
Palais des ducs de Bourgogne Des murailles fortes, un palais imposant et tortueux, des clochers et beffrois innombrables... De très loin le voyageur devine que la Cité de Dijon est le siège d'un puissant et riche duché. |
| | | Bibliothèque des Hospices | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
Antoineleroy Logorrhéique


Nombre de messages: 932 Localisation: Nevers Date d'inscription: 20/05/2006
 | |  | | Antoineleroy Logorrhéique


Nombre de messages: 932 Localisation: Nevers Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 23 Mar - 18:39 | |
| Une fois récoltées avec précaution, il faut apprendre à les conserver pour qu’elles libèrent le maximum de leurs bienfaits : Il faut de préférence choisir des plantes sauvages qui poussent loin des zones cultivés. Les plantes médicinales se récoltent par temps sec, ne pas les rincer à l'eau sauf pour nettoyer les racines, bien les étaler ou les suspendre dans un endroit ventilé à l'abris du soleil pour les faire sécher. Les racines, rhizomes, tubercules et bulbes se récoltent à l'automne pour les plantes annuelles ou au printemps pour les autres. Les bourgeons se récoltent dés leur apparition en début de printemps. Les feuilles avant la fermeture des boutons qui donnent les fleurs. Les fleurs au début de leur épanouissement. les fruits à maturité. les graines à pleine maturité. Les plantes médicinales sont conservées de préférence dans des bocaux en verre teinté et ne doivent pas être gardées au-delà d'une année (Penser à noter avec précision noms et dates de récoltes). Ce jour, nous apprendrons, de nouveau, quelques simples et plantes médicinales, où les cueillir, leurs vertus et surtout soyez attentives pour noter leurs effets nocifs quand il s’en trouve. L’Absinthe Plante des terrains rocailleux de 0,40 à 1 m dont on utilise les feuilles et sommets fleuries. L'absinthe est très amère, elle est employée pour réveiller l'appétit, les problèmes digestifs mais également douleurs et fièvres Un bouquet d’absinthe fait fuir les mouches. Pensez à cette utilisation sur les champs de bataille, autour des soldats ayant des plaies et même dans les salles de l’hospice. En infusion, une cuillère à soupe par litre d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour juste avant ou juste après le repas En décoction une bonne poignée par litre d'eau faire bouillir 5 minutes en usage externe pour le lavage des plaies qui cicatrisent mal et les ulcères. L’ARNICA Attention cette plante est toxique en cas de surdosage Plante de 0,20 à 0,40 m qui pousse dans les prés entre 500 et 2500 m dont on utilise les racines les fleurs et les feuilles. L'arnica est surtout employé pour soigner les coups qui ne donnent pas de blessures ouvertes. Egalement : les paralysie.. En Teinture d'arnica : bien écraser 100 g de fleurs d'arnica séchées (ou un litre de fleurs fraîches) dans 1 l d'eau de vie. Laisser macérer et reposer 15 jours au soleil. Filtrer conserver dans des flacons teintés et garder au frais. En usage externe pour soigner les foulures et les contusions. Décoction pour pansements chauds :2 cuillères à soupe par litre d'eau faire bouillir 15 minutes. Chelidoine Attention cette plante est toxique en cas de surdosage. Plante des terrains humides de 0,20 à 1 m que l'on utilise entière. En usage externe on utilise le suc jaune de la plante qui s'écoule de la tige quand on la casse pour faire disparaître les verrues. Egalement: douleurs d’estomac, de ventre et du foie. La Bourrache Plante des terrains non cultivés de 0,20 à 0,50 m dont on utilise les feuilles et les fleurs. La bourrache fait baisser la fièvre, provoque la sueur pour lutter contre le rhume, les encombrements des poumons. Egalement : fumigation pour les voies respiratoires. En [size=12] une cuillère à soupe par tasse d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 4 tasses par jour. Le GUI Attention les baies blanches sont toxiques Sous-arbrisseau de 0,20 à 0,50 m qui poussent sur les arbres, vivant d’eux. On en utilise les feuilles. Pour les druides il était une plante magique . Ils s'en servaient pour traiter l'épilepsie. On dit qu'une des ses baies mûres mâchée calmement supprime les points de coté. Le gui régularise les battements du cœur. A faible dose il soulage les angoisses, les maux de tête. Egalement : Goutte, épilepsie. Et en pansement: Douleurs des muscles et des articulations, engelures. En une ou deux pincées de feuilles coupées dans une tasse d'eau, bouillir puis infuser 10 minutes ; deux tasses par jour entre les repas. Un cataplasme[size=12] de feuilles et de fruits calme bien les douleurs.