
Palais des ducs de Bourgogne Des murailles fortes, un palais imposant et tortueux, des clochers et beffrois innombrables... De très loin le voyageur devine que la Cité de Dijon est le siège d'un puissant et riche duché. |
| | | Bibliothèque des Hospices | |
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Antoineleroy Logorrhéique


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 | Sujet: Bibliothèque des Hospices Mer 27 Sep - 8:48 | |
| Je vins m'installer dans la bibliothèque puis je me mis à lire un livre sur les plantes médicinalesPLANTES NUTRITIVES ET TONIQUES Les plantes dont il est question ici peuvent être consommées tous les jours. On les prend surtout en infusion, à raison de une à trois tasses par jour. Avoine (Avena sativa)Elle convient aux personnes tendues et favorise le sommeil. L’avoine sert aussi pendant la grossesse, en cas de carence alimentaire ou de sevrage. Infusion des feuillesOrtie (Urtica dioica)L'ortie tonifie les reins. Elle aide les personnes qui ont des maladies de peau, allergies, arthrite, ... L’ortie est une bonne alliée pour les femmes enceintes ou qui allaitent. Infusion des feuilles Molène (Verbascum thapsus)La molène tonifie les muqueuses et aère les poumons. Elle est efficace contre l’enrouement, la toux, la bronchite et l’asthme. Infusion des feuilles Attention: Les poils qu’elles laissent au fond de la tasse peuvent irriter la gorge ! Trèfle rouge (Trifolium pratense)Le trèfle rouge est un tonique nerveux qui convient bien aux personnes souffrant de troubles d’accumulation toxique. Infusion des fleursAttention : Ne pas donner à quelqu'un qui saigne!Framboisier (Rubus idaeus)Les feuilles de framboisier tonifient l’utérus et soutiennentt les femmes qui ont des problèmes au niveau du système reproducteur. Elle est aussi d’une grande aide pour les femmes enceintes ou qui allaitent. Elle apaise les maux de gorge et les petites diarrhées. Infusion des feuillesAstragale (Astragalus membranaceus)Elle favorise un sommeil réparateur et le fonctionnement optimal du système immunitaire. Elle convient en particulier aux gens qui ont tendance à toujours être malades. Infusion et décoction de la racine Attention: Éviter en état grippal ou fiévreux. Camomille allemande (Matricaria recutita)La camomille est utile contre des indigestions, des ulcères, des maladies inflammatoires des intestins, du stress, de l’insomnie et des problèmes menstruels. Elle convient aux enfants qui percent leurs dents ainsi qu’aux personnes qui font de la fièvre. Infusion des fleurs_________________ 
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|  | | Antoineleroy Logorrhéique


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 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Mer 27 Sep - 8:48 | |
| PLANTES POUR LES NERFS Mélisse (Melissa officinalis)Elle détend, favorise le sommeil et la digestion et apaise la fièvre. Son action antivirale est intéressante en cas de grippe ou d’herpès. Infusion des feuilles Scutellaire (Scutellaria lateriflora)La scutellaire atténue la douleur et calme les spasmes. Elle excelle dans les cas où le stress provoque des troubles de la concentration ou de la mémoire, de l’insomnie ou de l’hypertension. Infusiondes fleurs Bétoine (Stachys betonica)Elle calme les tensions partout dans le corps et les maux de tête, elle dynamise les fonctions digestives. La bétoine apaise les fortes douleurs. Infusion des feuilles ou des fleurs_________________ 
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|  | | Antoineleroy Logorrhéique


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 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Mer 27 Sep - 8:49 | |
| PLANTES POUR LA DIGESTION Gingembre (Zingiber officinalis)Utile pour mieux digérer, contre les ballonnements, les gazs, les nausées, la grippe et les varices. Décoction ou infusion de son rhyzome Pissenlit (Taraxacum officinalis)-Très utile pour la digestion, le foie, le pancréas, en cas d'indigestion, de constipation Infusion et décotion de sa racine-Utile contre la rétention d'eau et les problèmes de peau. Infusion de ses feuillesLin (Linum usitatissimum)Laxatif doux. Infusion des graines : Faites tremper 1 cuillère à soupe de graines fraîchement moulues dans l’eau pendant une demi-heure et buvez le tout une ou deux fois par jour. _________________ 
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|  | | Antoineleroy Logorrhéique


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 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Mer 27 Sep - 8:49 | |
