dans un délai d'une semaine, un nouveau courrier porteur de votre allégeance, cette fois traduit en langue française courante ou de nous envoyer une personne capable de le traduire pour nous. Nous préférerions de loin un courrier traduit.
Je ne doute pas un seul instant, qu'en tant que vassal vous avez à coeur d'apporter votre aide à votre suzerain et de simplifier sa tâche.

Dans cette attente,

Rédigé et scellé au Palais des Ducs de Bourgogne, le vingt-quatre janvier de l'an 1458.

Sorane de Voiturienvenir
Duchesse de Bourgogne


Pendant que son copiste finit de rédiger et d'en faire une copie, la Duchesse de retourne vers son (super)héraut.

"Qu'en pensez-vous ? Cela convient-il selon vous ?"

Theudbald a écrit:
Cette dame, la tutrice de notre baronne de Malpertuis, est aussi héraut de Languedoc. Et elle sait parfaitement que l'on parle le françois et le bregognon en Bourgogne. J'ai eu l'occasion de lui rappeler déjà.
Les deux dernières fois, elle avait envoyé deux courriers identiques, et Montjoie, son mari, avait attesté de leur validité. Mais ce courrier présent est différent.


Il lu la réponse faite par la duchesse et il sourit.

Ca a l'air excellent, Votre Grâce. J'ai néanmoins peu de raisons de penser qu'elle se pliera à cette demande. La comtesse est trop fière et immuable. La jeune baronne, en revanche... Voyons ce que cela donnera.

En attendant, voici la lettre d'Arquian.


Theognis a écrit:
Citation :
En l'honneur de Sa Grâce Sorane, Duchesse de Bourgogne par la volonté de la noblesse et du peuple bourguignon,

Moi Theognis Montereau, Baron d'Arquian, Baron de Seignelay, apporte le message suivant.

De nombreuses calomnies souillent mon nom dans les salles obscures des institutions de notre bon duché. Obscures, car en dépit de mon bon droit, refus est opposé à mes intendantes d'accéder au collège de la noblesse bourguignonne.
Je ne connais pas les sentiments qui animent mes adversaires. Je ne veux pas les connaître, de peur de me tâcher. La distance qui me sépare d'eux n'empêcherait pas la noirceur de leur vilenie d'atteindre mon âme.
Mais, vous, Sorane, dite la Pure, n'appuyez pas les criminels qui veulent souiller mon nom et ma réputation. Le Trône de Bourgogne mérite un grand prestige et une grande renommée. Toujours, j'ai œuvré dans ce but, d'un point de vue diplomatique, politique, militaire. Désormais, je m'attache à l'économie. J'espère apporter les richesses du royaume à vos pieds. Je ne sais pas si je réussirai. Mais, du moins, j'aurai essayé, et si vous regardez autour de vous maintenant, demandez-vous combien d'hommes et de femmes ont donné davantage que moi pour la Bourgogne.
J'ose prétendre que la majorité du conseil de la noblesse bourguignonne ne fait pas le compte.

Duchesse, Votre Grâce, Sorane, mon affliction ne m'empêchera pas de remplir mon devoir. Je chasse d'un revers de main les corbeaux qui me suivent, je méprise ces chiens qui donnent la patte.
Je vous fais mon allégeance pure et complète, par le service, l'aide et le conseil et je remplace les formules latines oiseuses par ce serment à cœur ouvert. Puissiez-vous m'accorder, comme tous vos prédécesseurs, protection, soutien, et justice.

Votre dévoué,

Sorane a écrit:
En cachetant la précédente lettre envoyée en double exemplaire à la pupille et la tutrice, la Duchesse était curieuse de savoir si elle obtiendrait satisfaction.

Mais enfin, la porte s'ouvrit et sonna comme un appel vers le réconfort... Le Valet était de retour avec un plateau chargé qu'il déposa sur la petite table entre "Bourgogne" et elle.

Des macarons, des pâtes de fruits, une coupelle de fraise, de la crème chantilly et une carafe de thé, une autre de tisane à la verveine. Ce valet était une perle, les cuisiniers aussi. Il faudrait qu'elle aille les féliciter et les remercier !
Elle adressa donc un sourire aussi grand que son impatience à gouter ces délicatesses, au valet.