[. La MELISSE Plante de 0,20 à 0,80 m des endroits frais jusqu'a 1000 m dont on utilise les tiges fleuries et les feuilles. La mélisse soulage l’estomac après de riches repas. elle calme les angoisses.. Egalement : Vertiges, bourdonnement d'oreille, anémie. En une cuillerée à soupe pour 1/4 de litre d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes. L’ ORTIE Plante commune des lieux incultes dont on utilise les feuilles et les racines. Les jeunes pousses sont consommées au printemps comme fortifiant ou légume. Elle est recommandée en cas de douleurs des muscles et articulations, arrête les saignements de nez ou des plaies. Elle combat le rhume des foins. En infusion 250 g de feuilles fraîche pour 1/2 litre d'eau bouillante laisser infuser 12 heures puis buvez froid. En décoction une poignée de racines coupées pour un litre d'eau faire bouillir 10 minutes, à boire en deux jours. Le suc obtenu en écrasant la plante est un remède contre les saignements internes, en prendre 50 gr à 100 gr par jour. La PASSIFLORE Plante grimpante qui pousse en région chaude dont on utilise les feuilles et les fleurs. La passiflore améliore la qualité du sommeil , a un effet tranquillisant soigne les affections nerveuses, les douleurs musculaires. Elle apaise les rages de dents et les maux de tête. En infusion une pincée par tasse d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour. La SAUGE Petits arbres des régions chaudes de 0,30 à 0,60 m dont on utilise les fleurs et les feuilles. Un dicton : "Qui a de la sauge dans son jardin n'a plus besoin de médecin". C'est un excellent tonique général, recommandé en cas de troubles gastriques nerveux ou circulatoire, la tisane de sauge fait tomber la fièvre, soigne le rhume et régule la transpiration. Et en usage externe : douleurs de la gorge, ulcères, , piqûre d'insectes, entorse, soins des cheveux. En infusion une cuillérée par tasse d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour. En décoction une poignée pour un litre d'eau faire bouillir 10 minutes, en gargarisme pour le mal de gorge, pansement sur les ulcères. La VALERIANE Plante vivace commune de 0,80 à 1 mètre dont on utilise les racines. La Valériane soulage les peurs incontrolées et les angoisses. En tisane calme la nervosité, aide à bien dormir, l'épilepsie. En pansement : Ulcères, plaies. Mettre 100 gr de racines dans un litre d'eau tiède laisser macérer 12 heures ; 3 tasses par jour. _________________  |
|  | | Antoineleroy Logorrhéique


Nombre de messages: 932 Localisation: Nevers Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 23 Mar - 18:41 | |
| Aujourd’ hui, nous allons apprendre à soigner ces amas purulents qui se forment à tout endroit du corps piqué, taillé ou même brûlé. Ils contiennent un liquide jaunâtre et visqueux . La peau se tend, le tour en devient rouge et gonflé, le malade souffre de plus en plus. Pour le soulager, il est besoin d’ en évacuer ce liquide que l’ on appelle : pus. Des infusions de bardane, de fumeterre ou de centaurée sont à faire boire à raison de 4 tasses par jour. Sur la peau il est besoin de déposer des cataplasmes d’oignon cuit ou de chou cru haché qui seront à changer autant de fois que nécessaire. Il est également possible d’appliquer des compresses imbibées de décoction de guimauve et cela jusqu’au soulagement du malade. Retenez bien ces différents soins, ces amas de pus si douloureux se forment fréquemment. » « Restons dans les soins à apporter à la peau. Après ces amas de pus, si douloureux et…disgracieux, parlons des brûlures. Elles font également beaucoup souffrir et nécessitent souvent, quand elles touchent une certaine surface de peau ou bien sont profondes, quelques gouttes de pavot pour apporter soulagement au blessé. Point n’est besoin de vous expliquer ce qu’elles sont : je suis certaine que, toutes parmi vous, en avez fait l’expérience….cuisante ! Toutes éclatèrent de rire. « Je vais vous donner quelques traitement. Ils sont un peu nombreux, vous utiliserez l’un ou l’autre selon ce dont vous disposerez. Vous pourrez utiliser soit : des pétales de lys blanc macérées dans l'huile d'olive, des cataplasmes de feuilles fraîches d’acanthe écrasées de la pulpe de carottes crue sauvage ou cultivées des feuilles de chou crues et froissées, des rhizomes crus de consoude, plante que nous connaissons. des feuilles de joubarbe fraîches écrasées, des feuilles de lierre grimpant fraîches de l’ oignon cru en tranches. Vous voyez que les traitements ne manquent pas. Si l’un d’eux n’apporte pas de soulagement, vous pourrez, sans souci, en employer un second et pourquoi pas un troisième, chaque blessé pouvant réagir différemment. « Vous pensiez en avoir terminé avec les soins à apporter aux brûlures ?….que nenni…. Il reste encore : Des compresses imprégnées : d’ huile de millepertuis : faites macérer 500 g de plante fraîche dans 1 litre d'huile d'olives, Des infusions de feuilles et de fleurs d'églantier, 50 g par litre d'eau bouillante …et enfin…. Des infusions de véronique officinale : 10 g de fleurs pour 1 litre d'eau bouillante. _________________  |
|  | | Antoineleroy Logorrhéique


Nombre de messages: 932 Localisation: Nevers Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 23 Mar - 18:43 | |