| PLANTES POUR LES ENFANTS Fenouil (Foeniculum vulgare)Utile contre la digestion, les crampes intestinales, les ballonements , les gaz, la colique et la putréfaction des aliments dans le ventre. Favorise la production de lait chez la maman Infusion des graines Sureau (Sambucus nigra)Utile contre la grippe, la fièvre, varicelle, rougeole, rubéole, et elle tonifie les muqueuses Infusion des fleursCataire (Nepeta cataria)Apaise pour les sommeils. Sert en cas de forte fièvre. Infusion des fleursArnica (Arnica montana)Favorise la guérison des enflures, émathomes. Après un coup, l'Arnica est très utile! Décoction des fleurs et des teintures_________________ 
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|  | | Antoineleroy Logorrhéique


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 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Mer 27 Sep - 8:50 | |
| PLANTES ANTISEPTIQUES En cas d’infection, n’oubliez pas que le repos constitue au moins la moitié du remède. Ail (Allium sativum)Utile contre les infections respiratoires, digestives. Décoction du bulbeEn accompagnement des repasThym (Thymus vulgaris)Utile contre els ballonnements, les problèmes respiratoires ou digestifs. On l'utilise pour nettoyer les plaies Infusion de la plante Usnée (Usnea esp.)Ce lichen est utile contre les infections pulmonaires. Décoction de la plante Calendula (Calendula officinalis)Contre la grippe, la fièvre, les inflammation bucales et tout le système digestif. Par voie externe, peut désinfester les blessures Infusion des fleurs_________________ 
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|  | | Antoineleroy Logorrhéique


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 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Mer 27 Sep - 8:50 | |
| PLANTES POUR UN USAGE EXTERNE Toujours appliquer ces plantes sur des plaies propres! Plantain (Plantago major)Cicatrisant le plus polyvalent, il soulage les douleures, les démangeaisons et referme les tissus. Utile contre les réactions des piqures d’insectes. Par voie interne, utile contre le rhume, le rhume des foins, la toux, l' asthme, la sinusite, la diarrhée. Puis, il élimine les poisons du corps. Infusions de ses feuillesMillepertuis (Hypericum perforatum)C’est une plante de premiers soins. Il apaise les brulures, les muscles courbaturés, les fourmillements, les engourdissements et les douleures Infusion des fleursChou (Brassica oleracea)Utile contre les plaies, les brulures et les inflammations Utilisation : Il suffit de prendre une ou plusieurs feuilles fraîches, d’enlever la veine majeure et de l’écraser jusqu’à ce que la feuille soit humide. Appliquez directement sur la partie à traiter, recouvrez d’un linge et changez toutes les deux heures. _________________ 
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|  | | Antoineleroy Logorrhéique


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 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Mer 27 Sep - 17:00 | |
| La médecine au Moyen-Age Constantinople, la " nouvelle Rome " inaugurée en 330 va être le théâtre de nombreux progrès réalisés en médecine dans la première partie du Moyen-Age. Oribase (325 - 403) élabore une monumentale encyclopédie médicale et plusieurs ouvrages sur la pharmacopée. Alexandre de Tralles écrit Douze livres de médecine où il décrit toutes les maladies, les traumatismes de la tête et les fièvres (notamment l'amibiase). Paul d'Egine (mort en 690) individualise dans son Abrégé de médecine les affections chirurgicales des parties molles et celles des os. Il décrit en outre les pratiques de la trachéotomie, du drainage de l'hydropisie du ventre ou de l'hydrocèle vaginale. Des hôpitaux sont ouverts à Edesse en Syrie et à Césarée de Cappadoce au quatrième siècle, puis bientôt dans toutes les villes de l'empire Byzantin. Ces établissements, financés par la charité chrétienne, accueillent les lépreux et autres malades, mais aussi les nouveaux-nés. Par la suite, les médecins les plus importants appartiendront à l'école de la " médecine arabe ". Ils commencent par traduire les livres des médecins Grecs ou Byzantins. Puis, survient, à la fin du neuvième siècle, Abu Bakr Muhammand Ibn Zakaria ar Rasi, dit Rhazès. Ce dernier décrit de nombreuses pathologies comme la goutte, les calculs rénaux et vésicaux, la variole ou la rougeole. Ses élèves tireront de ses enseignements une encyclopédie médicale, le Continens. Abou Ali Ibn Abdillah Ibn Sina, connu en Occident sous le nom d' Avicenne, naît en 980. Pluridisciplinaire, il léguera essentiellement à la médecine son Canon (Qanun fit' tibb'), qui est une revue de toutes les maladies humaines. On peut y trouver l'amour classé parmi les maladies cérébrales au même titre que l'amnésie ou la mélancolie... Ce Canon restera pendant de nombreux siècles comme le fondement de la médecine pour les praticiens. Pourtant, ses écrits apparaissent beaucoup plus philosophiques que cliniques. Le début du deuxième millénaire est marqué dans l'Orient arabe par l'établissement de l'enseignement de la médecine dans les hôpitaux. Les élèves examinent les malades puis les confient à des