"Merci mon brave, vous n'imaginez pas le réconfort que vous venez de nous apporter ! Portez mes remerciements aux cuisines, je vous prie."

Une pâte de fruit vint se poser entre ses lèvres, tandis que sa main s'emparait de la lettre tendue par son héraut préféré, y laissant une marque sucrée.Elle parcourut la lettre et laissa échapper :

"Ah notre cher double Baron, qui se serait transformé en vil détrousseur des grands chemins et des évêques pour quelques pains. Effectivement ses ennemis sont nombreux, encore plus ceux qui veulent se substituer à la justice des hommes et à celle du Très-Haut. Je n'ai pas cette prétention, au moins là, je sais rester humble et je m'en remet à la justice et au jugement du Très-Haut.

Mon cher Alex, veuillez prendre en note, je vous prie."


Elle dicta donc sa réponse :

Citation :
Au double Baron Theognis Montereau, Baron d'Arquian et de Seignelay;

Baron,

Effectivement beaucoup de calomnies viennent souiller votre réputation. Les crimes dont vous êtes accusé sont particulièrement odieux : Détrousser un évêque, rien de moins !
Il m'est difficile d'imaginer que, justement, ce grand homme, dont vous faites le portrait, ce Bourguignon qui a tant œuvré pour sa Bourgogne, de double Baron, ancien régent, ancien chambellan, qui s'est battu pour son Duché, puisse se laisser pervertir par la bête sans nom au point de commettre de telles vilénies, juste pour y gagner quelques écus et pains.

Contrairement à vos ennemis, je resterai humble et je ne prétendrai pas me substituer à la justice des Hommes et au jugement du Très-haut. Si vraiment cet homme si méritant s'est avili au point d'agresser un serviteur du Très-Haut, je ne doute pas qu'il encourra le châtiment divin auquel il ne pourra échapper, et même sera châtié au nom de nos lois.

Par contre, nul refus n'a été opposé à l'accès d'une de vos intendantes, le refus portait sur l'entrée de vos deux intendantes au Collège de la Noblesse. Il vous suffit de choisir entre l'une et l'autre.

Je ne sais comment vous comptez respecter cet espoir d'apporter richesse au Duché de Bourgogne, seriez-vous resté malgré toute votre expérience, toutes vos connaissances, encore un doux rêveur, à l'âme aventureuse, parti à la recherche de trésors perdus ?

Enfin, revenons au sujet de cette lettre, comme tous mes prédécesseurs, nous, Sorane de Voiturienvenir, vingt-quatrième Duchesse de Bourgogne, vous accordons, sous le regard du Très-Haut et de Saint Bynarr, protection, justice et aide pour vos terres bourguignonnes, pour la durée de notre mandat.

Que le Très-Haut vous garde sur le droit chemin, qu'il vous guide dans la foi, ou qu'il vous foudroie si jamais vous aviez rejoint l'engeance de la bête sans nom.

Rédigé et scellé au Palais des Ducs de Bourgogne, le vingt-quatre janvier de l'an 1458.

Sorane de Voiturienvenir
Duchesse de Bourgogne


Elle relut la lettre que lui remettait Alex, elle signa, la scella et la posa sur la pile des courriers en attente.

Theudbald a écrit:
Il présenta la lettre suivante et attrapa la première carafe de vin pour s'en servir un grand verre. Il se rassit avec une sensation étrange : le verre était chaud. Du vin chaud ? Parfait ! Il sourit de satisfaction. Il huma le contenu du gobelet pour s'imprégner de l'odeur des épices et... Ya une couille dans l'pâté.

C'est de la tisane ? demanda-t-il naïvement.

Guilhem_de_vergy a écrit:
Citation :
Nous, Guilhem de Vergy, Comte de Beaumont-sur-Sarthe, Baron de Saint-Vérain, Seigneur d'Auriac.

Prêtons allégeance à la nouvelle Duchesse élu par le peuple Bourguignon et reconnu par le Roy, Levan III de Normandie, Sorane de Voiturienvenir , pour nos terres sises en la Baronnie de Saint-Vérain, lui jurons, ainsi qu'à notre bien aimé souverain, fidélité, conseil et aide armée si besoin devait s'en faire ressentir.