| Sujet: Amphithéâtre de l'hospice Sam 16 Déc - 18:10 -------------------------------------------------------------------------------- Ses yeux ne pétillaient pas mais son sourire était là, chaleureux, comme à l’accoutumé. Elle portait dans ses bras des rouleaux de parchemin qu’elle déposa en poussant un soupir de soulagement, sur un des herbiers. « Bien le bonsoir damoiselles, Je suis heureuse de vous retrouver pour un cours un peu particulier. Tout d’abord, comme vous le constatez, mon époux ne m’accompagne pas, il vous envoie néanmoins ses salutations. De plus, comme promis, je vais, à chaque nouveau cours, reprendre une partie des tous premiers enseignements que vous avez suivis, afin que vos nouvelles compagnes puissent en bénéficier. Ce jour d ’hui, je veux juste vous rappeler, à toutes, que ce que nous savons, nous le devons principalement à Hippocrate qui est considéré comme le père de la médecine. Sa devise est : « avant tout, ne pas nuire » ". :"La santé se mérite, se gagne et se défend jour après jour par des méthodes prévues par la Nature et non par la médecine"disait-il également. La Nature est Equilibre : elle peut aussi bien guérir que tuer, elle peut nourrir ou affamer, elle peut abreuver ou être aride comme le désert. Elle sait aussi créer de superbes magnificences et en même temps déclencher des colères destructrices. Nous utiliserons au mieux les plantes que nous connaissons pour nous prémunir et nous soigner du rhume, de la grippe et de la dysenterie. Ensuite, nous étudierons les effets de la peste et du choléra en essayant de faire la distinction entre les maladies et nos peurs et superstitions. Enfin, nous tenterons de soigner les blessures à l'aide d'emplâtres et de cataplasmes : ce que nous allons faire. Je vais vous parler des plaies et des blessures ! Toutes en avez vu ou en verrez et je sais combien il est pénible, les premières fois, d’en supporter la vue. « je ne vous direz pas que l’on s’y habitue…… Essayez de ne penser qu’au blessé et à lui apporter soulagement….cela peut vous aider. » Avant tous soins, assurez-vous de l’état de conscience du blessé, s’il souffre beaucoup. Si tant est qu’un médecin soit proche de vous, il est souhaitable de lui demander de le soulager par quelques gouttes de pavot….n’oubliez pas que lui seul est à même de juger de la dose à donner Lavez-vous les mains !!encore et toujours…..cendre de bois mélangée à un peu d’eau…..vous n’avez pas oublié ? Procurez-vous de la charpie, de la toile de lin ou autre, fraîchement repassées, elles vous serviront à nettoyer la plaie, à faire des compresses, à panser. N’oubliez pas les instruments pour sonder, vous pourrez ainsi vérifier que nul éclat de fer, de pierre ou autre objet indésirable ne s’y cachent, le laisser en place serait, à coup sûr entraîner une putréfaction puis l’amputation s’il s’agissait d’une plaie d’un membre. Tout ceci vaut quand vous travaillerez en hospice ou en hôpitaux. Sur la lice des tournois, les conditions seront déjà plus difficiles, quant aux champs de bataille………… Essayer de remplir votre besace de choses indispensables….malheureusement, avec l’habitude, vous saurez ! » _________________  |
|  | | Antoineleroy Logorrhéique


Nombre de messages: 932 Localisation: Nevers Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 23 Mar - 18:44 | |
| « La semaine dernière nous avons parlé des plaies et blessures en général. Cette semaine nous allons apprendre les différentes plantes et la manière de les utiliser pour apporter soulagement et guérison. Souvenez-vous, j’ ai distribué à la fin du dernier cours, à chacune, un parchemin annoté de ces traitements pour vous en faciliter l’apprentissage. Mais avant tout, revenons de façon rapide sur l’enseignement qu’ont déjà reçu les élèves ayant assistées aux premiers cours. » « Pendant le deuxième cours, nous avions parlé de la façon de soigner un rhume, affection peu grave mais très ennuyeuse comme je viens d’en faire l’expérience ! Il existe des moyens pour se soigner facilement grâce aux plantes. Tout d'abord, le thym, facile à cultiver dans un jardin. Il stimule l’appétit, calme les spasmes du ventre et de l’estomac. Il sert aussi pour soigner certaines plaies, irritations de la peau… sans oublier ses vertus gustatives…. Nous pouvons aussi utiliser le lierre qui se fixe sur les arbres et parfois sur les murs de nos habitations Il calme également les douleurs de vessie, soigne abcès et furoncles. L'aigremoine, reconnaissable à ses feuilles dentelées et ses fleurs jaunes en grappe est la troisième plante que je citerai. Elle calme aussi les rages de dents avant ou après une visite chez le barbier et apaise les flux de ventre. Déposons à parts égales les trois plantes dans l'eau chaude et laissons infuser. Le malade doit en boire trois tasses par jour…….. c’est exactement ce que mon épouse m’a préparé. Si vous ajoutez à ce traitement des inhalations d’eucalyptus, en quelques jours vous vous sentez revigoré ! » Infusions pour lavage, bains, compresses : de