assistants plus expérimentés, avant que le maître ne confirme le diagnostic et ne prescrive la thérapeutique. A la même période, d'autres médecins arabes se distinguent en Espagne : Le CordouanAbulCassis (936 - 1013, il s'impose comme le meilleur chirurgien de l'époque après avoir affirmé qu'il n'existe pas de frontière entre la médecine et la chirurgie) Averroes (1126 - 1198, il écrit sur diverses pathologies et sur le rôle de la rétine). En Europe, au onzième siècle, se crée l'école de Salerne où est enseignée la médecine par des médecins laïcs. Pendant plusieurs siècles, des élèves venus de toute l'Europe étudieront en latin, en grec, en italien et en arabe ( Constantin l'Africain, Warbod Gariopontus, Jean Platearius, Roger de Parme). Une femme, Trotula, auteur d'un traité de gynécologie et d'obstétrique, aurait été la première à enseigner la médecine en cette école. Un ouvrage écrit à Salerne traversera les siècles : le Regimen Sanitatis (Régime de Santé), traité d'hygiène. La suite du Moyen-Age est essentiellement marquée par la création des Universités, en Italie tout d'abord (Bologne en 1188, Naples en 1224, Padoue en 1228, Rome en 1245), puis en Espagne (Valence en 1209, Salamanque en 1230), en Angleterre (Oxford en 1214, Cambridge en 1229) et en France (Paris en 1215, Montpellier en 1220, Toulouse en 1229). L'enseignement distillé par ces Universités est très dépendant de l'Eglise. L'étudiant en Médecine passe cinq à six ans sur les bancs de l'Université, devenant tour à tour bachelier, licencié puis enfin maître ou docteur. Suivre cet enseignement nécessite une certaine richesse, entre le prix à payer pour l'inscription et les divers cadeaux à offrir au personnel de l'école. L'Eglise régit également les hôpitaux en cette fin du Moyen-Age. Ces hôpitaux accueillent surtout les malades et les infirmes. D'autres lieux (des maladreries ou léproseries) permettent de soigner les malades de la lèpre. Peu de médecins se mettent en évidence en cette fin du Moyen-Age. Les progrès les plus importants sont réalisés par les chirurgiens-barbiers qui commencent à pratiquer quelques dissections de cadavres humains. Deux chirurgiens sont à distinguer particulièrement. Le premier, Henri de Mondeville (1260? - 1320?), chirurgien à la cour de Philippe IV puis de Louis X, écrit une Chirurgie très complète où il préconise notamment la suture immédiate des plaies. Le second, Guy de Chauliac, exerce en Avignon auprès de différents papes et écrira la Chirurgia Magna, traité qui guidera les chirurgiens durant de nombreux siècles et où il conseille de laisser suppurer une plaie avant de la suturer. _________________ 
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 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Mer 27 Sep - 17:02 | |
| Les premiers hospitaux On peut dire que ce sont les moines cisterciens du Moyen Âge qui, en assèchant les marais, ont libéré l'Europe de la malaria et en même temps, fondé la médecine écologique. «La guérison par les plantes est un aspect important de la médecine populaire. La connaissance des vertus des simples a toujours fait partie des cultures traditionnelles. Et les femmes étaient le plus souvent les détentrices des secrets des plantes.» C'est au Moyen Âge qu'ont été fondés les premiers hôpitaux et les premières facultés de médecine. C'est au Moyen Âge également qu'on redécouvrit les grandes sources antiques, si importantes pour l'avenir. Ces sources furent retrouvées par l'intermédiaire des Arabes, plus particulièrement de deux philosophes qui étaient aussi versés en médecine, Avicenne et Averroès. Mais c'est au Moyen Âge écologique que nous nous attarderons. Ce Moyen Âge écologique se confond avec celui des monastères. L'oeuvre colonisatrice et civilisatrice des moines, des cisterciens en particulier, est bien connue. Il suffit de quelques jours de voyage dans l'un ou l'autre des pays d'Europe pour sentir l'empreinte qu'y ont laissée les monastères. Beaucoup de gens ignorent cependant que cette oeuvre civilisatrice a été l'une des entreprises sanitaires les plus audacieuses et les plus réussies de l'histoire de l'Occident, non seulement parce qu'elle a apporté richesse et nourriture aux populations, mais encore parce qu'elle a éliminé bien des causes de maladies. Les cistersiens, ces bénédictins réformés par Bernard de Clairvaux, se sont donné pour mission au XIIe siècle d'installer leurs monastères dans des vallées boisées et dans des régions marécageuses infestées de malaria. La renommée qu'ils acquirent en France dans la lutte contre cette maladie par la destruction des marécages fut telle qu'ils reçurent mission d'assécher la campagne romaine. On les invita ensuite à s'établir dans toutes les régions d'Europe. La leçon qu'ils ont donnée à l'humanité va bien au-delà de ces succès mesurables, bien que ces derniers soient impressionnants, même selon les critères actuels. Ce sont les mobiles de ces moines qui doivent retenir notre attention. Quand ils contemplaient le site inclément destiné à accueillir un de leurs monastères, les Cisterciens avaient d'abord à l'esprit la beauté des lieux, une beauté qu'ils s'efforceraient ensuite d'adoucir par leurs travaux. _________________ 