Que le très haut puisse veillez sur votre mandat et guider votre esprit pour le bien de vos habitants.

Fach en la ciutat de Mayenna, en Maine, lo quatorze Febrièr mila quate cents cinquanta e uèt.




Sorane a écrit:
Elle observa le manège du Héraut et sa petite moue expressive mais fugace sur son visage lorsqu'il huma le contenu de son verre. Elle lui répondit amusée :
"Oui je le crains bien, cher "Bourgogne", vous avez le choix entre de la tisane ou du thé. Il semble que le vin ait été oublié. Voulez-vous que j'en commande ?"

Elle profita de l'interlude pour chaparder une fraise dans la coupelle et la faire passer en chemin dans le pot de crème fouettée.

Au moment de saisir la nouvelle lettre tendue, elle jeta un regard sur le dossier du Héraut, curieuse de voir s'il lui restait encore beaucoup d'autres courriers en attente de réponse.

Le même rituel reprit, la réponse fut dictée, le copiste en prit note, en fit une copie et la présenta pour qu'elle y appose sa signature et le sceau de Bourgogne.


Citation :
Nous, Sorane de Voiturienvenir, vingt-quatrième Duchesse de Bourgogne,

A vous, Guilhem de Vergy, Comte de Beaumont-sur-Sarthe, Baron de Saint-Vérain, Seigneur d'Auriac.

Acceptons votre serment d'allégeance et nous vous accordons, pour la durée de notre mandat, sous le regard du Très-Haut et de Saint Bynarr, protection, justice et aide pour vos terres bourguignonnes.

Puisse le Très-haut veiller sur nous.

Rédigé et scellé au Palais des Ducs de Bourgogne, le vingt-quatre janvier de l'an 1458.

Sorane de Voiturienvenir
Duchesse de Bourgogne


Theudbald a écrit:
Du vin... Il regarda dans sa reliure.

Il reste deux courriers. Ne faites pas mander de vin. Le temps que ça arrive, on aura bouclé notre affaire.

le beau cardinal a écrit:
belle enfant et néanmoins duchesse de bourgogne,
c'est avec un plaisir non feint que le beau cardinal prend aujourd'hui la plume pour vous assurer de son indéfectible allégeance à la bourgogne ...

le beau cardinal espère juste que vous aurez l'extrême amabilité de lui pardonner son absence et saurez vous contenter de cette humble missive ...

toujours est-il que nous, cardinal, baron de nuits-saint-georges et duc de beaujeu par la volonté de l'inhumain aristote redisons aujourd'hui préférer souffrir mille morts atroces plutôt qu'avoir à faillir à notre serment contracté il y a fort longtemps envers l'éternelle bourgogne ... nous reconnaissons en outre en la personne de la ravissante sorane la duchesse légitime de bourgogne et lui assurons tant notre soutien que nos conseils, aussi modestes fussent-ils ...

longue vie à la duchesse et vive la bourgogne

amicalement
cardinal, baron de nuits-saint-georges, duc de beaujeu et pair de france

Sorane a écrit:
A l'annonce que son calvaire était enfin sur le point de s'achever et que son rendez-vous tant attendu avec son lit n'avait jamais été aussi proche, la Duchesse sembla retrouver des forces et un léger sourire.
Suffisamment de force du moins pour engloutir quelques fraises et pâtes de fruits.

Et pour dicter une réponse :


Citation :
Au beau Cardinal, Baron de Nuits-Saint-Georges, duc de Beaujeu et Pair de France,

C'est avec un plaisir égal au vôtre que nous avons lu votre courrier et reçu votre allégeance.
Quant à pardonner votre absence, il nous est difficile de le faire, votre présence n'aurait pu qu'égayer cette cérémonie souvent si routinière, vos belles paroles auraient surement éclairé cette journée. Comment peut-on pardonner alors qu'il a fallu se passer du plaisir de votre compagnie ?
Toutefois, notre pardon, vous l'avez, il nous est encore plus difficile de vous déplaire, surtout que nous savons bien que la Bourgogne ne peut que s'enorgueillir d'un vassal tel que vous.