géranium, aigremoine, agripaume, millepertuis, millefeuille, gentiane, prèle, bardane, buis, cyprès, mélilot, romarin, souci, thym, tussilage, lavande ou ortie Le souci en compresse ou crème est antiseptique et améliore la cicatrisation de façon remarquable. La feuille de plantain broyée et déposée sur une plaie arrête le saignement et facilite la cicatrisation. Teinture d'ail : Prendre une tête d'ail fraîche éplucher et couper en deux les gousses dans 1 l d'eau de vie. Laisser macérer et dynamiser 15 jours au soleil. Filtrer conserver dans des flacons teintés et garder au frais. En usage externe : antiseptique et désinfectant des plaies en compresse. Faire bouillir 5 minutes 200 g d'aigremoine dans un litre de vin rouge puis laisser infuser 1 heure, appliquer en compresse sur laplaie nettoyée. Compresses avec une décoction de consoude, aigremoine, millepertuis, gentiane, géranium Robert, primevère, alchémille : 5 g de mélange par tasse. » « La manière de nettoyer les plaies est très importante, d’elle diminuera les risques d’infection et assurera une cicatrisation correcte. Vous pourrez donc utiliser : Une décoction faite dans 1 litre d'eau, laisser bouillir 10 mn avec de l’agripaume, 50 g de sommités fleuries. de l’aigremoine, 80 g de feuilles et sommités fleuries. de l’angélique, 10 g de racine. de l’armoise, 20 g de sommités fleuries. du bouleau, 60 g de feuilles. de la fougère mâle, 10 g de rhizome. du genévrier, 50 g de baies. du néflier, 80 g de nèfles dénoyautées et équeutées. également une Infusion d’ absinthe, 10 g de feuilles et sommités fleuries. d’ églantier, 50 g de feuilles. d’ eucalyptus, 100 g de feuilles. de lavande, 60 g de sommités fleuries. de noisetier, 25 g de feuilles. de sarriette 50 g de feuilles. Appliquer contre la blessure : Feuilles crues froissées de : millefeuille, , céleri, , chou, , fraisier sauvage, , joubarbe, noyer, , reine-des-prés, Feuilles crues de pensée sauvage, écrasées dans du lait. Feuilles cuites dans de l'eau : bardane, bétoine, poireau. Feuilles d'anémone cuites dans du vin. Fleurs de pâquerette cuites dans de l'eau. Tégument d'ail et d'oignon ; poser la face interne contre la plaie. Pulpe de carotte cultivée. Appliquer sur la plaie : Jus pur de citron Jus coupé d'eau bouillie: ail, oignon. Cela doit vous paraître très rébarbatif mais ces connaissances sont indispensables à apprendre. Pour ce jour il suffit… je vous remercie pour votre attention. » « Nous venons de terminer le troisième cours de ce que nous avons appelé « formation rapide » pour les nouvelles arrivantes. Quand le sixième sera terminé, je vous rappelle que nous ferons une évaluation complète de vos connaissances : cela voudra simplement dire que, toutes, avez eu le même enseignement. Le chemin à parcourir sera encore long pour en apprendre davantage sur ce métier si difficile…je crois pouvoir dire que, vous, comme nous, serons obligé d’apprendre et apprendre encore, sans jamais nous arrêter pour espérer soigner et guérir.. _________________  |
|  | | Antoineleroy Logorrhéique


Nombre de messages: 932 Localisation: Nevers Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 23 Mar - 18:46 | |
| « Qu’est-ce qu’une infusion ? C'est mélanger des plantes avec de l'eau bouillante – ou un autre liquide bouillant, le vin par exemple – pour que celui-ci en prenne l'odeur. Les plantes vont délivrer ainsi toute leur quintessence. Qu’est-ce qu’une inhalation ? C’est le passage par le nez, en les respirant, de senteurs odorantes pour soulager gorge ou autres maux. Elles se complètent, pour le rhume par exemple, avec les infusions pour davantage d'efficacité. Dame Majolana et moi, en nous promenant sur les bords de la Loire, avons trouvé un arbre immense qui a des feuilles très odorantes : l'eucalyptus." Le médecin prit quelques feuilles dans sa besace et les distribua aux élèves. "Froissez les feuilles et humez ces agréables effluves qui dégagent la gorge. En mélangeant ces feuilles dans l'eau bouillante, vous en respirerez l'odeur puissante : elle soulage rapidement un nez bouché par un rhume, c’est une inhalation. « Nous allons apprendre à connaître de nouvelles plantes, leurs vertus, leur éventuelle effet toxique, l’endroit où elles poussent. Tout d’abord : La cannelle C’est un épice très connu et, toutes devez en avoir ajouté dans un vin chaud. Les navires nous en apportent des pays chauds et vous en trouvez dans toutes herboristeries. C’est un petit arbre dont on utilise l’écorce. Elle a un effet stimulant et est utilisée contre les rhumes et pour soulager l’estomac après un repas trop copieux par exemple. On la sert en infusion ou en teinture : la teinture, je vous le rappelle est un liquide obtenu en faisant dissoudre la plante dans de l’esprit de vin. Cette potion se donne par quelques gouttes. La coriandre Elle pousse dans le sud de la Bourgogne. C’est une plante dont on utilise les graines : elle donne appétit et redonne vigueur après une grande fatigue. Elle peut également, soulager les tournoiements de