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|  | | Antoineleroy Logorrhéique


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 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Jeu 28 Sep - 8:49 | |
| La peste noire Le rat noir plus précisément, le mus rattus et la puce appelée xenopsylla cheophis, laquelle transmet aux humains le bacille de Yersin, cause de la peste. Son origine se perd dans la nuit des temps... et des contreforts de l'Himalaya d'où elle semble avoir originé. La maladie s'est ensuite répandue au rythme des moyens de transport. Le cheval lui aurait fait faire un premier bond vers l'Afghanistan et la navigation vers le reste du monde. Elle sévissait dans le bassin méditerranéen entre les Vle et Vlle siècle. Elle semble avoir disparu au IXe siècle. Elle se manifeste ensuite de façon continue de 1346 à 1720 à Constantinople, à Gênes, et dans toute l'Europe, du Portugal et de l'Irlande à Moscou. En Angleterre, de 1348 à 1377 la mortalité atteint 40% des habitants. Elle est caractérisée par des poussées virulentes; on a identifié en France entre 1347 et 1536, 24 poussées principales, soit à peu près une tous les huit ans. En dehors de ces paroxysmes, la peste persistait à l'état semi-endémique, apparaissant capricieusement dans une rue, ou un quartier. De 1536 à 1670, par contre, les poussées tombent à 12, à environ tous les onze ans. La maladie semble ensuite disparaître puis refait surface violemment en Provence en 1720. Quelques lieux et quelques dates: Londres 1603, 1625, 1665; Milan et Venise: 1576, 1630; Espagne: 1596, 1648-1677. Ce sont quelques points de repère. En fait, les épidémies s'étendirent à une grande partie de l'Europe. La peste ne disparut complètement qu'en 1721. C'est l'année 1347 qui doit retenir ici notre attention. Un soir d'octobre, douze galères en provenance du port de Kaffa, en Crimée, se présentèrent dans le port de Messine, en Sicile. Ces galères étaient remplies de pestiférés. On les refoula, mais il était trop tard. D'autres équipages atteints du même mal avaient déjà laissé les traces de leur passage dans divers ports d'Italie. L'efficacité du bacille était fulgurante. À Messine, les premières victimes moururent quelques heures à peine après le passage des galères. Si l'Europe avait été épargnée pendant des siècles, c'est parce que le mus rattus n'y existait pas. Ce rat étant revenu vers la fin du XlIe siècle, en tant que passager d'un autre bateau, le bacille de Yergin allait, à partir de 1347, disposer du vecteur dont il avait besoin pour conquérir toute l'Europe. En 1356, la peste s'éteignit à Kaffa, ayant accompli un cycle qui, selon Froissart, décima la tierce partie du monde. Le Moyen Âge avait connu bien d'autres fléaux, la lèpre entre autres. Le grand élan vital qui caractérise cette époque fut cependant tel que les artisans construisirent les cathédrales et que les théologiens eurent le loisir de poursuivre la réflexion sur la santé et la maladie dont les Grecs avaient jeté les bases. Il serait fascinant d'étudier les rapports à travers l'histoire entre les grandes épidémies et le rebondissement créateur qu'elles semblent avoir provoqué. _________________  |
|  | | Antoineleroy Logorrhéique


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 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Jeu 28 Sep - 9:12 | |
| Les aliments et la médecine Tout aliment est aussi médicament Les médecins du Moyen Âge portent une grande attention à la nourriture, qu'ils considèrent comme un moyen non seulement de conserver la santé mais aussi de guérir les maladies. Selon une théorie héritée de la médecine grecque de l'Antiquité ( Hippocrate, Galien) et transformée par les médecins arabes, les aliments sont en effet des composés de qualités premières : ils sont chauds ou froids et secs ou humides. Or, le corps humain est traversé de fluides ou "humeurs" qui combinent ces mêmes qualités premières : le sang est ainsi réputé chaud et humide, la colère (ou bile jaune) est chaude et sèche, tandis que les humeurs froides sont la mélancolie (ou bile noire), froide et sèche, et le flegme, froid et humide. Les maladies internes étant dues, pour les médecins, à l'excès d'une humeur dans le corps, il suffit, pour obtenir la guérison, de l'évacuer ou de le faire disparaître par un régime approprié. Par exemple, on administrera aux malades souffrant d'une fièvre sévère des aliments particulièrement froids, telles les cucurbitacées ou les salades – qui ne sont