Ainsi, en échange de votre loyauté indéfectible et de votre allégeance, nous, Sorane de Voiturienvenir, vingt-quatrième Duchesse de Bourgogne, vous accordons, sous le regard du Très-Haut et de Saint Bynarr, protection, justice et aide pour vos terres bourguignonnes, pour la durée de notre mandat.

Que votre vie soit longue et parsemée encore de nouvelles belles allégeances envers la couronne de Bourgogne.

Rédigé et scellé au Palais des Ducs de Bourgogne, le vingt-quatre janvier de l'an 1458.

Sorane de Voiturienvenir
Duchesse de Bourgogne


A l'instar des autres réponses, elle fut signée et scellée. Elle vint rejoindre la pile de courriers qui attendaient d'être remis à des coursiers.

Theudbald a écrit:
Et le dernier courrier.

Casanier a écrit:
Citation :
Par la grâce d'Aristote,

Nous Casanier de la Forge d’Antan, Baron de Lormes

à vous, Sorane de Voiturienvenir, Duchesse de Bourgogne par la grâce des urnes,

salut.

Par la présente, je reconnais comme suzerain, Sorane de Voiturienvenir, Duchesse de Bourgogne par la grâce des urnes.

Que je vous dois désormais respect, aide et conseil,

Que si un conflit venait vous opposer vous, Sorane de Voiturienvenir, Duchesse du Bourgogne, mon suzerain, à un tiers, je jure que je prendrais cause pour vous.

Que nous ne puissions enfreindre la page de ce serment, ou aller à son encontre par un courage téméraire. Si cependant nous osions le tenter, que nous sachions que nous encourrions l'indignation du Dieu tout-puissant et de ses bienheureux prophètes.

Pour que l'autorité de notre serment obtienne une vigueur plus ferme dans les temps à venir, nous avons décidé de la confirmer par notre main et de la signer par l'impression de notre sceau.

Nous Casanier de la Forge d’Antan, Baron de Lormes en Bourgogne, a écrit et ratifié,

Fait à Lormes, le 12 decembre 1457.

Qu'il en soit ainsi et heureusement. Amen.


Sorane a écrit:
Le dernier courrier, enfin... Le dernier ! La délivrance ! Pour un peu elle en aurait embrassé le pauvre et patient "Bourgogne" !

Elle sentit un regain de courage la saisir et elle s'empressa d'attraper cette dernière missive.


Citation :
Nous, Sorane de Voiturienvenir, vingt-quatrième Duchesse de Bourgogne,

A vous, Casanier de la Forge d’Antan, Baron de Lormes,

Acceptons votre serment d'allégeance et nous vous accordons, pour la durée de notre mandat, sous le regard du Très-Haut et de Saint Bynarr, protection, justice et aide pour vos terres bourguignonnes.

Puisse le Très-haut veiller sur nous. Je sais très bien qu'il n'aura jamais à vous démontrer son indignation car je sais pouvoir compter sur votre indéfectible loyauté et fidélité.

Rédigé et scellé au Palais des Ducs de Bourgogne, le vingt-quatre janvier de l'an 1458.

Sorane de Voiturienvenir
Duchesse de Bourgogne


C'était la dernière réponse, elle était exténuée. Elle choisit la sobriété et la simplicité.
Il fallut encore attendre qu'Alex Marque finisse la copie, puis lui présente la lettre pour signature et qu'elle y appose son sceau.

Alex prit avec lui le registre où il avait recopié chaque lettre pour aller le ranger et quitta la pièce avec l'autorisation de la Duchesse.

Sorane se leva donc et s'adressa à "Bourgogne".


"Merci mon ami, d'avoir ainsi veillé par devoir et de m'avoir aidée dans cette lourde tâche. Il est temps pour nous d'aller prendre un repos mérité. Je vais donc prendre congé. Je vous souhaite une bonne nuit."

Theudbald a écrit:
Moi de même. Nous devrons nous réunir à nouveau pour régler cette histoire de lettre en Oc.
Sur ce, je vous souhaite la bonne nuit.


Bourgogne fit une révérence fatiguée avant de prendre congé et de retourner à son office. Il y remit bon ordre avant de fermer la porte et de se rendre à l'hôtel où il avait ses habitudes.
Le lendemain matin, il prendrait la route de Nevers.

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