tête. Elle se donne en infusion. La mélisse : Plante vivace de 0,20 à 0,80 m des endroits frais jusqu'à 1000 m dont on utilise les tiges fleuries et les feuilles. Elle est stimulante et, elle aussi, soulage l’estomac après un repas trop copieux, ainsi que les maux de tête. On en donne aux blessés ayant perdu beaucoup de sang…….notez-le bien ! « …Juste deux plantes de plus et il suffira pour ce soir ! La guimauve : Plante vivace de 0,50 à 1,50 m poussant sur les bords des cours d'eau dont on utilise les racines et les fleurs. Elle a de puissantes vertus adoucissantes pour la peau, vous devez le savoir mes dames ? Il avait tourné son visage vers son épouse et lui lança un regard taquin. Cachant un sourire complice, il continua : En décoction, elle sert surtout pour soigner les amas de pus, pour soulager les yeux rouges, pour se rincer la bouche qu’un barbier maladroit aurait écorché. Et enfin : La camomille : Plante vivace de 0,10 à 0,30 m dont on utilise les fleurs. Elle soulage les maux d’estomac, de ventre, de tête, aide à dormir, calme les peurs. En compresse, elle soigne les maladies de la peau et également les rougeurs des yeux. En préparation avec de l’huile d’olive-50 grammes de fleurs séchées pour la moitié d’un litre d’huile, laisser au soleil pendant 10 jours avant de filtrer- elle soulage les douleurs de muscles et des articulations. Une autre utilisation pour les dames et demoiselles : elle s’en servent pour parfumer leurs cheveux. Vous avez pu constater que cet enseignement est plutôt facile, certaines d’entre-vous auront remarqué que nous avons donné de bons conseils pour aider les estomacs surchargés avec la nouvelle année qui approche ! Mais ce n’est pas que cela et soyez attentives aux autres vertus moins festives. Mon époux et moi, vous souhaitons, à toutes, une nouvelle année où la guerre ne sera pas à nos portes, ou les enfants pourront être nourris convenablement, où les cultures pousseront sans sécheresse ni inondation. Prions pour que la peste noire se tienne éloignée de nous et que les hommes aient la sagesse de penser au bonheur de leur famille. A l'heure où nous parlons, nous voyons les forgerons fabriquer des épées et les tisserands confectionner des boucliers ; vous comprenez notre inquiétude, voire notre désarroi. Mais ne sombrons pas dans la mélancolie, ayons confiance en l’humanité. » _________________  |
|  | | Antoineleroy Logorrhéique


Nombre de messages: 932 Localisation: Nevers Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 23 Mar - 18:47 | |
| Ce jour d’hui, nous allons vous parler de la peste. Qui n’en a pas entendu conter, avec terreur, les ravages ? C’est une maladie qui se reconnaît, pour les premiers cas, par des grosseurs pleins de pus que l’on appelle « bubons » ; Ils apparaissent dans les aines. Ils sont accompagnés d’une terrible fièvre, de délire, de taches violacées sur tout le corps, ils sont si foncées qu’elles ressemblent à du charbon. Au fur et à mesure qu’il s’exprimait, sa voix prenait de la vigueur. Le malade se vide de ses force, il crache et vomit du sang car ses poumons sont atteints, il étouffe, son cœur bat très rapidement, il souffre abominablement et meurt en deux ou trois jours, parfois une moitié de journée suffit. » « Cette maladie est d’autant plus terrifiante que nous nous sentons impuissants à la combattre, surtout nous, médecins… » dit-elle en le regardant, quêtant un acquiescement. « ….Mon époux vous a dit :.. pour les premiers cas…..car ce fléau est si contagieux et se propage à une telle rapidité que, dès que les premiers sont reconnus, la peste s’est déjà répandue comme feu sur bois sec… Nous ne connaissons pas de soins à donner et qui pourraient, ne serait-ce que soulager. Dans les hôpitaux, certains médecins s’aspergent de vinaigre pendant que des prêtres munis de masques à bec pointu donnent la communion ou l’extrême onction avec des cuillères d’argent fixées à de longs bouts de bois car les gens évitent de toucher ou même de s’approcher des malades. » « Dame Majolana et moi avons fait beaucoup de recherches afin de préparer ce cours. Voici ce que dit un très vieux manuscrit en parlant du traitement de la peste : *Prier Saint Roch et Saint Sebastien *Organiser des processions de flagellans, brûler les hérétiques, les juifs et les lépreux accusés de propager la maladie. *La thériaque, potion composée de multiples plantes, elle contenait de l’opium qui devait certainement diminuer les flux de ventre et les douleurs *les sécrétions animales : sang de vipère et bave de crapaud *Purge et saignée *Le traitement qui consistait en ces mots : PARS VITE, VA LOIN, REVIENS TARD ! Il vous est possible de constater que tout ceci , en vérité, montre la grande méconnaissance de cette maladie. L'Ignorance et la Superstition nous conduisent à dire et à penser tout et n'importe quoi. La peste dite de « Justinien »a sévi entre 541 et 767 tout autour de la mer méditerranée, avec un épisode très important en 