guère conseillées en temps ordinaire. Manger pour conserver la santé La nourriture quotidienne que l'on recommande aux gens sains a pour objectif de maintenir intact leur tempérament (ou "complexion"), c'est-à-dire le composé d'humeurs qui les caractérise. Un individu où le sang prédomine se verra qualifié de sanguin, et ainsi de suite pour les colériques, les mélancoliques et les flegmatiques. À un tempérament sanguin conviennent bien évidemment des aliments chauds et humides, tels le pain de froment, la volaille et le vin pur, tandis que la diète des mélancoliques devrait être constituée de fèves et de viande de porc. Dans ce système de correspondances raffinées, il faut aussi tenir compte de la saison (les épices très vivement échauffantes sont à proscrire en été), de l'âge du patient (la chaleur vitale décline durant la vieillesse) et enfin des apprêts que l'on donne aux aliments : le gibier d'eau, naturellement humide et froid comme l'eau où il vit, sera asséché si l'on prend la peine de le faire rôtir à la broche et de l'accompagner d'épices chaudes et sèches. Des manuels d'hygiène alimentaire Tout le monde ne disposant pas d'un médecin à demeure pour indiquer ce qu'il faut ou non manger, des manuels ont été écrits afin de guider les choix alimentaires du public. Parmi ces "Régimes de santé", il en est qui s'appliquent à une situation particulière : grossesse, vieillesse ou encore une maladie plus ou moins grave. D'autres ont une visée plus générale. L'un des plus répandus est le Tacuinum Sanitatis, ou "Tableau de la santé", traduit au milieu du XIIIe siècle à partir d'un texte du médecin de Bagdad Ibn Butlân. Son format pratique en tableaux récapitulatifs et les somptueuses illustrations que ses manuscrits contiennent à partir des années 1370 lui assurent un grand succès. Mais c'est la littérature diététique dans son ensemble qui se développe à la fin du Moyen Âge, reflétant ainsi le très vif intérêt que porte cette époque à tout ce qui concerne la nourriture. La crainte que représente la peste y est aussi pour beaucoup : cette "grande faucheuse" réapparaît en 1348 et revient frapper régulièrement une population affaiblie par la crise économique et les guerres. Les médecins n'ont guère à lui opposer qu'un régime interdisant les épices – dont le caractère échauffant est supposé favoriser la corruption des humeurs – et recommandant le vinaigre qu'on utilise "à toutes les sauces" : en bain de bouche, en instillation nasale, sur une éponge placée devant les narines, et bien sûr dans l'assaisonnement des plats. La grande cuisine des malades Dès le XIIe siècle, un médecin de la célèbre école de Salerne, Petrus Musandinus, consacre un traité à l'alimentation des malades atteints de fièvres aiguës. Il y expose de véritables recettes culinaires, dans lesquelles le souci du détail le dispute à celui de satisfaire le goût. Un plat d'amandes sucrées est ainsi comparé aux mets que les maîtres-queux confectionnent alors dans les cuisines de l'aristocratie. Sachant qu'il faut composer avec le goût des patients, Musandinus propose une variante du lait d'amandes de couleur parfaitement blanche, car "cela plaît davantage aux malades", écrit-il. Toute une section de son Opuscule sur l'alimentation des malades est même dévolue à des plats de viande, pourtant formellement interdits aux fiévreux. Enfin il admet que le patient puisse vouloir goûter la pâte d'une tourte dont seul l'intérieur est utile dans le traitement ! Manger selon son état Les malades côtoient les indigents dans des hôpitaux qui ne sont toujours pas médicalisés. Faute de pouvoir leur assurer le régime qui correspondrait exactement à leur état, les autorités hospitalières achètent assez régulièrement des poules, du sucre, des œufs et du pain, aliments proches de la nature de l'homme et dont la douceur et la modération sont censées convenir parfaitement à des convalescents. Le bouillon de poule est déjà l'un des classiques de cette alimentation des malades, à laquelle les livres de cuisine consacrent souvent un chapitre. Décidément, la cuisine est sœur de la médecine, même si la diététique sert bien souvent de justification aux distinctions sociales : comme par hasard, les vaches réformées dont les paysans se nourrissent faute de mieux sont conçues comme des mets grossiers naturellement destinés aux estomacs rustiques. _________________ 
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 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 20 Oct - 17:58 | |
| La médecine au Moyen Age interdisait la disection...les médecins connaissaient juste par coeur des livres en latin et ressortaient leur science par la suite en embobinant les malades! Ceux qui faisaient de la chirurgie (les chirugiens) étaient des gens peu reconnus...et laissaient une sorte de dégoût sur les habitants! Le corps de l'Homme pour la médecine est comme une balance où se retrouvent 4 choses (la bile noire, la bile jaune, le sang et ? [je ne sais plus]) Lorsque la personne n'était pas 'pure', on la purifiait en lui faisant sortir du sang des veines! _________________  |