592. L’épidémie débuta en Afrique (Ethiopie) , ravagea à plusieurs reprises l’Italie, les côtes de la méditerranée, remonta le Rhône, atteignit l’Angleterre. On la cite à Arles en 549 « cette province est cruellement dépeuplée », à Clermond en 567 : « un certain dimanche on compta 300 cadavres dans la cathédrale ». Pendant l’hiver 589, elle frappa lourdement Rome et lorsque le pape Pélage II en mourut le 8 février 590, la terreur fut à son comble. On peut lire sur certains très vieux manuscrits, qu’il y eu 100 millions de morts. . Puis vint la grande peste du XIVe siècle, la peste noire, la mort dense, qui vint du fond de l'Asie, de la Chine, dit-on, où moururent 13 millions de personnes ! Après avoir parcouru l'Asie Mineure, l'Arabie, l'Afrique, l'Égypte, elle passa en Grèce, en Italie, en Sicile, en France, puis en Espagne, en Angleterre, en Norvège, etc. Les pays les plus éprouvés par la peste noire perdirent au delà du tiers de leurs habitants : Bagdad aurait perdu 500 000 individus en trois mois, le Caire : 10 00 habitants en un seul jour; Chypre fut dépeuplée. En 1347, elle détruisit l’armée des mongols qui assiégeaient les génois dans Caffa. De là, elle se propagea en Sicile pour atteindre la France et l’Espagne. En Angleterre, en une seule année, un quart de la population disparaît. Dans les années qui suivirent, il en mourut presque la moitié. « Mes dames et damoiselles, nous avons conscience que ce cours est particulièrement difficile à écouter, nous allons donc arrêter pour ce soir. Nous ne savons rien sur la peste, ou si peu….voilà le résumé de cet enseignement. Si vous avez des questions à poser ou avez envie de venir en parler avec nous, messire Rhonwyn et moi sommes à votre écoute. » _________________  |
|  | | Antoineleroy Logorrhéique


Nombre de messages: 932 Localisation: Nevers Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 23 Mar - 18:49 | |
| « En 945, 983, 1039, 1041 et à d’autres périodes du XI° siècle, une autre maladie terrible visite la Lorraine, la France, l’Italie. C’est un feu caché, dévorant……..le feu sacré est le nom qu’on lui donne. Il attaque les membres, les consume, les détache du corps, les putréfient sans que l’on en connaisse les causes. Moins contagieux que la peste, comme elle, pourtant, il s’attaque aux hommes, aux femmes jeunes ou âgés. Il fallait que vous en ayez entendu parler. Il n’y a pas de traitement, seul l’isolement des malades et des mesures de propreté. Comme pour la peste, il est recommandé de brûler tout ce qui a été en contact avec le malade. Vous entendrez parler également du « mal des ardents », est-ce un nom différent que l’on aurait donné à la même maladie ? nul ne le sait avec précision, les signes en étaient presque semblables. Avec leur cousine la peste, voilà deux maladies qui sèment la terreur et pour lesquelles nous ne savons rien. » « Je vous rappelle que vous assistez au sixième cours de formation rapide et que donc, le samedi 20 janvier aura lieu une évaluation de vos connaissances avec quinze questions ( peut être plus !!! ) auxquelles il vous faudra répondre. Mon époux et moi jugerons qui est capable de porter le titre d’infirmière de Bourgogne, ce qui ne vous dispensera en rien de l’obligation d’assister aux cours suivants. Elle sourit puis ajouta d’une voix ferme : nous serons très vigilants quant à votre présence. » « Voyons de nouveau quelques plantes qu’il est indispensable de très bien connaître. L’ail : Plante cultivée dont on utilise le bulbe. L'ail est excellent pour soigner le rhume et les maux d’oreilles car il apaise les douleurs. Il soigne l’estomac quand on y ressent des brûlures. Malgré son goût fort et très particulier, il ouvre l’appétit. Il s’utilise en teinture : Prendre une tête d'ail fraîche éplucher et couper en deux les gousses dans 1 l de vin. Laisser 15 jours au soleil, puis conserver dans des flacons teintés et garder au frais. En usage interne 3 fois par jour 25 gouttes dans un peu d'eau ou de lait. Sirop d'ail : Prendre 20 g d'ail pour 40 g d'eau, faire bouillir 30 mn, ajouter un peu de miel. Epine-vinette Arbuste des bois et broussailles de 1 à 3 m dont on utilise racines, écorce, feuilles et fruits. L'épine-vinette est tonique, elle agit également sur les maux d’estomac ou de ventre après un repas trop lourd. Egalement : Vomissements, douleurs des articulations. En décoction 30 g pour un litre d'eau ; 3 tasses par jour. Châtaigner Arbre d'Europe du sud de 25 à 30 m dont on utilise écorce, feuilles et fruits. Le châtaigner permet de lutter contre les flux de ventre, et améliore la toux. Il soulage également les grandes fatigues et redonne vigueur aux blessés ayant perdu beaucoup de sang. Le cerfeuil Plante cultivée de 0,50 m que l'on utilise entière sans les racines. En infusion le cerfeuil donne appétit. En cataplasme il est efficace pour les piqûres d'insectes, les rougeurs de la peau. Il facilite la cicatrisation des plaies, soulage les yeux rouges et qui sont douloureux. Infusion : Une poignée par litre d'eau laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour" L’anis vert Plante de 0,40 m cultivée dans les régions chaudes, dont on utilise les graines. L'anis vert calme la nervosité, les peurs, facilite le sommeil, apaise les toux sèches, donne de l'appétit, et agit aussi contre la fatigue. Il aide les mères à nourrir les enfançons, en augmentant les montées de lait. En infusion une cuillère à café par tasse d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; une tasse après chaque repas La garance Plante vivace de 0,50 à 1 m dont on utilise les racines. Elle aide principalement à la délivrance des futures mères. En Décoction10 g pour un litre d'eau ; 2 tasses par jour. Le serpolet Plante vivace des terrains secs de 0,10 à0,50 m dont on utilise les sommités fleuries. En infusion le serpolet a les mêmes indications que le thym. Egalement : douleurs articulaires, de l’estomac et il aide les nouveaux-nés qui souffrent de flux de ventre. Et en usage externe : Soins des cheveux, irritations, saignements de nez. En infusion quelques branches pour une tasse d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour L’églantier Arbuste commun des bords de chemins de 1 à 4 m dont on utilise feuilles, fruits et boutons floraux. Le fruit de l'églantier, le cynorrhodon, a le pouvoir puissant de redonner vigueur et force. Consommer frais, il peut, pendant peu de temps servir de nourriture aux jeunes enfants qui, par exemple, pour quelques raisons que ce soit, ne pourraient supporter le lait ou tout autres aliments. C’est donc un puissant fortifiant général. Sur des compresses, il soulage plaies et brûlures. En infusion feuilles et fleurs une cuillère par tasse laisser infuser 10 minutes ; plusieurs tasses par jour. En décoction 5 à 10 baies par tasse bouillir 2 minutes ; 4 tasses par jour. » Elle poussa un léger soupir, donner ces cours était un grand plaisir mais, à chacun, elle se sentait toujours aussi troublée qu’au premier, elle avait, comme son époux, une telle volonté de transmettre le mieux possible son savoir. « Voici donc terminé le dernier cours avant l’évaluation de vos connaissances. Je reconnais que l’enseignement de ces six dernières semaines a été fort éprouvant, par la quantité de sujets dont nous avons parlé, mais aussi, pour le dernier cours et celui-ci, par leur contenu nous mettant face à notre ignorance de beaucoup trop de traitements. Il en est ainsi, point n’est besoin de se voiler la face. » Il se tourna vers Majolana, lui prit la main, montrant qu’il s’exprimait en leur nom à tous les deux : « Nous vous souhaitons une excellente semaine et un grand courage pour garder en mémoire tout ce qui sera nécessaire pour affronter l’éexamen de samedi prochain. Cette journée sera d’importance, elle fera de vous des infirmières de l’armée bourguignonne….ou pas ! il fit une œillade complice à son épouse. si nous songeons à la qualité des devoirs que vous nous avez mandés, nous ne doutons pas d’être très fiers de vous. Avez-vous des questions à poser sur le contenu de ce cours ou sur l’épreuve à venir ?…… » _________________  |
|  | | Antoineleroy Logorrhéique


Nombre de messages: 932 Localisation: Nevers Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 23 Mar - 18:52 | |
| « Nous avons appris différents modes de préparation de plantes médicinales pour en augmenter les effets ou pour rendre les soins plus faciles. Je vous les rappelle il sourit, taquinle temps passe si vite et, souvent emporte avec lui quelques bribes de souvenirs…. La décoction Le gargarisme Le cataplasme La macération L’emplâtre La fumigation Inhalation Les huiles médicinales Les enveloppements Les laits Les lavements Nous allons vous en citer quelques autres qu’il est bon de connaître et d’utiliser pour donner des soins les plus efficaces possible. » « Toutes avez entendu nommer : l’onguent : c’est une préparation qui ressemble à une huile médicinale mais beaucoup plus épaisse. L’huile est l’ ingrédient principal de sa fabrication, les parties actives des plantes, pilées en général, y sont dissoutes. On l’utilise pour effectuer des massages. Qui n’a pas avalé quelques gouttes de : Potion ? c’est un liquide destiné à être bu, dans lequel on a, par extrait, macération ou infusion, fait pénétrer les parties curatives des plantes. La poudre, la simple poudre, toutes en avez vu ! On la fabrique en broyant les plantes desséchées, ou leurs parties actives, à l'aide d'un mortier. Les poudres peuvent servir à faire des extraits, être délayées dans de l'eau ou être mélangées à la nourriture. Puis vient le sirop : C’est une préparation destinée à être bue. On l'obtient en faisant cuire une infusion ou une macération à laquelle on a rajouté du sucre et parfois un arôme. « Un élixir : toutes avez entendu parler de l’élixir d’Amour donner par mégarde par Tristan à Yseult ? histoire d’amour tragique que les lois humaines condamnaient mais qui, grâce à la puissance de ce