|  | | Antoineleroy Logorrhéique


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 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 23 Mar - 18:23 | |
| "Nul se peut se prétendre médecin s'il ne connaît les principes de base de l'Astrologie". "La santé se mérite, se gagne et se défend jour après jour par des méthodes prévues par la Nature et non par la médecine". "La Nature est Equilibre : elle peut aussi bien guérir que tuer, elle peut nourrir ou affamer, elle peut abreuver ou être aride comme le désert. Elle sait aussi créer de superbes magnificences et en même temps déclencher des colères destructrices." "Nous utiliserons au mieux les plantes que nous connaissons pour nous prémunir et nous soigner du rhume, de la grippe et de la dysenterie." "Ensuite, nous étudierons les effets de la peste et du choléra en essayant de faire la distinction entre les maladies et nos peurs et superstitions." "Enfin, nous tenterons de soigner les blessures à l'aide d'emplâtres et de cataplasmes." « nous vous enseignerons également la façon d’ aider à la délivrance des femmes ainsi que les premiers soins à donner aux nouveaux-nés. Nous allons unir nos efforts pour tenter de diminuer le décès des mères et la mortalité infantile. Voilà un espoir qui doit nous tenir à cœur ! De façon plus générale, nous insisterons beaucoup sur les soins de propreté à apporter à chaque blessé et malade autant que faire se peut, aussi bien au sein d’un hospital qu’en terrain de guerre ! » « Nous apprendrons également la fabrication de quelques reconstituants. Je vois des yeux pétiller !!! quelques uns d’entre-vous en aurait-il déjà usé ? Une dernière chose, d’une extrême importance et que vous nous entendrez dire et répéter : autant qu’il vous sera possible, il est obligatoire, avant chaque soin, de vous laver les mains soigneusement à la cendre de bois, très facile à se procurer : c’est la façon la plus simple de ne pas transporter le mal d’un malade à un autre. » "Il est interdit de faire autre chose que ce que nous apprendrons ni d'utiliser d'autres outils que ceux que nous aurons expérimentés. N'oubliez pas que nous représentons la Bourgogne." -comment on utilise la cendre de bois pour le lavage des mains? "Pour se servir de la cendre de bois, il suffit d'en recueillir dans la paume de la main, d'y ajouter un peu d'eau et de se frotter avec soin les deux mains et les poignets avec ce mélange un peu rude au toucher." Nous allons parler aujourd'hui d'une affection bien connue mais qui peut être très ennuyeuse ; je suis bien placé pour le savoir." "Tout commence par un coup de froid : par exemple, si vous sortez dehors sans être suffisamment vêtues." "Vous avez l'impression que votre nez, votre gorge et vos poumons se retrécissent, que l'air que vous respirez est plus rare. Ensuite, votre nez coule, ce qui est très désagréable." Rhonwyn sortit un mouchoir de sa poche et se moucha le plus discrètement possible. "Bref, j'ai un rhume." "Il existe cependant des moyens pour se soigner facilement grâce aux plantes. Majolana et moi avons apporté quelques herbes médicinales très utiles pour ce genre d'affection." "Tout d'abord, le thym est facile à cultiver dans un jardin." " Sentez son parfum si délicat. Le thym stimule également l’appétit, calme les spasmes du ventre et de l’estomac. Il sert aussi pour soigner certaines plaies, irritations de la peau… sans oublier ses vertus gustatives…. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler plus longuement. » "Nous avons aussi le lierre qui se fixe sur les arbres et parfois aussi sur les murs de nos habitations." « Il calme les douleurs de vessie, soigne abcès et furoncles. » "Nous avons également l'aigremoine, reconnaissable à ses feuilles dentelées et ses fleurs jaunes en grappe." « elle sert aussi quand vous allez chez le barbier vous faire arracher une dent et pour les flux de ventre. "Ensuite, déposons à parts égales les trois plantes dans l'eau chaude et laissons infuser." «Vous devez offrir aux malades trois ou quatre tasses de cette infusdion par jour." _________________  |
|  | | Antoineleroy Logorrhéique


Nombre de messages: 932 Localisation: Nevers Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 23 Mar - 18:33 | |
| «Aujourd'hui, nous allons parler des infusions.» Tout d'abord, qu'est-ce qu'une infusion ?» «C'est mélanger des plantes avec de l'eau bouillante – ou un autre liquide bouillant, le vin par exemple – pour que celui-ci en prenne l'odeur. Les plantes vont délivrer toute leur quintessence.» «Nous allons commencer par le fumeterre : mauvaise herbe poussant dans les terrains incultes nous direz-vous ?» «Regardez ses feuilles échancrées et ses petites fleurs roses munies d'un éperon.» «Que soigne le fumeterre ?» «Il soigne les affections du foie, elle est aussi indiquée en cas d'affections respiratoires et d'affections de la peau.» «Une posologie d'une cuillère à dessert dans une tasse d'eau bouillante puis vous laisser infuser 10 minutes au rythme de 3 tasses par jour. C'est suffisant, cette plante est en effet toxique à forte dose.» "La semaine dernière, nous avons étudié les infusions. Cependant, il existe d'autres moyens pour se soigner à l'aide des plantes, notamment pour les affections qui concernent les voies respiratoires." "Certaines senteurs odorantes font du bien à la gorge et sont la base des inhalations ; elles se complètent avec les infusions que nous avons étudiées la semaine dernière pour davantage d'efficacité." "Majolana et moi, en nous promenant sur les bords de la Loire, avons trouvé un arbre immense qui a des feuilles très odorantes : l'eucalyptus." "Froissez les feuilles et humez ses agréables effluves qui dégagent la gorge. En mélangeant ces feuilles dans l'eau bouillante, l'odeur puissante qui en ressort fait beaucoup de bien au nez qui se débouche dans le cas d'un rhume." Nous avons étudié, jusqu’à ce jour, des moyens très simples pour soigner, ainsi que quelques plantes, les plus couramment utilisées . A présent, je vais vous indiquer quelques herbes médicinales, moins courantes, mais qu’il est fort utile de connaître : Soyez attentives à leurs vertus, certaines sont curatives, d’autres sont également nocives suivant leur mode d’utilisation. AGRIPAUME Plante vivace dans toute l'Europe, sauf en Méditerranée de 0,50 à 1,20 m dont on utilise les feuilles et fleurs. L'agripaume est surtout utilisé comme antispasmodique dans les troubles nerveux et les palpitations. Egalement : Diarrhée, bronchite, ballonnements. En Infusion 15 g pour un litre d'eau ; 3 tasses par jour. CHELIDOINE Attention cette plante est toxique en cas de surdosage. Plante des terrains humides de 0,20 à 1 m que l'on utilise entière. En usage externe on utilise le suc jaune de la plante qui s'écoule de la tige quand on la casse pour faire disparaître les verrues et les cors aux pieds. Egalement présent dans la littérature : Gastralgies, douleurs abdominales, affections du foie. CAPILLAIRE DE MONTPELLIER Fougère des zone humides et ombragées de 0,30m dont on utilise les parties aériennes. Le capillaire de Montpellier est utilisé en cas d'affections pulmonaires, rhumes, catarrhes, grippe, trachéite, toux, bronchite, sécrétions nasales abondantes. En infusion, 1 cuillerée à dessert par tasse, bouillir puis laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour entre les repas. CONSOUDE Attention toxique pour le foie en cas de surdosage. Plante vivace des lieux humides et ombragés de 0,30 à 0,80 m dont on utilise les racines et les feuilles. La consoude est vulnéraire, on l'utilise sur les abcès, les ulcérations de la peau, les suppurations chroniques, les coupures, les saignements internes (ulcères de l'estomac), les affections gengivales. Elle est aussi utilisée en compresses sur les entorses, les contusions et accélere la consolidation des fractures. Egalement : Bronchite, angine, diarrhée. Et en usage externe : Brulure, , gerçures, , ulcères. En infusion une cuillère à soupe pour un bol d'eau ; deux tasses par jour. Décoction de 100g pour un litre d'eau en lotion et compresses pour laver les plaies. Cataplasme de 50g de racine, réduite en poudre, avec un peu d'eau et quelques gouttes d'huile, étaler sur la partie a traiter, fixer avec un bandage. _________________  |
|  | | Antoineleroy Logorrhéique


Nombre de messages: 932 Localisation: Nevers Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 23 Mar - 18:34 | |
| JOUBARDE Petite plante vivace des terrains secs et sablonneux de 0,20 m dont on utilise les feuilles . La joubarbe est utilisée pour diverse affections de la peau, , brulûres, gerçures, piqûre d'insecte. Egalement sur les verrues, cors aux pieds, hémorroïdes. Exprimer le suc de la plante et appliquer les feuilles sur le cor, maintenir en place. Cataplasmes de feuilles fraîches contuses sur hémorroïdes. BUGRANE Arbuste des prairies sèches et lisières de forêts des régions chaudes à basse altitude de 0,50 m dont on utilise la racine. En infusion la bugrane (arrête boeuf) est diurétique, prévient la formation de calculs rénaux et biliaires. Efficace contre diverses affections de l'appareil urinaire, la cystite et la goutte. Egalement : Oedèmes des jambes, douleurs rhumatismales. En infusion, 1 cuillère à café finement écrasée pour 1 tasse d'eau bouillante ; 3 tasses par jour. COQUELICOT Plante herbacée de 0,20 à 0,60 m qui pousse dans les champs de céréales et les talus dont on utilise les pétales de la fleur. L'infusion de coquelicot