philtre leur permirent de s’aimer toute leur vie, malgré les épreuves, l’éloignement, leurs propres remords et au-delà de la mort…Il rougit fortement, conscient de s’être laissé emporter par la beauté et le romantisme de l’histoire.Pardonnez-moi, je m’égare… je disais donc…. L’élixir.. On l'obtient en faisant macérer des plantes, ou des extraits de plantes, dans une solution contenant principalement du vin à l’arôme puissant et du sucre.. Parlons d’un reconstituant : Le vin tonique : On prépare des vins médicinaux en faisant macérer des écorces, des racines ou des feuilles de certaines espèces dans du vin. On fait ainsi du vin de cannelle, de quinquina, de gentiane, et d'autres. Puis d’une mixture : Mélange de liquides médicamenteux qui agissent de part leur mélange, chacun renforçant l'action des autres. On marie ainsi les plantes douées des mêmes propriétés pour en faire des « espèces » : les espèces contre les flux de ventre par exemple, par exemple, peuvent regrouper dans une même mixture de la valériane, de la fleur d'oranger, de l'achillée millefeuille. …et, enfin le liniment : C’est une sorte de mélange, contenant souvent de l'huile et de l'alcool, il est de consistance molle. Il soulager, les douleurs musculaires et les coups accompagnés de traces bleues, on en frictionne localement la peau. » « Ce cours est terminé ! il a été plus court que de coutume mais l’évaluation de la semaine passée a été très longue et j’ai conscience qu’elle vous a demandé beaucoup de travail. Les quelques devoirs que j’ai corrigés me montrent à quel point vous êtes volontaires et attentives, je vous en félicite très sincèrement, je suis vraiment fière de vous, nous sommes très fiers…. Avez-vous quelques questions ou remarques ? nous vous écoutons….. » _________________  |
|  | | Antoineleroy Logorrhéique


Nombre de messages: 932 Localisation: Nevers Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Bibliothèque des Hospices Ven 23 Mar - 18:54 | |
| "Pour la première fois, nous allons parler de chirurgie. Juste un peu de son histoire : Guglielmo de Saliceto ( né vers 1201 ) est un des premiers à avoir écrit des livres à ce sujet. Il est également le premier à avoir abandonner la cautérisation au fer rouge, pour le bistouri, mais nous en reparlerons. Nous allons étudier quelques cas de blessure. Il est évident que seuls, chirurgiens et médecins peuvent intervenir. Il vous sera demandé de tenir prêt instruments, potions et onguents pouvant faciliter l’ intervention, ainsi qu’à ceux qui soulageront la douleur. Pensez aux emplâtres et autres compresses pour éviter l’infection.. « Commençons donc : Un blessé arrive avec une flèche plantée dans le crâne. Il vous faudra penser au rasoir pour raser les cheveux afin d’avoir un regard juste sur la nature de la blessure. » Elle se dirigea vers une grande armoire et en sortit une boîte de fer de belle taille. Les étudiantes entendirent son contenu brinqueballer pendant que Majolana la transportait jusqu’à la chaire. Elle l’ouvrit délicatement et en sortit plusieurs instruments qui les firent frémirent, ils semblaient plus barbares les uns que les autres. La jeune femme les fit passer de l’une à l’autre, afin qu’elles les regardent de près, et sachent à quoi ils pouvaient bien servir. Il y en avait de toutes sortes, des pinces, des tenailles de toutes tailles, de toutes formes, certaines avec des griffes, d’autres sans. Ils étaient également de différentes longueurs. « Comme vous le constatez, chaque instrument est différent, il s’adaptera exactement à l’usage que voudra en faire le chirurgien : celui-ci court et sans griffe, pour une plaie peu profonde et un éclat facile à agripper Celui-là, beaucoup plus long, courbe, avec griffes, pour enlever un objet enfoncé profondément et beaucoup plus difficile à attraper. " A chaque fois, elle présentait l’instrument et en montrait les particularités. Je suis certaine que, rapidement, vous saurez lequel présenter au chirurgien suivant ce que vous aurez vu de la plaie. " « Après que la flèche soit ôtée, le chirurgien demandera certainement de remplir le trou l’ayant contenue de bourdonnets d’étoupe ou de lin trempés dans de l’ huile rosat, jaune d’œuf, safran, mêlés et chauds, sans les tasser beaucoup, et ceci sera continué pendant trois ou quatre jours pour ensuite commencer à les imprégner avec miel rosat, térébenthine, farine d’orge, farine de fenugrec, myrrhe et sarcocolle. Ces emplâtres aident à la cicatrisation et calme les douleurs. Nous allons arrêter ce cours sur l’heur.. Vous connaissez peu ces instruments et je voudrais que vous les examiniez bien…et les manipuliez ! prenez-en grand soin, ils sont très précieux car ils sont rares, difficiles à acheter car peu d’artisan en manient correctement la fabrication et….ils valent moultes pécunes. " _________________  |
|  | | | | Bibliothèque des Hospices | |
|
| Page 2 sur 2 | Aller à la page : 1, 2 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|