calme la toux et les affections bronchiques. Egalement : Asthme, angine, insomnie, colique. Et en usage externe : Maladie des yeux, abcès dentaires, peau sèche. En infusion une pincée de fleurs dans une tasse d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour. FRAGON PETIT HOUX Buisson des bois et des friches à feuilles persistantes de 0.75 m dont on utilise le rhizome. Le fragon petit houx est efficace pour le traitement des varices, des hémorroïdes, en cas de mauvaise circulation aux extrémités (mains et pieds). Egalement : Troubles de la circulation veineuse. MONARDE Plante des terrains secs et sablonneux de 0,90 m de haut dont on utilise les parties aériennes. La monarde est utilisée en cas de troubles de la digestion et des voies respiratoires. Egalement : Fièvre, nausées, indigestions, flatulences, coliques, rhumes. Et en usage externe sur les douleurs rhumatismales des articulations. PETASITE Plante potentiellement toxique. Plante des terrains humides, bords de rivières de 0,90 m dont on utilise les parties aériennes et la racine. Le pétasite fortifie l'organisme, élimine les mucosités bronchiques, combat les spasmes, calme les douleurs. On le prescrit pour soigner la bronchite, l'asthme. Egalement : Indigestion, inflammations des voies urinaires. Et en usage externe : Cataplasme sur les problèmes cutanées, accélère la cicatrisation des plaies. _________________  |
|  | | Antoineleroy Logorrhéique


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 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 23 Mar - 18:36 | |
| Pour ne point vous lasser, nous allons parler aujourd’hui de quelques uns des différents modes de préparations qui permettent de soigner suivant la nature du mal : coups, blessures ou encore brûlures, pour n’en citer que quelques uns. Par exemple : Qu’est-ce qu’une : Décoction ? Placer la plante dans l’eau froide portée à ébullition de 10 à 30 minutes. (Aunée, Bardane, Bouleau, Bourdaine…….) Un gargarisme ? Préparation liquide dont on se rince la bouche, la gorge, et les muqueuses buccales. Un cataplasme ? Préparation de la plante assez pâteuse pour être appliquée sur la peau. La plante peut être broyée hachée à chaud ou à froid ou mélangée à de la farine de lin pour obtenir la bonne consistance. Le classique cataplasme à la farine de lin se prépare avec de l'eau dans laquelle on délaie à froid de la farine de lin. On fait cuire doucement en remuant constamment pour obtenir la consistance voulue. Il doit servir de support aux substances qui seront déposées à la surface au moment de l'application. (Farine de moutarde, poudre de guimauve ...) Une macération ? Mettre la plante à froid dans un liquide (vin, eau, alcool, huile). Le temps de macération dépend de la plante rarement plus de 10 heures en général. ( écorce de bouleau blanc) Un emplâtre? Plus adhérente que la crème, cette présentation semi-solide se façonne selon les contours de la partie du corps où elle est appliquée. L'emplâtre contient des graisses, de la résine, parfois de la cire. Fumigation ? Utilisation de vapeurs chargées des principes actifs de la plante. On peut ainsi faire bouillir des feuilles d'eucalyptus dans une pièce qu'on veut désinfecter. La fumée de certains végétaux qu'on brûle lentement comme de l'encens peut aussi servir aux fumigations : c'est le cas de la fumée de baies de genévrier, de bétoine ( toxique : à utiliser en respectant la prescription du médecin), feuilles de noisetiers, lavande. Ressemble beaucoup à l’inhalation que nous avons déjà apprise. Il existe pourtant une différence et je vous la rappelle : Inhalation ? Variété de fumigation dans laquelle le malade hume directement les vapeurs thérapeutiques en plaçant sa tête au-dessus du récipient où l'extrait de plante aromatique se dissout dans de l'eau presque bouillante. On fait des inhalations pour dégager les sinus et les voies respiratoires supérieures.( Plusieurs plantes vous ont déjà été citées) Huile médicinale ? Les fruits et les graines de nombreuses plantes donnent, lorsqu'on les presse, de l'huile végétale, à ne pas confondre avec l'huile essentielle, qui n'est pas un corps gras. On peut y faire macérer des racines et des drogues séchées pour réaliser des huiles médicinales. Certaines sont utilisées en friction, d'autres sont absorbées par voie orale. ( camphe) Enveloppement ? Compresse qui entoure tout un membre ou une partie du corps. On le fait avec une bande de Lin ou chanvre imprégnés de solution médicamenteuse . Lait : Liquide obtenu lorsqu'on pile des graines oléagineuses dans de l'eau. On fait ainsi du lait d'amandes. Lavement : Introduction d'un liquide dans l'intestin au moyen d'une canule rectale reliée à une poire à lavement. Il a le plus souvent un effet purgatif, parfois émollient. _________________  |
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